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Comores · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite aux Comores : droit de séjour, fiscalité de la pension, santé

L’essentiel

Les pages officielles consultées ne décrivent pas de visa ni de titre de séjour réservé aux retraités aux Comores : France Diplomatie ne mentionne qu'un visa délivré à l'arrivée à Moroni, pour environ 30 €, avec billet retour, viatique de 30 € par jour et adresse de séjour. Aucune convention fiscale en vigueur ne lie la France et les Comores : la pension française reste soumise au droit interne pour un non-résident. Le formulaire S1 ne s'applique pas ; la santé relève de la CFE (offre SeniorExpat) ou d'une assurance internationale avec évacuation, France Diplomatie décrivant un système de soins faible sur les trois îles et une évacuation habituelle vers La Réunion.

  • Visa délivré à l'arrivée à Moroni, environ 30 € ; billet retour, viatique de 30 € par jour et adresse de séjour (France Diplomatie).
  • Aucune catégorie de séjour dédiée aux retraités décrite sur les pages officielles consultées.
  • Convention fiscale de 1970 avec l'ancien territoire des Comores : extinction avec effet au 01/01/2014 ; aucune convention en vigueur (impots.gouv.fr).
  • CFE SeniorExpat : cotisation selon le pays et l'âge, sans questionnaire médical ; pas de formulaire S1 hors Union européenne.
  • Retenue à la source des non-résidents sur les pensions françaises : abattement de 10 %, barème de 0 %, 12 % et 20 %.
  • Prise en charge sanitaire « inexistante » à Anjouan et à Mohéli ; évacuation habituelle vers La Réunion (France Diplomatie).

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Repères chiffrés : Comores

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+3,8 %
Inflation
3,2 %
Taux de chômage
3,8 %
PIB par habitant
2 056 $
Population
882 847
Espérance de vie
67,0 ans
Dépense de santé (% du PIB)
6,6 %
Médecins pour 1 000 hab.
0,42
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
2,2
Change
1 € = 491,96775 KMF
franc comorien, parité fixe avec l’euro

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour du retraité : ce que décrivent les sources officielles

France Diplomatie indique que l’accès au territoire des Comores est soumis à l’obtention d’un visa, délivré à l’arrivée à l’aéroport de Moroni pour environ 30 €. Pour un séjour touristique, un billet retour, un viatique de 30 € par jour et l’adresse du lieu de séjour sont demandés. La page ne précise pas la durée du visa, ni la validité requise du passeport, ni les conditions de séjour au-delà du tourisme.

Aucune page officielle consultée ne décrit de titre de séjour réservé aux retraités ou aux revenus de pension. Un projet d’installation se prépare donc avec l’ambassade de France aux Comores (boulevard de Strasbourg, BP 465, Moroni) et les autorités comoriennes, qui précisent la catégorie applicable, les pièces, les justificatifs de ressources et les délais. Pour un séjour d’essai de quelques semaines, sans activité rémunérée, le visa à l’arrivée peut suffire.

Formalités d'entrée et d'installation

  • Visa : délivré à l’arrivée à Moroni, environ 30 € ; conditions du séjour touristique : billet retour, 30 € par jour, adresse.
  • Contrôles d’identité : une brigade des mœurs contrôle les pièces d’identité dès 23 h près des discothèques, bars et stands de brochettes ; en voiture, la gendarmerie contrôle permis, carte grise, assurance et plaques.
  • Liaisons : privilégier l’arrivée par avion, après avoir vérifié que la compagnie respecte les normes internationales de sécurité ; les kwassa-kwassa entre les îles sont interdits.
  • Argent : liquidités nécessaires, distributeurs de Moroni aléatoires, chèques en euros non acceptés.
  • Inscription consulaire : registre des Français établis hors de France et dispositif Ariane pour les alertes.

Voir aussi la page vivre aux Comores.

Fiscalité de la pension française sans convention

La page des conventions internationales d’impots.gouv.fr ne liste aucune convention fiscale en vigueur entre la France et les Comores : la seule mention figure sous Mayotte, pour une convention signée avec l’ancien territoire des Comores, avec la note « Extinction avec effet à compter du 01/01/2014 ». C’est donc le droit interne français qui s’applique aux pensions de source française d’un non-résident. impots.gouv.fr décrit une retenue à la source calculée après un abattement de 10 %, selon un barème de 0 %, 12 % et 20 % (tranches révisées chaque année). Les tranches à 0 % et 12 % sont libératoires, la retenue à 20 % s’impute sur l’impôt, et la retenue ne vise que les revenus de source française imposables en France.

Plusieurs payeurs peuvent conduire à une retenue insuffisante, avec une régularisation prévue par l’article 197 B du CGI. Côté comorien, l’imposition d’un résident se confirme auprès de l’administration fiscale, dont les barèmes n’ont pas pu être lus ; un conseil individualisé permet de vérifier l’absence de double imposition avant le départ.

Accès aux soins des retraités : pas de formulaire S1

Le formulaire S1, qui permet à un retraité de se faire soigner sur le compte de la France dans l’Union européenne, ne s’applique pas aux Comores : aucune convention de sécurité sociale ne lie les deux pays (liste du CLEISS). Le retraité s’informe sur ce que couvre le régime local, adhère à la CFE ou souscrit une assurance privée. La CFE propose SeniorExpat, à cotisation variable selon le pays et l’âge, réservée aux retraités d’un régime de base français, sans questionnaire de santé, avec une carence évitée si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’installation, puis de trois ou six mois selon l’âge.

Lors d’un séjour temporaire en France, la prise en charge suppose une pension d’un régime de base français rémunérant au moins quinze ans d’assurance ; la CNAREFE gère les dossiers des retraités du régime général hors Union européenne. Hors de France, la CSG, la CRDS et la Casa ne sont plus prélevées ; une cotisation maladie de 3,2 % (pension de base) et 4,2 % (pension complémentaire) s’applique en cas de rattachement à un régime français. Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page remboursements des soins aux Comores.

Coût de la vie, îles prisées et paiements

Les résidents français vivent surtout à Moroni, sur la Grande Comore, où se trouvent l’ambassade, le lycée français et les services d’urgence cités par l’ambassade. Le bloc « Repères économiques » ci-dessus présente l’inflation et le taux de change du franc comorien ; la DG Trésor précise que ce dernier est à taux fixe avec l’euro et que le pays importe la totalité de ses carburants, dont l’approvisionnement connaît des tensions ponctuelles. Les pages officielles consultées ne publient pas de barème de loyers : les montants se demandent aux agents locaux et se vérifient par écrit avant la signature d’un bail.

Pour un retraité, le budget intègre l’assurance santé avec évacuation, un logement bien situé et des déplacements prudents : France Diplomatie décrit des routes en mauvais état, sans éclairage public la nuit, et préconise de limiter les trajets aériens aux déplacements essentiels après vérification de la compagnie. En cas d’accident hors de la capitale, elle signale des violences contre des conducteurs et recommande de se rendre au poste de police le plus proche.

Sécurité, climat et santé au quotidien

France Diplomatie place tout l’archipel en vigilance renforcée et décrit une délinquance relativement rare, avec une vigilance accrue dans les marchés et à la plage. Le volcan Karthala (2 361 m) est toujours actif, et la piraterie maritime est signalée près de l’archipel. Dengue et chikungunya peuvent provoquer des épidémies pendant la saison des pluies ; le paludisme et le Zika sont également cités.

Pour un retraité atteint d’une affection chronique, le choix du contrat tient compte de la gestion des antécédents, du plafond annuel et de l’évacuation vers La Réunion : voir système de santé des Comores et l’assurance du retraité à l’étranger. En cas de retour définitif en France, voir retour en France.

Retraite aux Comores : repères par domaine

DomaineRègle ou informationSource
SéjourVisa à l'arrivée à Moroni, environ 30 € ; aucune catégorie retraité décriteFrance Diplomatie
Impôt sur la pension françaiseAucune convention en vigueur ; droit interne ; retenue à la source des non-résidentsimpots.gouv.fr
SoinsPas de S1 ; CFE SeniorExpat ou assurance internationaleCLEISS, CFE
Prélèvements en France3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire en cas de rattachementCLEISS
ÉvacuationHabituellement vers La Réunion, parfois Mayotte ou la métropoleFrance Diplomatie
SécuritéVigilance renforcée sur tout l'archipel ; routes sans éclairage la nuitFrance Diplomatie

Informations à confirmer auprès de l'ambassade de France, des autorités comoriennes, du service des impôts des non-résidents et de la caisse de retraite.

Questions fréquentes

Un retraité français peut-il s'installer aux Comores ?

Les pages officielles consultées ne décrivent pas de catégorie réservée aux retraités. Le visa est délivré à l'arrivée pour environ 30 € ; pour une installation, l'ambassade de France et les autorités comoriennes précisent le titre, les pièces et les ressources demandées.

Combien coûte le visa des Comores ?

Environ 30 €, délivré à l'arrivée à l'aéroport de Moroni, avec billet retour, viatique de 30 € par jour et adresse de séjour, selon France Diplomatie.

La pension française est-elle imposée aux Comores ?

Aucune convention fiscale n'est en vigueur entre les deux pays selon impots.gouv.fr : le droit interne s'applique. La pension de source française reste soumise à la retenue à la source des non-résidents ; l'administration fiscale comorienne précise la situation locale.

Un retraité peut-il utiliser le formulaire S1 aux Comores ?

Non : le S1 vaut dans l'Union européenne. Aux Comores, le retraité choisit entre la CFE (offre SeniorExpat) et une assurance internationale avec évacuation.

Le retraité paie-t-il la CSG et la CRDS depuis les Comores ?

Non, si sa résidence fiscale n'est plus en France : il ne paie ni CSG, ni CRDS, ni Casa. Une cotisation maladie de 3,2 % ou 4,2 % est retenue en cas de rattachement à un régime français.

Où se faire soigner en cas de problème grave ?

France Diplomatie décrit un système de soins faible et une évacuation habituelle vers La Réunion, parfois vers Mayotte ou la métropole. Une assurance couvrant frais médicaux et rapatriement sanitaire est indispensable.

Les autres guides : Comores