- Accueil
- Pays
- Costa Rica
- Prendre sa retraite
Costa Rica · Prendre sa retraite
Retraite au Costa Rica : résidence de pensionado, pension exigée, fiscalité de la pension française et accès aux soins
L’essentiel
Un retraité français s'installe au Costa Rica avec une résidence temporaire de pensionado, qui exige une pension mensuelle, permanente et stable venue de l'étranger d'au moins 1 000 USD ; le rentista justifie 2 500 USD par mois de rentes. La résidence dure deux ans au plus, se renouvelle sous réserve d'une affiliation à la caisse de sécurité sociale (CCSS), et débouche sur la résidence permanente après trois années consécutives. Aucune convention fiscale ni de sécurité sociale ne lie la France au Costa Rica : la pension française de source française d'un non-résident reste soumise à la retenue à la source française, tandis que la loi costaricienne ne taxe que les revenus de source costaricienne. Comme le formulaire S1 est propre à l'Europe, le retraité choisit entre la CCSS, la CFE et une assurance internationale.
- 1 000 USD par mois : pension minimale, mensuelle, permanente et stable venue de l'étranger, exigée du pensionado : loi migratoire n° 8764 (article 81).
- 2 500 USD par mois : rentes minimales exigées du rentista, montant qui permet d'inclure conjoint et enfants de moins de 25 ans : loi n° 8764 (article 82).
- 150 000 USD : investissement minimal de la catégorie inversionista prévu par la loi n° 9996 pendant sa durée d'application : SINALEVI.
- 5 ans : fenêtre pour demander les avantages de la loi n° 9996 (importation du mobilier et de deux véhicules, exonération de 20 % des droits de mutation), conservés 10 ans par ceux qui les ont obtenus : SINALEVI.
- 3 ans consécutifs de résidence temporaire : condition de la résidence permanente pour la personne, son conjoint et ses parents au premier degré : loi n° 8764 (article 78).
- 17 275 € et 50 112 € : seuils des taux de 0 %, 12 % et 20 % de la retenue à la source applicable aux pensions de source française versées à un non-résident : BOFiP.
Repères économiques : Costa Rica
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +4,6 %
- Inflation
- -0,1 %
- Taux de chômage
- 6,8 %
- PIB par habitant
- 19 970 $
- Population
- 5,2 millions
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Quel statut pour prendre sa retraite au Costa Rica
Un séjour touristique de 180 jours au plus, sans visa pour un passeport français, convient à un repérage ; France Diplomatie précise qu’une autorisation se demande au-delà de 90 jours. Pour s’installer, la loi générale de migration et d’étrangers (n° 8764) prévoit la résidence temporaire, accordée pour plus de 90 jours et jusqu’à deux ans, renouvelable pour une durée équivalente, avec parmi ses sous-catégories les rentistas, les pensionados et les investisseurs (articles 79 et 84). Le guide vivre au Costa Rica décrit les formalités d’arrivée, et la page assurance retraite à l’étranger rassemble les repères de protection sociale.
- Pensionado : pension mensuelle, permanente et stable provenant de l’étranger, d’au moins 1 000 USD (article 81).
- Rentista : rentes mensuelles, permanentes et stables, venues de l’étranger ou des banques du système bancaire national, d’au moins 2 500 USD par mois (article 82).
- Inversionista : investissement en immeubles, valeurs, actions ou projets productifs, de 150 000 USD au moins pendant la durée de la loi n° 9996 (article 8 de cette loi).
Pensionado et rentista : montants, dépendants et renouvellement
Le pensionado démontre qu’il perçoit une pension mensuelle d’au moins 1 000 USD, de caractère permanent et stable. Le texte exige une pension venue de l’étranger ; la pension de retraite française, certifiée par l’organisme payeur, répond à cette logique. Le rentista dispose de rentes d’au moins 2 500 USD par mois, et ce montant permet de demander la résidence du conjoint et celle des enfants de moins de vingt-cinq ans, ou des enfants majeurs handicapés (article 82). Les demandes se déposent auprès des consulats du Costa Rica à l’étranger ou, à défaut, à la direction des migrations (DGME) (article 84).
Le renouvellement exige que le titulaire conserve les conditions de son statut et soit affilié aux assurances de la CCSS, depuis l’octroi de la résidence et sans interruption (articles 80 et 86). Un résident temporaire exerce uniquement les activités rémunérées que la DGME l’autorise à exercer (article 80), point à garder en tête pour une activité complémentaire. Après trois années consécutives de résidence temporaire, la personne, son conjoint et ses parents du premier degré peuvent demander la résidence permanente, indéfinie (articles 77 et 78). La résidence ne dispense pas d’un justificatif d’assurance santé : voir plus bas.
Les avantages de la loi n° 9996 pour pensionados, rentistas et investisseurs
La loi n° 9996, dite d’attraction des investisseurs, rentistas et pensionados (loi du 5 juillet 2021), prévoit des incitations pour les personnes admises dans ces catégories : franchise des droits à l’importation du mobilier du foyer, une seule fois ; importation de deux véhicules au plus, exonérés des droits et de la taxe sur la valeur ajoutée ; exonération de l’impôt sur le revenu des sommes déclarées pour obtenir la résidence, tandis que les revenus tirés d’investissements réalisés dans le pays restent imposables ; exonération de 20 % des droits de mutation sur les immeubles acquis pendant la durée de la loi ; exonération des droits à l’importation pour les instruments professionnels ou scientifiques (article 5).
L’article 12 limite la demande de ces avantages aux cinq premières années de vigueur de la loi, et garantit leur maintien pendant dix ans à ceux qui les ont obtenus pendant cette période. La loi datant du 5 juillet 2021, la fenêtre de demande s’achève en 2026 d’après le texte, dont la base officielle (SINALEVI) n’affiche aucune modification à la date de consultation. Avant tout projet fondé sur ces avantages, ou sur le seuil de 150 000 USD, la DGME et le ministère des Finances (Hacienda) confirment ce qui s’applique à la date de la demande. L’article 6 précise enfin que ces résidents ne deviennent pas automatiquement résidents fiscaux du Costa Rica.
Pension française à l'étranger : paiement, certificat de vie et démarches
- Paiement : l’Assurance retraite verse la pension dans plus de 180 pays, par virement sur un compte en France ou à l’étranger, avec d’éventuels frais bancaires. Le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille les options.
- Certificat de vie : un certificat annuel à faire remplir par une autorité compétente et à renvoyer dans les délais, faute de quoi le paiement peut être suspendu.
- Adresse et banque : tout changement s’annonce par courrier à la caisse régionale avant le départ.
- Prestations suspendues : l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et l’allocation supplémentaire d’invalidité ne sont pas versées à l’étranger.
Pour qui est domicilié fiscalement hors de France, l’Assurance retraite indique que la CSG, la CRDS et la Casa ne sont pas prélevées, tandis qu’une cotisation maladie de 3,20 % peut l’être si le retraité reste couvert par l’assurance maladie française ou compte au moins 15 ans de cotisations en France. Le guide retraite à l’étranger complète ces repères.
Fiscalité de la pension française : absence de convention et territorialité costaricienne
Le Costa Rica ne figure pas dans la liste des conventions fiscales conclues par la France publiée au BOFiP (état au 1er janvier 2018). La liste des accords d’échange de renseignements mentionne seulement l’accord du 16 décembre 2010, entré en vigueur le 14 décembre 2011, qui organise des échanges d’informations sans répartir le droit d’imposer. En l’absence de convention, chaque État applique son droit interne.
- Côté français : l’administration fiscale rappelle que les pensions de source française versées à un non-résident supportent une retenue à la source. Le barème applicable en 2026 prévoit 0 % jusqu’à 17 275 €, 12 % jusqu’à 50 112 € et 20 % au-delà (BOFiP, 2 avril 2026), l’administration mentionnant un abattement de 10 % avant l’application du barème ; les taux de 0 % et 12 % sont libératoires et le taux de 20 % s’impute sur l’impôt dû. La résidence fiscale française doit être appréciée : on peut rester résident fiscal de France bien que son domicile soit à l’étranger.
- Côté costaricien : l’article 1 de la loi de l’impôt sur le revenu (n° 7092) taxe les revenus de source costaricienne, générés sur le territoire national. Une pension versée par un organisme français est en principe de source étrangère ; Hacienda confirme le traitement de chaque situation. Le barème des salariés, retraités et pensionnés de 2026 débute à 918 000 colones par mois, avec des taux de 10 % à 25 %, et s’applique aux revenus de source costaricienne, par exemple une activité locale ou un loyer perçu sur place.
La combinaison du statut de résident fiscal, de la nature de la pension et de la date de départ est propre à chaque dossier : un conseil fiscal et le service des impôts des particuliers non-résidents confirment le traitement avant l’installation.
Accès aux soins du retraité : CCSS, CFE et séjours en France
Le retraité ne bénéficie d’aucune prise en charge automatique de la France hors Europe. L’Assurance Maladie réserve ce cas à douze États ou territoires conventionnés (Andorre, Québec, Saint-Pierre-et-Miquelon, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Kosovo, Macédoine, Maroc, Tunisie), et le formulaire S1 est propre à l’Europe. Le Costa Rica n’en fait pas partie, et aucune convention de sécurité sociale ne le lie à la France.
- CCSS : l’affiliation aux assurances de la caisse est une condition du renouvellement de la résidence (articles 80 et 86 de la loi n° 8764). Le site de la CCSS n’a pas pu être consulté pour cette page ; ses modalités et ses cotisations s’obtiennent auprès de la caisse.
- CFE (SeniorExpat) : réservée aux titulaires d’une pension du régime de base français, sans activité professionnelle, sans questionnaire de santé, dès 147 € par mois. La couverture est immédiate si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’installation, sinon une carence de trois mois avant 45 ans ou de six mois à partir de 45 ans s’applique ; le retour en France se fait sans délai de carence.
- Assurance internationale au 1er euro : remboursement des frais réels dans des plafonds, prise en charge directe possible, évacuation et rapatriement ; le questionnaire médical et les antécédents déterminent les exclusions.
- Séjours temporaires en France : un retraité résidant hors pays conventionné est remboursé s’il compte au moins 15 ans de cotisations à un régime français, via le Cnarefe.
Voir le guide remboursement des soins au Costa Rica, la page assurance maladie du retraité à l’étranger et le guide système de santé du Costa Rica.
Coût de la vie et villes à comparer
Le budget d’un retraité dépend surtout de la ville, du logement et de la couverture santé. Les sources officielles consultées ne publient pas de budget type par ville ; le bloc « Repères économiques » ci-dessus donne les indicateurs actualisés, et le salaire minimum d’un travailleur non qualifié, de 12 436,41 colones par jour depuis le 1er janvier 2026 (ministère du Travail), offre une échelle locale. Un budget exprimé en euros varie avec le change, car les barèmes locaux sont en colones et les seuils de résidence en dollars.
- Proximité des soins : un logement proche d’un établissement complet compte davantage qu’un loyer un peu plus bas, en particulier pour une personne âgée, car France Diplomatie décrit des routes sinueuses et un taux d’accidents très élevé.
- Risques naturels : séismes fréquents, éruptions régulières de volcans comme Turrialba et Poás, inondations pendant la saison des pluies de mai à novembre.
- Sécurité : le pays est en vigilance renforcée sur la carte de France Diplomatie ; les conseils par quartier de San José figurent dans la page vivre au Costa Rica.
Les repères de coût des soins se trouvent dans le guide budgétiser sa santé en expatriation.
Les solutions santé du retraité au Costa Rica
| Solution | Accès | Conditions | Point d'attention |
|---|---|---|---|
| CCSS | Affiliation exigée pour renouveler la résidence | Statut de résident (pensionado ou rentista) | Taux et délais à demander à la caisse ; secteur privé payant avec dépôt de garantie |
| CFE (SeniorExpat) | Titulaires d'une pension du régime de base français | Sans activité professionnelle, sans questionnaire médical | Carence de 3 ou 6 mois si adhésion tardive ; barème du pays de soins |
| Assurance internationale au 1er euro | Ouverte selon l'âge et les antécédents | Questionnaire médical, antécédents déclarés | Plafonds, franchise, carences ; prise en charge directe possible |
| Formulaire S1 | Réservé à la coordination européenne | Sans objet pour le Costa Rica | Aucune convention franco-costaricienne en sécurité sociale |
Sources : SINALEVI (loi n° 8764), Assurance Maladie, CFE, CLEISS, France Diplomatie.
Questions fréquentes
Quel visa pour prendre sa retraite au Costa Rica ?
Une résidence temporaire de pensionado, de deux ans au plus et renouvelable, demandée auprès des consulats du Costa Rica ou de la DGME. Elle exige une pension mensuelle, permanente et stable venue de l'étranger et une affiliation à la CCSS pour le renouvellement.
Quelle pension faut-il pour devenir pensionado ?
Au moins 1 000 USD par mois, de caractère permanent et stable, venant de l'étranger (article 81 de la loi n° 8764). Pour le rentista, il faut au moins 2 500 USD par mois de rentes, montant qui permet d'inclure conjoint et enfants de moins de 25 ans.
Les avantages de la loi n° 9996 sont-ils encore disponibles ?
La loi limite la demande de ses avantages fiscaux aux cinq premières années de vigueur, à compter de 2021 ; la base officielle SINALEVI n'affiche aucune modification à la date de consultation. Il convient de vérifier auprès de la DGME et de Hacienda ce qui s'applique à la date de la demande.
Où une pension française est-elle imposée quand on vit au Costa Rica ?
Aucune convention fiscale ne lie la France au Costa Rica. Une pension de source française versée à un non-résident supporte la retenue à la source française (barème de 0 %, 12 % et 20 % par tranches), tandis que la loi costaricienne ne taxe que les revenus de source costaricienne. La situation se confirme avec un conseil fiscal.
Un retraité français peut-il utiliser le formulaire S1 au Costa Rica ?
Non : le formulaire S1 est propre à l'Europe, et le Costa Rica ne figure pas parmi les douze États ou territoires où l'Assurance Maladie prend en charge les retraités. Le retraité choisit entre la CCSS, la CFE SeniorExpat et une assurance internationale.
Un retraité résidant au Costa Rica est-il remboursé lors d'un séjour en France ?
En principe seulement s'il compte au moins 15 ans de cotisations à un régime français, via le Cnarefe ; les affiliés d'avant le 1er juillet 2019 justifiant d'au moins 10 ans de cotisations conservent leurs droits. Sinon, la CFE ou une assurance privée prend le relais.
La pension de retraite est-elle versée à l'étranger sans interruption ?
Oui, dans plus de 180 pays, à condition de renvoyer chaque année le certificat de vie complété par une autorité compétente ; l'Aspa et l'allocation supplémentaire d'invalidité ne sont toutefois pas versées à l'étranger.
Les autres guides : Costa Rica
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
