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Comores · Travailler et économie

Travailler aux Comores quand on est français : visa, contrat, impôt et économie

L’essentiel

Pour travailler aux Comores, un Français entre avec un visa délivré à l'arrivée à Moroni, pour environ 30 € ; les pages officielles consultées ne décrivent ni permis de travail ni salaire minimum, dont les conditions se confirment auprès des autorités comoriennes et de l'employeur. Aucune convention de sécurité sociale ni convention fiscale en vigueur ne lie la France et les Comores : un salarié envoyé par une entreprise française relève du détachement hors convention (trois ans renouvelables une fois, selon le CLEISS), tandis que le salarié local relève du droit comorien. L'économie, d'environ 910 000 habitants, est dominée par les services (près de 50 % du PIB) et soutenue par les transferts de la diaspora (18,1 % du PIB), avec un franc comorien à taux fixe avec l'euro.

  • Visa délivré à l'arrivée à Moroni, environ 30 € (France Diplomatie) ; aucun permis de travail décrit sur les pages officielles consultées.
  • Croissance de l’ordre de 4 % par an (DG Trésor), soutenue par l’organisation des Jeux de l’océan Indien.
  • Services : environ 50 % du PIB ; économie informelle estimée proche de 60 % du PIB.
  • Transferts de la diaspora : 18,1 % du PIB ; franc comorien à taux fixe avec l'euro.
  • Détachement hors convention : 3 ans renouvelables une fois, carence de 2 ans avant un nouveau détachement dans le même pays (CLEISS).
  • Convention fiscale de 1970 avec l'ancien territoire des Comores : extinction avec effet au 01/01/2014 (impots.gouv.fr) ; aucune convention en vigueur.

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Repères chiffrés : Comores

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+3,8 %
Inflation
3,2 %
Taux de chômage
3,8 %
PIB par habitant
2 056 $
Population
882 847
Espérance de vie
67,0 ans
Dépense de santé (% du PIB)
6,6 %
Médecins pour 1 000 hab.
0,42
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
2,2
Change
1 € = 491,96775 KMF
franc comorien, parité fixe avec l’euro

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Le droit de travailler : visa et autorisation pour un Français

France Diplomatie indique que l’accès au territoire comorien est soumis à l’obtention d’un visa, délivré à l’arrivée à l’aéroport de Moroni pour environ 30 €. Pour un séjour touristique, un billet retour, un viatique de 30 € par jour et l’adresse du lieu de séjour sont demandés. La page ne précise ni la durée du visa, ni le permis de travail, ni le titre de séjour de longue durée : ces conditions se confirment auprès de l’ambassade de France aux Comores (boulevard de Strasbourg, BP 465, Moroni) et des autorités comoriennes.

Un salarié recruté par un employeur local ou par une organisation internationale fait en pratique établir ses autorisations de travail et de résidence par l’employeur, qui connaît la procédure en vigueur. Les pièces, délais et frais exacts n’ayant pas pu être lus sur un texte officiel, ils ne sont pas détaillés ici : mieux vaut exiger de l’employeur un récapitulatif écrit des titres à obtenir avant le départ. Pour l’installation, voir la page vivre aux Comores.

Contrat, salaire minimum et niveaux de salaire

Un salarié en contrat local signe un contrat de droit comorien. Les pages officielles consultées ne publient ni salaire minimum en vigueur ni grille de rémunération : ces montants relèvent des autorités comoriennes chargées du travail et se vérifient auprès d’elles ou de l’employeur avant toute signature. Un chiffre non lu sur une source officielle n’est pas repris ici. La DG Trésor souligne que le secteur informel est estimé proche de 60 % du PIB, ce qui rend les pratiques de rémunération hétérogènes.

Un expatrié recruté depuis la France négocie en général un contrat plus complet : rémunération en euros, logement, scolarité des enfants, billets de retour et couverture santé avec évacuation. Cette dernière est cruciale, France Diplomatie décrivant un système de soins faible sur les trois îles. La relecture du contrat porte sur le droit applicable, la durée du détachement, la clause de couverture santé et le rapatriement en fin de mission. Pour les statuts, voir détaché ou expatrié.

Impôt sur le revenu et cotisations sociales

La page des conventions internationales d’impots.gouv.fr ne liste aucune convention fiscale entre la France et l’Union des Comores en vigueur : la seule mention figure sous Mayotte, pour une convention signée avec l’ancien territoire des Comores, avec la note « Extinction avec effet à compter du 01/01/2014 ». Le droit interne de chaque pays s’applique donc et un risque de double imposition ne peut pas être exclu ; la résidence fiscale se détermine selon les critères français et les règles comoriennes. Les barèmes de l’impôt comorien et les taux de cotisation du régime local n’ont pas pu être lus sur un texte officiel : ils se demandent à l’administration fiscale, à la caisse de sécurité sociale et à l’employeur.

Les Comores ne figurent pas dans la liste des accords de sécurité sociale publiée par le CLEISS : aucune totalisation des périodes d’assurance n’existe entre les deux régimes. Voir remboursements des soins aux Comores pour la santé.

Salarié détaché hors convention, indépendant et télétravail

Le salarié détaché par un employeur français relève, faute de convention, du détachement hors convention. Selon le CLEISS, la durée est de trois ans renouvelable une seule fois, soit six ans au maximum, et un nouveau détachement dans le même pays pour la même entreprise n’est possible qu’après deux ans. Au-delà, le salarié devient expatrié et relève uniquement du régime local. Le détaché reste affilié au régime français et, si le régime du pays d’accueil est obligatoire, à celui-ci également ; les formalités se font auprès du service mobilité internationale de l’Urssaf. La maladie-maternité est remboursée dans la limite des prestations qui seraient servies en France, et les prestations familiales ne sont versées que pour les enfants résidant en France.

L’indépendant n’a pas d’employeur qui porte son dossier : l’autorisation d’exercer et le titre de séjour se préparent avec les autorités comoriennes. Le télétravailleur venu travailler pour un employeur étranger vérifie lui aussi le visa applicable, le visa à l’arrivée étant décrit pour le tourisme. Voir l’assurance nomade digital.

L'économie comorienne : secteurs, monnaie et perspectives

Selon la fiche de la DG Trésor, les fondamentaux macroéconomiques des Comores se sont renforcés : la croissance est soutenue, portée notamment par les investissements liés aux Jeux de l’océan Indien 2027. Le pays compte environ 910 000 habitants et un PIB par habitant de l’ordre de 1 800 USD ; les services représentent environ 50 % du PIB. L’inflation est modérée.

Le franc comorien est à taux fixe avec l’euro. La dette publique représente 33 % du PIB, jugée soutenable par le FMI mais avec un risque élevé de surendettement ; les réserves couvrent 7,6 mois d’importations ; le secteur financier est peu développé, avec un ratio de prêts non performants de 13,8 %. Les vulnérabilités sont la pauvreté, supérieure à 38 %, l’exposition aux cyclones, des infrastructures dégradées et des tensions ponctuelles sur les importations de carburants. Le bloc « Repères économiques » ci-dessus donne les indicateurs de croissance, de population et d’inflation.

Pour les familles : école, santé et sécurité du poste

Un projet professionnel aux Comores se prépare avec la famille : le lycée français international Henri-Matisse de Moroni accueille 441 élèves, de la toute petite section à la terminale (fiche AEFE). France Diplomatie place l’archipel en vigilance renforcée et décrit une prise en charge sanitaire inexistante à Anjouan et à Mohéli : le choix de l’île et du logement tient compte de ces contraintes. La page système de santé des Comores détaille les soins, et la fiche assurance santé aux Comores présente les obligations de couverture.

Travailler aux Comores : repères par statut

StatutCadre applicableProtection socialePoint d'attention
Salarié en contrat localDroit du travail comorien, titres à faire établir avec l'employeurRégime comorien, à confirmer sur placeAucune coordination avec la France ; assurance privée utile
Salarié détachéDétachement hors convention : 3 ans renouvelables une foisRégime français maintenu et régime local si obligatoireCarence de 2 ans avant un nouveau détachement
Expatrié (hors détachement)Contrat local ou internationalRégime local ; CFE facultativeL'assurance chômage française reste due selon le CLEISS
IndépendantAutorisation d'exercer et titre de séjour à préparerAucun employeur ; assurance ou CFE à souscrireProcédure à confirmer avec les autorités comoriennes
TélétravailleurVisa adapté ; visa à l'arrivée décrit pour le tourismeAssurance privée ou CFEVérifier le droit applicable avant l'arrivée

Sources : France Diplomatie, CLEISS, impots.gouv.fr, DG Trésor, Banque mondiale. Informations à confirmer auprès des autorités comoriennes et de l'ambassade de France.

Questions fréquentes

Faut-il un visa de travail pour travailler aux Comores ?

France Diplomatie décrit un visa délivré à l'arrivée à Moroni, pour environ 30 €. Les conditions d'un permis de travail et de résidence se confirment auprès des autorités comoriennes, de l'ambassade de France et de l'employeur.

La France et les Comores ont-elles signé une convention de sécurité sociale ?

Non : les Comores n'apparaissent pas dans la liste des accords de sécurité sociale du CLEISS. Un salarié envoyé par une entreprise française relève du détachement hors convention.

Existe-t-il une convention fiscale entre la France et les Comores ?

Non en vigueur : la seule mention d'impots.gouv.fr concerne une convention de 1970 avec l'ancien territoire des Comores, éteinte avec effet au 01/01/2014. Le droit interne s'applique.

Quelle monnaie utilise-t-on aux Comores ?

Le franc comorien, à taux fixe avec l'euro selon la DG Trésor, ce qui aide à modérer l'inflation. France Diplomatie conseille d'avoir des liquidités, les distributeurs de Moroni fonctionnant de façon aléatoire.

Quel est le salaire minimum aux Comores ?

Les sources officielles consultées ne le publient pas : le montant en vigueur se demande aux autorités comoriennes chargées du travail ou à l'employeur avant la signature du contrat.

Sur quoi repose l'économie des Comores ?

Sur les services, environ 50 % du PIB, et sur les transferts de la diaspora, 18,1 % du PIB, avec un secteur informel estimé proche de 60 % du PIB, selon la DG Trésor.

Les autres guides : Comores