Inde · Prendre sa retraite
Retraite en Inde : séjour, visa, fiscalité de la pension française, accès aux soins et villes prisées
L’essentiel
L'Inde ne propose pas de visa retraité : la liste des catégories du portail officiel ne comporte aucun visa dédié, et un retraité français séjourne avec un e-visa touristique, ou avec une carte OCI lorsqu'il est conjoint d'un citoyen indien ou d'origine indienne. La convention de sécurité sociale franco-indienne permet l'exportation des pensions, et la convention fiscale de 1992 range les pensions du régime public de sécurité sociale dans l'État payeur et les pensions privées dans l'État de résidence. Pour la santé, le formulaire S1 n'existe pas hors Union européenne : le retraité choisit entre l'offre de la CFE pour retraités, à partir de 147 € par mois, et une assurance internationale. Pondichéry, le Kerala, Goa et Bangalore séduisent par leur cadre, avec un consulat général de France pour accompagner les démarches.
- 12 catégories de visa figurent sur le portail officiel indien (affaires, emploi, étudiant, touristique, famille, médical, transit, divers et d'autres) : aucune n'est réservée aux retraités.
- 180 jours par année civile : durée maximale de séjour des e-visas touristiques de 1 an et de 5 ans, et seuil d'enregistrement au FRRO pour tout visa (portail e-visa, Bureau of Immigration).
- 2 ans de mariage enregistré : condition de la carte OCI pour le conjoint étranger d'un citoyen indien, délivrée d'abord pour 5 ans avant une validité à vie.
- Articles 19 et 20 de la convention fiscale du 29 septembre 1992 : pensions publiques et pensions du régime public de sécurité sociale imposées par l'État payeur, pensions privées par l'État de résidence.
- À partir de 147 € par mois : tarif de départ de l'offre CFE pour retraités, sans questionnaire de santé, réservée aux titulaires d'une pension du régime de base français.
- 15 ans de cotisations à un régime français : condition de la prise en charge d'un retraité en séjour temporaire en France, via le CNAREFE (Assurance Maladie).
Repères économiques : Inde
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +7,6 %
- Inflation
- 2,4 %
- Taux de chômage
- 4,2 %
- PIB par habitant
- 2 702 $
- Population
- 1,46 milliards
- Change
- 1 € = 108 INR
- roupie indienne, cours BCE du jour
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Séjourner en Inde à la retraite : l'absence de visa retraité
Le portail officiel des visas indiens liste douze catégories : affaires, diplomatique, travail, famille, journaliste, médical, officiel, spécifique Pakistan, étudiant, touristique, transit et divers. Aucune n’est consacrée aux retraités : un retraité français choisit donc le statut qui correspond à sa situation, et l’ambassade de l’Inde à Paris confirme le visa adapté avant le départ. Trois cas sont fréquents.
- E-visa touristique : demande en ligne, ouverte aux Français ; la durée est de 30 jours, d’un an ou de cinq ans, avec un séjour maximal de 180 jours par année civile pour les visas longs. Il n’est ni prolongeable ni transformable en un autre visa, et il ne donne pas accès aux zones protégées, restreintes et aux zones de cantonnement.
- Carte OCI pour le conjoint d’un citoyen indien : le conjoint étranger dont le mariage est enregistré depuis au moins deux ans peut la demander, après une enquête de sécurité. Elle est d’abord délivrée pour 5 ans, puis elle devient un visa à vie à entrées multiples, avec dispense d’enregistrement au FRRO. Elle n’ouvre pas le droit de vote ni l’achat de terres agricoles.
- Carte OCI pour les personnes d’origine indienne : elle s’adresse aux anciens citoyens indiens et à leurs descendants, selon les conditions publiées par l’administration indienne.
Pour tout visa, l’enregistrement au FRRO ou au FRO s’impose lorsque le séjour cumulé sur l’année civile ou le séjour continu dépasse 180 jours (Bureau of Immigration). Le guide retraite à l’étranger et la page assurance retraite à l’étranger rassemblent les repères communs à tous les pays.
Toucher sa pension française depuis l'Inde
L’accord de sécurité sociale du 30 septembre 2008, en vigueur depuis le 1er juillet 2011, prévoit l’exportation des prestations acquises sur le territoire d’un des États contractants vers l’autre, pour tous les titulaires, quelle que soit leur nationalité, et la totalisation des périodes d’assurance accomplies dans les deux pays pour ouvrir les droits (CLEISS). Un retraité français reçoit donc sa pension en Inde.
L’Assurance retraite demande de signaler la nouvelle adresse et les coordonnées bancaires ; la pension se verse sur un compte français ou étranger. Un certificat d’existence est adressé chaque année : il se fait compléter par les autorités locales puis se retourne dans les délais, faute de quoi le versement peut être suspendu. Les prestations sous condition de ressources, comme l’ASPA et l’ASI, ne se perçoivent pas à l’étranger. Voir les guides toucher sa retraite à l’étranger et trimestres travaillés à l’étranger.
Fiscalité de la pension : convention franco-indienne et résidence
Le domicile fiscal français dépend du foyer, du lieu de séjour principal (183 jours ou plus dans l’année), de l’activité professionnelle principale et du centre des intérêts économiques (service-public.fr). Côté indien, un individu est résident à partir de 182 jours de présence dans l’exercice financier, ou de 60 jours dans l’exercice et 365 jours sur les quatre exercices précédents (administration fiscale indienne). Un retraité installé en Inde peut ainsi relever des deux États : l’article 4 de la convention du 29 septembre 1992, entrée en vigueur le 1er août 1994, départage selon le foyer d’habitation permanent, le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel puis la nationalité.
- Pensions publiques (article 19 §2) : les pensions versées par un État ou une collectivité au titre de services rendus ne sont imposables que dans l’État payeur.
- Pensions du régime public de sécurité sociale (article 20 §4) : imposables seulement dans l’État qui les verse, ce qui désigne la France pour la retraite de base française.
- Pensions privées et rentes (article 20 §1) : imposables uniquement dans l’État de résidence du bénéficiaire. Le classement des retraites complémentaires se confirme auprès de l’administration fiscale.
- Double imposition (article 25) : pour un résident de l’Inde, l’Inde peut inclure dans sa base imposable une pension imposable seulement en France, mais accorde une déduction égale à la fraction d’impôt correspondante ; pour un résident de France, les revenus indiens imposables en Inde donnent droit à un crédit d’impôt ou à une exonération, selon leur nature.
Un non-résident de France paie l’impôt sur ses revenus de source française, avec un taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 € et de 30 % au-delà pour les revenus perçus en 2025, et la possibilité de demander le taux moyen s’il est plus favorable (service-public.fr). Une consultation du service des impôts des particuliers non-résidents précise la situation avant le départ.
Santé du retraité : S1, CFE, CNAREFE et assurance privée
Un retraité qui part vivre hors de l’Union européenne voit ses frais de santé cesser d’être couverts par l’Assurance Maladie française dans le pays de résidence. Le formulaire S1 s’applique en Europe : voir le guide formulaire S1, mode d’emploi. L’accord franco-indien ne couvrant pas la maladie, trois solutions se présentent.
- CFE, offre retraités : dès 147 € par mois, réservée aux titulaires d’une pension du régime de base français, avec les enfants mineurs et le conjoint retraité, sans questionnaire de santé ; le remboursement suit des barèmes propres au pays de soins. Elle couvre les soins reçus à l’étranger.
- CNAREFE : en séjour temporaire en France, un retraité du régime général sans activité obtient la prise en charge de ses soins s’il a cotisé au moins 15 ans à un régime français ; une hospitalisation de plus d’un mois suppose un accord médical préalable, et le conjoint résidant à l’étranger n’en bénéficie pas.
- Assurance internationale : elle donne accès aux cliniques privées, avec prise en charge directe et évacuation sanitaire ; les antécédents médicaux et l’âge pèsent sur les conditions et sur la cotisation.
Les régimes publics indiens, dont Ayushman Bharat pour l’hospitalisation, s’adressent aux citoyens indiens éligibles. Le guide assurance maladie du retraité à l’étranger, la page remboursement des soins en Inde et le système de santé indien détaillent chaque option ; Expavy aide à comparer les contrats selon l’âge et les antécédents.
Coût de la vie et budget d'un retraité
Le coût de la vie varie fortement selon la ville, le quartier et le mode de vie : le logement, les services à domicile, les déplacements et surtout la santé composent le budget. Pour un retraité, la cotisation d’assurance santé augmente avec l’âge, et les soins hors réseau restent à sa charge dans les cliniques privées : le budget santé se construit à partir de devis réels. Le guide budgétiser sa santé en expatriation propose une méthode.
Les indicateurs de croissance, d’inflation et de change figurent dans le bloc « Repères économiques » de cette page. La pension s’exprime en euros alors que les dépenses courantes se règlent en roupies : une marge de précaution face aux variations du change sécurise le budget, et le virement régulier de la pension vers un compte local s’organise avec la banque avant le départ.
Villes et régions prisées par les retraités
- Pondichéry : ancien comptoir français, avec un consulat général et un lycée français international. Le consulat couvre Pondichéry, le Tamil Nadu, le Kerala et les îles Andaman-et-Nicobar et Lakshadweep, et possède un bureau à Chennai. Le JIPMER, grand hôpital public, se situe sur place.
- Kerala : État côtier du sud, rattaché au consulat général de Pondichéry pour les démarches consulaires.
- Goa : territoire côtier relevant du consulat général de Mumbai, apprécié pour son cadre et son offre touristique.
- Bangalore : grande ville du sud, siège d’un consulat général qui couvre aussi le Telangana et l’Andhra Pradesh.
Avant de choisir, un retraité vérifie l’accès à un hôpital doté d’un service d’urgences, le climat (mousson, chaleur, pollution selon la ville) et la proximité d’un consulat. Un séjour d’essai de quelques semaines, dans le cadre d’un visa touristique, permet de tester une ville avant de s’engager ; la page vivre en Inde détaille le logement, la sécurité et les formalités.
Questions fréquentes
Existe-t-il un visa retraité pour l'Inde ?
Le portail officiel des visas indiens liste douze catégories sans visa retraité. Un retraité français séjourne avec un e-visa touristique, ou avec une carte OCI s'il est conjoint d'un citoyen indien ou d'origine indienne. L'ambassade de l'Inde à Paris confirme le statut adapté.
Combien de temps un retraité peut-il rester avec un e-visa touristique ?
Le séjour maximal est de 180 jours par année civile pour les e-visas de 1 an et de 5 ans, et l'e-visa de 30 jours n'est ni prolongeable ni transformable. Au-delà de 180 jours, l'enregistrement au FRRO s'impose.
Peut-on toucher sa pension française en vivant en Inde ?
Oui : la convention de sécurité sociale franco-indienne prévoit l'exportation des pensions pour tous les titulaires, quelle que soit leur nationalité. La pension se verse sur un compte français ou étranger, avec un certificat d'existence chaque année.
Où sont imposées les pensions entre la France et l'Inde ?
Selon la convention du 29 septembre 1992, les pensions publiques et celles du régime public de sécurité sociale sont imposables dans l'État payeur, les pensions privées dans l'État de résidence. L'article 25 évite la double imposition.
Le formulaire S1 est-il valable en Inde ?
Non : le S1 s'applique dans l'Union européenne et dans certains pays assimilés. Pour l'Inde, le retraité choisit entre la CFE, avec une offre retraités à partir de 147 € par mois, et une assurance internationale.
Un retraité garde-t-il un accès aux soins en France ?
Lors d'un séjour temporaire en France, un retraité du régime général sans activité obtient la prise en charge de ses soins via le CNAREFE s'il a cotisé au moins 15 ans à un régime français. Le conjoint résidant à l'étranger n'en bénéficie pas.
Quelles villes sont prisées par les retraités en Inde ?
Pondichéry, le Kerala, Goa et Bangalore sont souvent cités pour leur cadre. Pondichéry dispose d'un consulat général de France et d'un lycée français ; chaque choix se confronte à l'accès aux soins, au climat et aux formalités consulaires.
Les autres guides : Inde
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
