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Émirats arabes unis · Système de santé
Système de santé aux Émirats arabes unis : assurance obligatoire, hôpitaux et urgences
L’essentiel
Le système de santé émirien combine des services publics, réservés pour l'essentiel aux nationaux, et un secteur privé de standard international où soignent la plupart des expatriés. L'assurance maladie est obligatoire pour les résidents : à Dubaï (loi n° 11 de 2013, autorité DHA) l'employeur finance au minimum l'Essential Benefits Plan, à Abu Dhabi (loi n° 23 de 2005, DoH) il couvre le salarié, son conjoint et jusqu'à trois enfants, et les autres émirats ont rejoint le dispositif le 1er janvier 2025. L'ICP demande une assurance valide pour délivrer ou renouveler un titre de résidence. En urgence, l'ambulance se joint au 998.
- Espérance de vie à la naissance de 82,9 ans en 2023 ; dépense de santé de 3 727 USD par habitant, soit environ 5,0 % du PIB (Our World in Data).
- Dubaï : amende de 500 à 150 000 AED en cas de défaut d'assurance, doublée en cas de récidive dans l'année (loi n° 11 de 2013).
- Essential Benefits Plan : plafond annuel de 150 000 AED et participation de 20 % en ambulatoire.
- Émirats du Nord : couverture de base à 320 AED par an, pour les assurés de 1 à 64 ans, obligatoire depuis le 1er janvier 2025.
- Urgences : 998 (ambulance), 999 (police), 997 (défense civile) ; les soins de stabilisation à l'hôpital sont gratuits.
Un système à deux niveaux régulé par émirat
Le système de santé émirien repose sur plusieurs autorités. Le ministère de la Santé et de la Prévention (MOHAP) pilote le niveau fédéral, la Dubai Health Authority (DHA) régule Dubaï et le Department of Health (DoH) régule Abu Dhabi, où SEHA gère les établissements publics. Le portail u.ae recense aussi quatre grands complexes de santé : Sheikh Khalifa Medical City, Sheikh Shakhbout Medical City, Dubai Healthcare City et Sharjah Healthcare City.
Un résident étranger accède aux soins surtout par le secteur privé, financé par l’assurance obligatoire liée à son visa. Les programmes publics gratuits ou subventionnés, comme Thiqa à Abu Dhabi, couvrent les nationaux et certains non-nationaux parrainés. France Diplomatie qualifie le système de moderne, avec des médecins francophones dans les hôpitaux et centres médicaux. Côté indicateurs, l’espérance de vie atteint 82,9 ans en 2023 et la dépense de santé 3 727 USD par habitant, soit environ 5,0 % du PIB.
La loi diffère d’un émirat à l’autre, mais le principe est commun : une assurance valide conditionne le titre de résidence. L’ICP demande une assurance santé valide parmi les documents d’un permis de résidence, et le guide systèmes de santé donne les repères pour comparer les pays.
Dubaï : DHA, loi n° 11 de 2013 et Essential Benefits Plan
La loi n° 11 de 2013 impose l’assurance santé à trois catégories : les nationaux, les résidents et les visiteurs. Les résidents reçoivent de leur employeur ou de leur sponsor une couverture au moins égale à la couverture de base ; les visiteurs bénéficient des services d’urgence.
- Employeur (article 10) : il inscrit son personnel à une assurance respectant les standards minimaux, en supporte le coût sans le facturer au salarié, maintient la validité de la couverture tout au long de l’emploi et fournit la carte d’assurance pour le permis de résidence.
- Sponsor (article 11) : il inscrit les personnes qu’il parraine lorsqu’aucun employeur ne les couvre et en finance le coût.
- Sanctions (article 23) : amende de 500 à 150 000 AED, doublée en cas de récidive dans l’année avec un maximum de 500 000 AED, pouvant s’accompagner d’une suspension d’activité.
- Lien avec le visa (article 28) : la DHA coordonne la fourniture des polices avec les autorités qui délivrent visas et titres de résidence.
L’Essential Benefits Plan (EBP) sert de socle, notamment pour les salaires modestes (jusqu’à 4 000 AED par mois). Il plafonne la couverture à 150 000 AED par an, prévoit une participation de 20 % pour les soins ambulatoires et exclut pendant six mois les maladies préexistantes pour un premier assuré. Les employeurs peuvent offrir des plans plus larges, dont le réseau et les plafonds se comparent avant de choisir.
Abu Dhabi : DoH, loi n° 23 de 2005 et Thiqa
À Abu Dhabi, la loi n° 23 de 2005, appliquée depuis le 1er juin 2006 et régulée par le DoH, oblige l’employeur à couvrir le salarié, son conjoint et jusqu’à trois enfants de moins de 18 ans. Le Basic Plan, jusqu’à 250 000 AED de garanties annuelles pour un revenu mensuel de 5 000 AED au plus, comporte une participation du patient sur les médicaments et les examens ; l’Enhanced Plan s’adresse aux autres salariés. Un défaut d’assurance est sanctionné de 300 AED par mois.
Thiqa couvre les nationaux de l’émirat et certains non-nationaux parrainés, avec une couverture géographique plus large et des prestations supplémentaires dans le réseau agréé. Pour un expatrié français, la couverture dépend de l’employeur ou du sponsor et suit le titre de résidence.
Les autres émirats : le dispositif du MOHRE
Depuis le 1er janvier 2025, les employeurs de Charjah, Ajman, Umm al-Qaïwaïn, Ras al-Khaïmah et Fujaïra fournissent une assurance santé à leurs salariés du secteur privé et à leurs employés de maison, condition de délivrance ou de renouvellement du titre de résidence. Le MOHRE fixe un plafond annuel minimal de 150 000 AED.
Le portail u.ae décrit une couverture de base à 320 AED par an, pour les personnes de 1 à 64 ans (au-delà, un dossier médical est demandé), sans délai de carence pour les maladies chroniques. Les participations sont de 20 % en hospitalisation (maximum 500 AED par séjour, 1 000 AED par an) et de 25 % en ambulatoire (maximum 100 AED par consultation). Les médicaments comportent une participation de 30 % plafonnée à 1 500 AED par an. Les familles en bénéficient aux mêmes conditions de prix.
Employeur, sponsor et personnes à charge : qui finance quoi ?
Le principe général : l’employeur finance la couverture du salarié, et celui qui parraine une personne finance la sienne lorsqu’aucun employeur ne le fait. Les situations courantes se répartissent ainsi :
- Salarié : couverture financée par l’employeur à Dubaï, Abu Dhabi et dans les autres émirats.
- Conjoint et enfants : à Abu Dhabi, l’employeur couvre le conjoint et jusqu’à trois enfants de moins de 18 ans ; à Dubaï, le parrain inscrit ses proches lorsque l’employeur ne le fait pas. Le contrat précise souvent le nombre d’enfants inclus.
- Indépendants, investisseurs, retraités, étudiants : le résident souscrit lui-même une couverture conforme au minimum local.
Le détail par situation figure dans la page remboursements des soins aux Émirats. Pour la famille, le guide assurance famille expatriée complète le sujet.
Hôpitaux publics et privés, médecins francophones
Les établissements fréquentés par les expatriés sont en majorité privés. Parmi les références citées pour les cas complexes : l’American Hospital Dubai (accrédité JCI, membre du réseau Mayo Clinic Care Network), le Mediclinic City Hospital à Dubai Healthcare City et la Cleveland Clinic Abu Dhabi (411 lits). Le secteur public s’appuie sur des hôpitaux publics fédéraux (Emirates Health Services), sur SEHA à Abu Dhabi et sur les établissements de la DHA à Dubaï.
L’ambassade de France publie une liste de médecins et professionnels de santé français ou francophones par émirat : fournie pour Abu Dhabi et Al Ain, partielle pour Dubaï en raison du nombre de praticiens. Elle précise que la liste est communiquée à titre d’information et ne vaut pas recommandation. Avant une consultation, vérifier le réseau conventionné de son assurance évite les mauvaises surprises.
Urgences, ambulance et précautions sanitaires
Les numéros d’urgence sont le 998 (ambulance), le 999 (police) et le 997 (défense civile). Le portail u.ae précise qu’un transport par ambulance aérienne peut être envoyé si nécessaire et que, dans un hôpital, le traitement de stabilisation est gratuit ; les soins suivants se règlent par carte, espèces ou assurance. À Dubaï, l’ambulance est facturée de 600 AED (soins sur place) à 1 200 AED (intervention avancée), à l’assureur ; à Abu Dhabi, l’intervention via le 998 est gratuite.
France Diplomatie recommande des vaccinations à jour (hépatites A et B, typhoïde, rage selon le profil, vaccins du calendrier français), la vigilance face au MERS-CoV (éviter les contacts avec les dromadaires et leurs produits), des précautions face à la chaleur et une alerte rougeole a été émise le 13 mars 2026. Les autorités refusent le visa de résidence en cas de VIH, de tuberculose ou d’hépatite B. Les frais d’hospitalisation étant très élevés, France Diplomatie recommande aussi un contrat d’assistance couvrant tous les frais médicaux et le rapatriement sanitaire : voir assistance et rapatriement.
Coût des soins et choix de la couverture
Les tarifs du secteur privé varient fortement d’un établissement à l’autre (voir le tableau ci-dessous). Les écarts avec les tarifs de la Sécurité sociale française expliquent pourquoi un salarié compare la couverture de son employeur au minimum légal avant de s’en contenter, notamment pour la famille. Les antécédents déclarés au moment de la souscription comptent : le guide questionnaire médical et antécédents détaille la démarche, et la page assurance santé expatrié présente les garanties internationales.
Ordres de grandeur des coûts de soins dans le secteur privé
| Soin | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Consultation de généraliste | 150 à 500 AED (moyenne autour de 250 AED) |
| Consultation de spécialiste | À partir de 300 AED |
| Passage aux urgences | 500 à 3 000 AED selon la gravité |
| Nuit d'hôpital en chambre privée | 1 000 à 6 000 AED par nuit |
| IRM | 1 200 à 5 000 AED selon la zone |
| Accouchement par voie basse | 8 000 à 25 000 AED ou plus dans le privé (4 000 à 7 000 AED dans le public) |
| Ambulance à Dubaï | 600 à 1 200 AED, facturés à l'assureur |
Fourchettes issues de relevés de tarifs et de la presse émirienne (fiche pays Émirats arabes unis, 22/09/2026) ; à confirmer auprès de l'établissement.
Questions fréquentes
L'assurance maladie est-elle obligatoire aux Émirats arabes unis ?
Oui. À Dubaï, la loi n° 11 de 2013 impose l'assurance santé aux nationaux, aux résidents et aux visiteurs ; à Abu Dhabi, la loi n° 23 de 2005 l'impose aux résidents ; les autres émirats l'exigent des employeurs du secteur privé depuis le 1er janvier 2025.
Qui paie l'assurance santé d'un salarié ?
L'employeur. À Dubaï, l'article 10 de la loi n° 11 de 2013 lui interdit de répercuter le coût sur le salarié. À Abu Dhabi, il couvre aussi le conjoint et jusqu'à trois enfants de moins de 18 ans.
Que risque-t-on sans assurance santé à Dubaï ?
Une amende de 500 à 150 000 AED, doublée en cas de récidive dans l'année, et la difficulté d'obtenir ou de renouveler le titre de résidence. À Abu Dhabi, la sanction est de 300 AED par mois.
Un expatrié français a-t-il accès à Thiqa ?
Thiqa est un programme d'Abu Dhabi destiné aux nationaux et à certains non-nationaux parrainés. Un salarié français dépend en pratique de l'assurance de son employeur ou de son sponsor.
Quel numéro appeler en cas d'urgence ?
Le 998 pour l'ambulance, le 999 pour la police et le 997 pour la défense civile. À l'hôpital, les soins de stabilisation sont gratuits ; les soins suivants se règlent par assurance, carte ou espèces.
Existe-t-il des médecins francophones ?
Oui. L'ambassade de France publie une liste de professionnels de santé français ou francophones à Abu Dhabi, Al Ain et Dubaï, communiquée à titre d'information.
Que couvre l'assurance de base à 320 AED des émirats du Nord ?
Elle couvre les assurés de 1 à 64 ans, sans délai de carence pour les maladies chroniques, avec des participations de 20 % en hospitalisation (maximum 500 AED par séjour), 25 % en ambulatoire (maximum 100 AED par consultation) et 30 % sur les médicaments.
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