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Santé internationaleExpavy

Fiche pays — Amériques

Assurance expatrié et assurance santé au Costa Rica

Rue résidentielle calme du quartier historique de Barrio Amón à San José, façades de style victorien tropical, sans personnes reconnaissables

En 5 lignes

Le Costa Rica finance sa santé par la Caja Costarricense de Seguro Social (CCSS), régime public à cotisations tripartites (employeur, salarié, État) dont l'affiliation est obligatoire pour tout résident légal, y compris étranger, mais qui coexiste avec un secteur privé très développé (San José) tourné vers le tourisme médical. Aucune assurance santé n'est légalement exigée à l'entrée pour un séjour touristique, mais France Diplomatie la présente comme impérative, les cliniques privées exigeant en pratique un dépôt de garantie dès l'admission ; seul le premier geste d'urgence est gratuit pour un visiteur non affilié, les soins suivants étant facturés. Aucune convention de sécurité sociale n'existe entre la France et le Costa Rica : le pays ne figure pas dans la liste des fiches pays du CLEISS. Contrairement à d'autres pays d'Amérique latine, il n'existe à ce jour aucun programme vacances-travail (PVT) en vigueur entre la France et le Costa Rica, un accord étant seulement en cours de négociation. Les résidents installés sous les statuts pensionado, rentista ou inversionista doivent s'affilier à la CCSS comme « Asegurado Voluntario », tandis que le visa nomade numérique impose une assurance internationale privée distincte, avec une couverture minimale de 50 000 USD.

Source : France Diplomatie — Costa Rica, Santé

Chiffres clés

  • 2 706 Français inscrits au registre consulaire au Costa Rica en 2025, soit +4,16 % sur un an (MEAE).
  • Espérance de vie à la naissance : 80,80 ans en 2023, contre 79,32 ans en 2022 (Banque mondiale).
  • Dépenses de santé : 6,87 % du PIB en 2023, soit environ 1 163 USD par habitant (Banque mondiale).
  • Séjour sans visa jusqu'à 180 jours pour les titulaires d'un passeport français, mais autorisation à demander au-delà de 90 jours (France Diplomatie).

Système de santé local

Le système de santé costaricien repose sur la CCSS (Caja Costarricense de Seguro Social), régime public financé par des cotisations tripartites — employeur, salarié et État. Un salarié en emploi formel local cotise à hauteur d’environ 10,17 % de son salaire brut (assurance maladie-maternité, régime de base de retraite, contribution Banco Popular), tandis que l’employeur verse environ 26,67 % (maladie-maternité, retraite de base, allocations familiales, fonds de formation INA, fonds de capitalisation du travail, retraite complémentaire, assurance INS). Selon l’UFE, chaque assuré bénéficie de la gratuité des soins dans les hôpitaux publics. L’affiliation à la CCSS est obligatoire pour tout résident légal du pays, y compris étranger, dès l’acceptation du dossier d’immigration.

Pour les résidents étrangers ne travaillant pas localement — statuts pensionado, rentista ou inversionista — l’affiliation se fait au régime dit « Asegurado Voluntario » (assuré volontaire) de la CCSS, condition posée pour l’obtention puis le renouvellement du statut de résident. Selon l’UFE, les retraités ou personnes vivant de rentes versent environ 10 % de leurs revenus déclarés à ce régime. Un projet de loi visant à exempter ces catégories de cette cotisation a été examiné puis écarté, le Costa Rica ayant maintenu l’obligation de cotisation pour les pensionados, rentistas et investisseurs.

Le secteur privé, concentré à San José, est réputé pour son tourisme médical (dentaire, ophtalmologie, chirurgie esthétique selon l’UFE) avec des établissements tels qu’Hospital CIMA, Clínica Bíblica, Hospital Metropolitano ou Hospital La Católica. France Diplomatie signale un dépôt de garantie généralement exigé à l’admission dans le privé. Les autorités britanniques (GOV.UK) précisent que seul le premier geste d’urgence est gratuit pour un visiteur non affilié, tout traitement ultérieur étant facturé, et que les services d’ambulance peuvent être plus limités hors des zones urbaines. Depuis mai 2025, la vaccination contre la fièvre jaune est en outre obligatoire à l’entrée pour les voyageurs en provenance de certains pays (dont le Brésil, la Colombie, l’Équateur et le Pérou).

Obligations légales et de visa

  • Séjour touristique (jusqu’à 180 jours pour un passeport français) : aucune assurance santé exigée légalement à l’entrée ; France Diplomatie la qualifie néanmoins d’impérative en pratique, l’ambassade ne pouvant prendre en charge des frais médicaux, et les cliniques privées demandant généralement un dépôt de garantie dès l’admission.
  • Séjour de plus de 90 jours : une autorisation doit être demandée auprès de l’ambassade du Costa Rica à Paris ou de la Dirección General de Migración y Extranjería (DGME) ; aucune exigence d’assurance spécifique n’a pu être confirmée pour cette seule autorisation dans les textes consultés — à vérifier directement avant toute démarche.
  • Programme vacances-travail (PVT) : aucun accord n’est à ce jour en vigueur entre la France et le Costa Rica, à la différence du Pérou, du Mexique, du Chili, de l’Argentine, de la Colombie, du Brésil, de l’Uruguay ou de l’Équateur. Une négociation était en cours selon pvtistes.net ; ce serait, en cas d’accord, le premier PVT français en Amérique centrale. Situation à reconfirmer avant tout projet, aucune date d’entrée en vigueur n’étant connue.
  • Résidence pensionado / rentista / inversionista : affiliation obligatoire à la CCSS comme « Asegurado Voluntario » pour obtenir puis renouveler le statut, avec une cotisation assise sur les revenus déclarés (environ 10 % pour les retraités et rentiers selon l’UFE). Les seuils de revenus ou d’investissement (loi n° 9996) sont d’environ 1 000 USD/mois de pension pour le statut pensionado, 2 500 USD/mois de revenus pour le statut rentista, et 150 000 USD d’investissement pour le statut inversionista, selon les cabinets spécialisés consultés — montants à confirmer auprès de la DGME au moment de la demande.
  • Visa nomade numérique (revenu stable minimum d’environ 3 000 USD/mois, 4 000 USD avec personnes à charge, selon les guides spécialisés consultés) : une assurance santé internationale privée est exigée pour toute la durée du séjour, avec une couverture minimale de 50 000 USD ; une simple assurance voyage n’est pas acceptée par la DGME.
  • Salariés détachés et salariés en emploi formel local : affiliation automatique à la CCSS dès l’embauche, avec une cotisation salariale d’environ 10,17 % et une cotisation patronale d’environ 26,67 % du salaire brut.

Aucune amende chiffrée officielle n’a été identifiée pour une simple absence de couverture hors des statuts de résidence évoqués ci-dessus ; le risque documenté est une facturation intégrale des soins dans le secteur privé, avec dépôt de garantie exigé dès l’admission.

Coût de quelques actes médicaux

Ordres de grandeur relevés auprès de sources spécialisées, pas des grilles tarifaires officielles.

Coût de quelques actes médicaux en Costa Rica, secteur public et privé
ActeSecteur publicSecteur privé
Consultation généraliste, secteur privéCCSS : accès réservé aux affiliés≈56 à 78 USD (Pacific Prime)
Consultation spécialiste, secteur privé—≈100 à 178 USD selon spécialité (Pacific Prime)
Passage aux urgences privées (consultation initiale seule, hors examens)premier geste d'urgence gratuit pour un visiteur non affilié, soins suivants facturés (GOV.UK)≈100 à 300 USD, tarif variable selon établissement (sources spécialisées, non communiqué officiellement)
Hospitalisation, secteur privé—tarif variable selon établissement et durée, non communiqué publiquement
Affiliation CCSS « Asegurado Voluntario » (résident pensionado/rentista), par mois≈10 % des revenus déclarés (UFE)—
Assurance internationale exigée pour le visa nomade numérique—couverture minimale de 50 000 USD sur toute la durée du séjour, prime non communiquée publiquement

Accords de sécurité sociale avec la France

Aucune convention de sécurité sociale n’a été signée entre la France et le Costa Rica : le pays ne figure pas dans la liste des fiches pays du CLEISS, qui ne couvre que les pays ayant conclu un accord de coordination avec la France.

  • En l’absence d’accord bilatéral, aucune totalisation des périodes d’assurance entre les deux pays n’est possible pour l’ouverture de droits à la retraite.
  • Aucun mécanisme de coordination ne permet la prise en charge, même partielle, de soins reçus au Costa Rica au titre d’une affiliation française, ni l’inverse pour des soins reçus en France au titre d’une affiliation à la CCSS.
  • Une affiliation à la CCSS, qu’elle résulte d’un emploi formel local ou du régime « Asegurado Voluntario », procure une couverture locale mais ne se substitue à aucune protection sociale française et n’est pas reconnue comme telle en cas de retour en France.

Faute de convention, pour tout Français s’installant au Costa Rica — salarié affilié à la CCSS, résident pensionado/rentista/inversionista, nomade numérique ou retraité — une adhésion volontaire à la Caisse des Français de l’étranger (CFE) ou la souscription d’une assurance santé internationale restent les seules solutions pour disposer d’une couverture reconnue en France, en complément d’une éventuelle couverture locale.

Quelle assurance selon mon profil

Matrice générale — ne recommande aucun produit ni assureur précis.

Quelle assurance selon le profil, pour Costa Rica
ProfilContrainte réglementairePoints d’attention
Touriste (séjour court)Aucune obligation légale d'assurance à l'entrée, séjour sans visa jusqu'à 180 joursFrance Diplomatie la présente comme impérative ; dépôt de garantie généralement exigé dans le privé dès l'admission
Visa nomade numériqueAssurance internationale privée obligatoire, couverture minimale de 50 000 USD, toute la durée du séjourL'assurance voyage classique n'est pas acceptée ; revenu minimum d'environ 3 000 USD/mois (4 000 avec personnes à charge) à justifier
Résident pensionado / rentista / inversionistaAffiliation obligatoire à la CCSS (Asegurado Voluntario) pour obtenir et renouveler la résidence, cotisation assise sur les revenus déclarésAucune convention France-Costa Rica : la couverture CCSS ne remplace pas une protection sociale française, à envisager via la CFE
Salarié détaché / emploi formel localAffiliation CCSS automatique dès l'embauche, cotisation salariale ≈10,17 %, cotisation patronale ≈26,67 %Réseau CCSS parfois limité hors San José ; complémentaire privée utile pour l'accès direct au secteur privé et le rapatriement
Famille avec enfants mineursAyants droit d'un affilié CCSS couverts, sous réserve du statut migratoire de chaque membreVérifier la couverture pédiatrique et maternité, entièrement hors du champ d'un éventuel accord franco-costaricien (inexistant)

Hôpitaux et réseau de soins

  • San José (Escazú) : Hospital CIMA — clinique privée accréditée Joint Commission International (JCI), orientée tourisme médical.
  • San José (centre-ville) : Hospital Clínica Bíblica — plus ancien grand hôpital privé du pays, large éventail de spécialités.
  • San José : Hospital Metropolitano — établissement privé moderne avec service d'urgences.
  • San José : Hospital La Católica — établissement privé avec plateau technique complet.

Démarches

  • Avant le départ : souscrire une assurance couvrant frais médicaux, hospitalisation et rapatriement sanitaire, quelle que soit la durée du séjour envisagée, les cliniques privées costariciennes exigeant en général un dépôt de garantie dès l'admission.
  • Pour un séjour de plus de 90 jours : se renseigner directement auprès de l'ambassade du Costa Rica à Paris ou de la Dirección General de Migración y Extranjería (DGME) sur la procédure d'autorisation applicable.
  • Pour une demande de résidence pensionado, rentista ou inversionista : réunir les justificatifs de revenus ou d'investissement requis par la loi n° 9996, et prévoir l'affiliation à la CCSS comme Asegurado Voluntario, condition d'obtention et de renouvellement du statut.
  • Pour un visa nomade numérique : souscrire, avant le dépôt de la demande, une assurance santé internationale valable toute la durée du séjour avec une couverture minimale de 50 000 USD, une assurance voyage classique n'étant pas acceptée.
  • Dès l'embauche formelle au Costa Rica : vérifier auprès de l'employeur l'affiliation à la CCSS.
  • Dans les 6 mois suivant l'arrivée : inscription au registre des Français établis hors de France auprès du consulat général à San José (gratuite, valable 5 ans, recommandée).
  • En l'absence de convention bilatérale : adhésion volontaire à la CFE ou souscription d'une assurance santé internationale dès l'installation.

Questions fréquentes

Une assurance santé est-elle obligatoire pour entrer au Costa Rica en tant que touriste ?

Non, aucun texte consulté n'impose de justificatif d'assurance à l'entrée pour un séjour sans visa (jusqu'à 180 jours pour un passeport français). France Diplomatie la présente néanmoins comme impérative en pratique, l'ambassade ne pouvant prendre en charge des frais médicaux souvent élevés dans le secteur privé.

Existe-t-il un programme vacances-travail (PVT) entre la France et le Costa Rica ?

Non, à la différence d'autres pays d'Amérique latine comme le Pérou ou le Mexique. Un accord était en cours de négociation selon pvtistes.net, sans date d'entrée en vigueur connue ; ce serait, s'il aboutit, le premier PVT français en Amérique centrale.

La France et le Costa Rica ont-ils signé une convention de sécurité sociale ?

Non. Le Costa Rica ne figure pas parmi les pays ayant conclu un accord de coordination de sécurité sociale avec la France recensés par le CLEISS. Aucune totalisation des périodes d'assurance ni prise en charge croisée des soins n'est donc prévue entre les deux pays.

Comment un retraité français peut-il obtenir une couverture santé en s'installant au Costa Rica ?

En s'installant sous le statut pensionado (pension d'environ 1 000 USD/mois) ou rentista (revenus d'environ 2 500 USD/mois), un résident doit s'affilier à la CCSS comme « Asegurado Voluntario », avec une cotisation assise sur ses revenus déclarés (environ 10 % selon l'UFE). Cette couverture locale ne remplace pas une protection sociale française, faute de convention bilatérale.

Le visa nomade numérique costaricien impose-t-il une assurance particulière ?

Oui : une assurance santé internationale privée couvrant toute la durée du séjour, avec une couverture minimale de 50 000 USD, est exigée par la Dirección General de Migración y Extranjería (DGME). Une assurance voyage classique n'est pas acceptée.

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Rédaction Expavy