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Émirats arabes unis · Prendre sa retraite

Retraite à Dubaï et aux Émirats arabes unis : visa retraité, santé, fiscalité et budget

L’essentiel

Les Émirats arabes unis proposent un visa retraité de 5 ans, ouvert dès 55 ans aux personnes ayant travaillé au moins 15 ans, sous condition de patrimoine (1 million d'AED de biens immobiliers et 1 million d'AED d'épargne) ou de revenu (180 000 AED par an, 240 000 AED à Dubaï). L'ICP demande une assurance santé valide pour un permis de résidence, et la couverture de base la moins chère s'arrête à 64 ans : le budget santé est donc le premier poste à étudier. Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France et les Émirats ; la pension française reste calculée sur les seules périodes françaises. Le Golden Visa dès 2 millions d'AED de capital complète les options.

  • Visa retraité : 55 ans minimum et 15 ans d'activité, valable 5 ans.
  • Conditions financières : 1 million d'AED de biens immobiliers et 1 million d'AED d'épargne, ou un revenu annuel de 180 000 AED (240 000 AED à Dubaï).
  • Golden Visa : 5 ou 10 ans, capital minimal de 2 millions d'AED pour un investisseur.
  • Couverture de base à 320 AED par an réservée aux 1 à 64 ans : au-delà, dossier médical demandé.
  • Inflation de 1,3 % en 2025 ; le logement pèse 33,1 % du panier et progresse de 6,4 % à Dubaï (Direction générale du Trésor).
  • Retour en France : couverture de base CFE maintenue gratuitement 3 mois, droits à l'Assurance Maladie après 3 mois de résidence stable sans activité.

Repères économiques : Émirats arabes unis

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+4,0 %
Inflation
1,3 %
Taux de chômage
2,2 %
PIB par habitant
50 274 $
Population
11,5 millions
Change
1 € = 4,149 AED
dirham émirien, monnaie arrimée au dollar

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Le visa retraité : conditions d'âge, de revenus et de patrimoine

Le portail du gouvernement émirien décrit un titre de résidence de 5 ans pour les retraités. Il suppose de remplir deux conditions de base :

  • avoir au moins 55 ans au moment de la retraite ;
  • justifier d’au moins 15 ans d’activité, aux Émirats ou à l’étranger.

Le candidat satisfait ensuite l’une des deux options financières :

  • patrimoine : détenir des biens immobiliers d’au moins 1 million d’AED et une épargne d’au moins 1 million d’AED ;
  • revenu : percevoir un revenu annuel d’au moins 180 000 AED, ou de 240 000 AED à Dubaï (revenu fixe de source émirienne ou étrangère).

Les demandes passent par les services numériques de l’ICP et de la GDRFA de Dubaï. Le service de délivrance d’un permis de résidence de l’ICP indique des seuils par catégorie (240 000 AED de revenu annuel et plus pour les retraités) et liste une assurance santé valide parmi les documents. Le délai de traitement annoncé est de deux jours, avec des frais de 100 AED pour la demande, 100 AED pour l’émission annuelle et 100 AED pour le service intelligent, auxquels s’ajoutent des frais propres à certaines catégories. Les montants et conditions se confirment sur le portail avant le dépôt du dossier.

Golden Visa et autres voies de résidence pour un retraité

Le Golden Visa offre des titres de 5 ou 10 ans sans sponsor. La catégorie « investisseurs » exige un capital minimal de 2 millions d’AED (propriété immobilière ou participation à un établissement versant au moins 250 000 AED d’impôts par an) : 10 ans pour les investisseurs publics et 5 ans pour les investisseurs immobiliers. Les titulaires peuvent parrainer leur famille et séjourner à l’étranger au-delà de la limite standard de six mois.

Un retraité peut aussi résider comme conjoint d’un résident salarié ou au titre d’une autre catégorie de visa. Le tableau ci-dessous compare les trois options les plus fréquentes. Dans chaque cas, l’assurance santé fait partie du dossier, ce qui rend l’anticipation du budget santé décisive.

Assurance santé : exigence du visa et budget

Un retraité ne bénéficie pas du financement de l’employeur : il souscrit lui-même une couverture. À Dubaï, la loi n° 11 de 2013 oblige les résidents à disposer d’une couverture au moins égale à la couverture de base (article 8) et sanctionne le défaut d’assurance d’une amende de 500 à 150 000 AED (article 23). Les tarifs et les conditions se comparent selon l’âge :

  • Âge : la couverture de base à 320 AED par an des émirats du Nord s’adresse aux personnes de 1 à 64 ans ; au-delà, un formulaire de déclaration médicale et des documents récents sont demandés.
  • Antécédents : l’Essential Benefits Plan de Dubaï exclut les maladies préexistantes pendant six mois pour un premier assuré. Le guide questionnaire médical et antécédents explique comment les déclarer.
  • Coûts : le secteur privé facture une consultation de généraliste entre 150 et 500 AED et une nuit d’hôpital en chambre privée entre 1 000 et 6 000 AED (fourchettes de la fiche pays du 22/09/2026) : voir le système de santé émirien.

La CFE accueille les retraités et propose une offre santé dédiée, à partir de 147 € par mois selon sa page d’accueil ; elle rembourse sur la base des tarifs français, ce qui laisse un écart avec les prix émiriens (guide remboursements CFE). Une adhésion demandée avant le départ ou dans les trois mois suivant l’installation évite le délai de carence ; au-delà, il est de trois mois avant 45 ans et de six mois à partir de 45 ans. La couverture santé d’un retraité expatrié et l’assurance retraite à l’étranger détaillent les choix possibles, et la page remboursements des soins compare les situations.

Pension française et absence de convention de sécurité sociale

Il n’existe pas de convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et les Émirats : les Émirats ne figurent pas dans la liste des pays du CLEISS (consultée le 01/10/2026). Concrètement, la pension française continue de se calculer sur les périodes accomplies en France ; aucune totalisation avec des années de travail aux Émirats n’est prévue, et le régime local de retraite s’adresse aux nationaux. Pour augmenter sa pension, il reste la possibilité de poursuivre des cotisations vieillesse volontaires, par exemple via la CFE pour les actifs, avant le départ à la retraite.

Pour la santé, le formulaire S1 s’applique à l’Union européenne, à l’Espace économique européen et à la Suisse, pas aux Émirats. Service-public.fr rappelle que, sans accord bilatéral, il faut s’inscrire au système du pays d’accueil ou souscrire une assurance volontaire française via la CFE. Le guide formulaire S1 mode d’emploi détaille la procédure pour les pays concernés.

Fiscalité d'une pension française aux Émirats

Une convention fiscale franco-émirienne existe (signée en 1989, modifiée en 1993), comme le rappelle la fiche pays Émirats arabes unis. Elle porte sur l’imposition et non sur la santé. Selon le schéma habituel des conventions fiscales françaises, les pensions de source privée relèvent en principe de l’État de résidence, tandis que les pensions publiques restent imposables en France ; ce repère est à vérifier dans le texte de la convention, article par article, avant de décider d’un départ.

La résidence fiscale se détermine selon les critères du droit français (foyer, lieu de séjour principal, activité, centre des intérêts économiques) et de la convention. Un retraité qui s’installe aux Émirats prépare avec son service des impôts les justificatifs de résidence, l’information des caisses de retraite et le traitement de ses autres revenus (loyers français, dividendes, plus-values). Un conseil fiscal confirme la situation personnelle.

Coût de la vie, logement et qualité de vie

Selon la Direction générale du Trésor, l’inflation s’établit à 1,3 % en 2025 (1,7 % en 2024). Le logement représente 33,1 % du panier de consommation et progresse de 3,9 % dans l’ensemble du pays et de 6,4 % à Dubaï, alors que les prix à la consommation d’Abu Dhabi n’augmentent que de 0,3 %. Le taux moyen de l’euro face au dirham est d’environ 4,15 AED en 2025, avec des variations de 3,80 à 4,30 AED au fil de l’année : un budget en euros se simule donc avec une marge de change.

Le climat impose la climatisation de juin à septembre, et les règles locales (alcool, comportement, Ramadan) se présentent dans la page vivre aux Émirats. France Diplomatie recommande une vigilance renforcée sur l’ensemble du pays (information du 15/09/2026), et le FMI a révisé sa prévision de croissance 2026 à 3,1 % en raison du contexte régional (Trésor, 24/06/2026). Un projet de retraite aux Émirats intègre ce contexte, la possibilité de revenir en France et l’assistance rapatriement : assistance et rapatriement.

Prévoir le retour en France et les soins en cas de séjour

Au retour, les droits à l’Assurance Maladie s’ouvrent après trois mois de résidence stable lorsque la personne n’a pas d’activité ; la CFE maintient gratuitement une couverture de base pendant ces trois mois. Les frais de soins engagés lors d’un séjour temporaire en France se conservent pour une demande de remboursement. Voir la page assurance retour en France et le guide retour en France.

Expavy aide à comparer les garanties santé internationales adaptées à un profil senior : plafonds, réseau, antécédents et rapatriement, à partir de la page assurance santé expatrié.

Voies de résidence pour un retraité aux Émirats

VoieConditions principalesDurée
Visa retraité55 ans minimum, 15 ans d'activité ; 1 million d'AED de biens et 1 million d'AED d'épargne, ou revenu annuel de 180 000 AED (240 000 AED à Dubaï)5 ans
Golden Visa investisseurCapital minimal de 2 millions d'AED (immobilier ou entreprise versant au moins 250 000 AED d'impôts par an)5 ou 10 ans
Résident comme conjointParrainage par un résident ; assurance santé valide dans le dossierSelon le titre du parrain

Source : portail u.ae et ICP, consultés le 01/10/2026. Les seuils évoluent : confirmez-les sur le portail officiel avant le dépôt du dossier.

Questions fréquentes

À partir de quel âge peut-on obtenir le visa retraité aux Émirats ?

À partir de 55 ans, avec au moins 15 ans d'activité, aux Émirats ou à l'étranger. Le titre est valable 5 ans.

Quelles ressources faut-il pour le visa retraité ?

Soit 1 million d'AED de biens immobiliers et 1 million d'AED d'épargne, soit un revenu annuel d'au moins 180 000 AED, relevé à 240 000 AED à Dubaï.

L'assurance santé est-elle exigée pour un retraité ?

Oui, en pratique : l'ICP liste une assurance santé valide parmi les documents d'un permis de résidence, et la loi de Dubaï oblige tout résident à disposer d'une couverture au moins égale à la couverture de base.

Ma pension française est-elle imposée aux Émirats ?

Une convention fiscale franco-émirienne (1989, modifiée en 1993) régit le sujet. Le régime exact des pensions privées et publiques se vérifie dans le texte de la convention et avec le service des impôts, car il dépend du type de pension.

Le formulaire S1 fonctionne-t-il aux Émirats ?

Non : le S1 s'applique à l'Union européenne, à l'Espace économique européen et à la Suisse. Aux Émirats, un retraité souscrit une assurance locale ou internationale, ou adhère à la CFE.

Le Golden Visa convient-il à un retraité ?

Il convient à un retraité investisseur : capital minimal de 2 millions d'AED, titre de 5 ou 10 ans sans sponsor, famille parrainable selon le portail u.ae.

Peut-on revenir en France avec sa couverture ?

Oui. Sans activité, les droits à l'Assurance Maladie s'ouvrent après trois mois de résidence stable ; la CFE maintient gratuitement une couverture de base pendant ce délai.

Les autres guides : Émirats arabes unis