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Arabie saoudite · Prendre sa retraite
Retraite en Arabie saoudite : droit de séjour, résidence premium, fiscalité de la pension française et accès aux soins
L’essentiel
Les sources officielles consultées ne décrivent pas de visa retraité en Arabie saoudite : la résidence de longue durée passe par un sponsor ou, pour un retraité sans employeur, par la résidence premium, accordée sans sponsor contre 800 000 SAR (environ 190 050 €) en paiement unique, ou 100 000 SAR (environ 23 760 €) par an. La convention fiscale franco-saoudienne de 1982 ne comporte pas d'article propre aux pensions privées, et la notice de l'administration fiscale française indique que les pensions publiques, privées et de sécurité sociale d'un résident saoudien restent imposables en France. Sans formulaire S1 ni convention de sécurité sociale, la santé s'organise avec la CFE ou une assurance internationale. Cette page détaille le séjour, la fiscalité, les prélèvements, les soins et les démarches du pensionné.
- 800 000 SAR (environ 190 050 €) : paiement unique de la résidence premium à durée illimitée ; 100 000 SAR (environ 23 760 €) par an pour la version d'un an renouvelable (montants publiés par le ministère saoudien des Médias en novembre 2022).
- 21 ans minimum, passeport valide, casier judiciaire vierge, solvabilité prouvée et certificat médical de moins de 6 mois : conditions de la résidence premium.
- 20 % jusqu'à 29 579 € puis 30 % : taux minimums d'imposition en France d'un non-résident sur ses revenus de source française (revenus 2025).
- 147 € par mois : tarif de départ de l'offre retraités de la CFE, sans questionnaire de santé.
- 15 ans d'assurance en France : durée qui ouvre la prise en charge des soins lors de séjours temporaires en France.
- 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la pension complémentaire : cotisation maladie que le CLEISS mentionne pour les pensionnés sans résidence fiscale en France.
Repères économiques : Arabie saoudite
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +4,5 %
- Inflation
- 2,1 %
- Taux de chômage
- 3,0 %
- PIB par habitant
- 34 537 $
- Population
- 37,0 millions
- Change
- 1 € = 4,209 SAR
- riyal saoudien, monnaie arrimée au dollar
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Pas de visa retraité : les voies de séjour en Arabie saoudite
Un Français entre en Arabie saoudite avec un visa touristique en ligne pour un séjour court, avec un passeport valable au moins six mois au-delà de la fin du séjour. Pour résider, le visa de long séjour requiert un sponsor saoudien et débouche sur l’iqama, la carte de résident (France Diplomatie). Les sources officielles consultées ne décrivent pas de visa propre aux retraités.
Un retraité sans employeur étudie donc deux voies : la résidence premium, qui ne dépend pas d’un sponsor, et l’achat d’un bien immobilier dans une zone ouverte aux non-Saoudiens, qui fait l’objet d’une catégorie dédiée de la résidence premium. La page vivre en Arabie saoudite décrit les formalités d’installation, le registre des Français établis hors de France et les conseils de sécurité.
La résidence premium : conditions, droits et coût
Le Centre de la résidence premium propose deux formules : une résidence à durée indéterminée, contre 800 000 SAR (environ 190 050 €) versés une fois, et une résidence d’un an renouvelable, contre 100 000 SAR (environ 23 760 €) par an (ministère saoudien des Médias). Ces montants datent d’un article de novembre 2022 : ils se confirment auprès du Centre avant toute démarche.
- Conditions : avoir au moins 21 ans, un passeport valide, aucun casier judiciaire, une solvabilité financière justifiée et un certificat médical de moins de 6 mois attestant l’absence de maladie infectieuse ; le candidat déjà dans le royaume maintient un séjour régulier.
- Droits : le ministère des Communications et des Technologies de l’information liste sept avantages, dont l’inclusion de membres de la famille, le droit de mener une activité économique, la propriété immobilière, l’exemption de frais imposés aux expatriés et les voyages vers le royaume sans visa.
- Catégories : talent spécial, doué, investisseur, entrepreneur, propriétaire immobilier, et résidence de durée limitée ou illimitée. Les seuils propres à chaque catégorie se lisent sur le portail du Centre.
Le Council of Health Insurance (CHI) publie une police d’assurance santé dédiée aux titulaires de la résidence premium ; voir système de santé en Arabie saoudite. Les conversions de cette page s’appuient sur l’arrimage du riyal au dollar à 3,75 SAR (SAMA) et sur le cours de référence de la BCE du 02/10/2026 (1,1225 dollar pour 1 €), soit environ 4,21 SAR pour 1 €.
Acheter un logement : la loi sur la propriété immobilière des non-Saoudiens
Le décret royal M/14, édicté selon l’Autorité générale de l’immobilier (REGA) le 19 muharram 1447 de l’hégire (14 juillet 2025), approuve une loi de 15 articles sur la propriété immobilière des non-Saoudiens, qui actualise celle d’avril 2000. Elle permet à une personne physique non saoudienne, résidente ou non, d’acquérir un bien dans les périmètres géographiques fixés par un document que publie la REGA après approbation du Conseil des ministres.
- Formes de propriété : pleine propriété ou autres droits réels, comme l’usufruit, avec une durée maximale fixée par zone.
- Conditions : le bien est inscrit au registre foncier selon l’immatriculation en nature ; l’acquéreur respecte le règlement d’application et divulgue toutes les informations exigées.
- Riyad et Djeddah : la propriété est ouverte dans des zones précises, définies selon une méthode qui préserve l’équilibre du marché.
- La Mecque et Médine : des règles particulières s’appliquent, détaillées par le règlement d’application et le document des périmètres.
Cet investissement engage un capital important dans un marché étranger : une consultation juridique et une visite sur place précèdent l’achat, et la REGA tient à jour la liste des zones et des conditions.
Fiscalité de la pension française : la convention franco-saoudienne
La convention du 18 février 1982, modifiée par l’avenant du 2 octobre 1991, par l’échange de lettres de 1993 et par l’avenant du 18 février 2011, répartit le droit d’imposer. Elle ne comporte pas d’article distinct sur les pensions de retraite privées : son article 11 vise seulement les rémunérations et pensions versées par un État ou par une personne morale de droit public, imposables dans cet État. La notice 2041-E de l’administration fiscale française, dans son tableau des pensions par pays, répond « oui » pour un résident d’Arabie saoudite aux trois catégories : pensions publiques, privées hors sécurité sociale et de sécurité sociale, toutes imposables en France. En pratique, la caisse de retraite applique une retenue à la source sur la pension.
L’article 4 départage les doubles résidences : le foyer d’habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel et la nationalité. Un retraité qui conserve son foyer en France peut rester résident fiscal français, ce qui change les règles applicables. L’article 18 A prévoit en outre que, pour éviter une double exonération, chaque État impose selon son droit interne les revenus dont la convention attribue l’imposition à l’autre État quand ces revenus n’entrent pas dans l’assiette de ce dernier. Côté saoudien, la loi sur l’impôt sur le revenu cible les sociétés et les activités économiques ; l’imposition d’une pension ou d’un loyer se vérifie auprès de l’Autorité de la zakat, des impôts et des douanes (ZATCA).
Prélèvements sociaux et cotisation maladie sur la pension
Un non-résident déclare chaque année ses revenus de source française, même quand une retenue à la source a déjà été prélevée. Les taux minimums d’imposition sont de 20 % jusqu’à 29 579 € et de 30 % au-delà (revenus 2025), avec une option pour le taux moyen quand elle est plus favorable (impots.gouv.fr). Les pensions de retraite françaises figurent parmi les revenus de source française.
Sans résidence fiscale en France, aucune CSG, CRDS ni Casa n’est due sur la pension. Le CLEISS indique qu’une cotisation maladie de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la pension complémentaire est retenue à la place ; l’Assurance retraite précise qu’un taux de 3,20 % peut être prélevé selon la situation du pensionné. Le prélèvement exact se confirme auprès de la caisse de retraite.
Accès aux soins des retraités : pas de S1, CFE et assurance internationale
Le formulaire S1, qui organise la prise en charge des retraités dans l’Union européenne, ne joue pas en Arabie saoudite. Le CLEISS indique trois voies dans un pays sans accord : le régime local s’il est accessible, l’adhésion volontaire à la CFE et une assurance privée. L’offre retraités de la CFE démarre à 147 € par mois selon le pays, l’âge et la composition du foyer, sans questionnaire de santé. Voir assurance maladie du retraité à l’étranger et le formulaire S1.
Le régime local d’assurance maladie coopérative est conçu pour les salariés et leurs ayants droit ; un résident sans employeur s’assure lui-même, et les titulaires de la résidence premium disposent d’une police du CHI. Lors des séjours temporaires en France, un retraité dont la pension rémunère au moins 15 ans d’assurance en France est pris en charge ; son conjoint souscrit une assurance privée avant de voyager. Le détail se lit dans la page remboursement des soins en Arabie saoudite.
Coût de la vie, villes et quartiers prisés
Les retraités qui s’installent se concentrent dans les trois pôles où vivent les Français : Riyad, Djeddah, ainsi que Dammam et Al-Khobar. Les sources officielles consultées ne donnent pas de loyer moyen par quartier ; le budget se construit à partir d’offres locales et de l’évolution des prix publiée par la GASTAT. Les zones ouvertes à l’achat se lisent dans le document des périmètres de la REGA, qui cite Riyad et Djeddah.
La page vivre en Arabie saoudite décrit les villes, les écoles, la sécurité et le climat, avec des étés très chauds ; l’hiver est la saison la plus agréable pour un repérage. France Diplomatie rappelle que l’ambassade ne prend jamais en charge les frais de santé. Le guide budgétiser la santé en expatriation complète ces repères, et l’assurance retraite à l’étranger regroupe les solutions.
Succession, certificat de vie et démarches du pensionné
La convention franco-saoudienne répartit aussi les droits de succession (article 17) : les biens immobiliers ne sont soumis aux droits que dans l’État où ils se trouvent, et les biens meubles, titres et dépôts compris, dans l’État de résidence du défunt au moment du décès. Un Français résident saoudien propriétaire d’un logement et de comptes en France se renseigne donc sur ces deux axes avant de rédiger son testament, avec un notaire connaissant les deux droits.
Le pensionné prévient par écrit sa caisse de retraite de son adresse à l’étranger. La pension se verse sur un compte français ou étranger, avec des frais bancaires à vérifier. Chaque année, la caisse envoie un certificat de vie à faire remplir par une autorité locale. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) n’est plus versée si le pensionné part vivre à l’étranger (Assurance retraite). Le guide toucher sa retraite à l’étranger et la page retraite détaillent les étapes, et l’assurance retour en France prépare un éventuel retour.
Questions fréquentes
Existe-t-il un visa retraité en Arabie saoudite ?
Les sources officielles consultées ne décrivent pas de visa retraité. Le long séjour passe par un sponsor saoudien, ou par la résidence premium, accordée sans sponsor, avec une catégorie dédiée aux propriétaires immobiliers.
Combien coûte la résidence premium ?
Le ministère saoudien des Médias indique 800 000 SAR (environ 190 050 €) en paiement unique pour la durée illimitée et 100 000 SAR (environ 23 760 €) par an pour la version d'un an renouvelable. Ces montants datent de novembre 2022 et se confirment auprès du Centre de la résidence premium.
Un retraité français peut-il acheter un logement en Arabie saoudite ?
Oui, dans les périmètres géographiques que publie la REGA en application du décret royal M/14 : Riyad et Djeddah comptent des zones ouvertes, avec des règles particulières pour La Mecque et Médine. La propriété s'inscrit au registre foncier.
Ma pension française est-elle imposée en Arabie saoudite ?
La convention de 1982 n'a pas d'article sur les pensions privées, et la notice de l'administration fiscale française indique que les pensions publiques, privées et de sécurité sociale d'un résident saoudien sont imposables en France. La situation saoudienne se vérifie auprès de ZATCA.
Le formulaire S1 fonctionne-t-il en Arabie saoudite ?
Non : le S1 vaut dans l'Union européenne et dans les pays qui l'appliquent. En Arabie saoudite, le retraité choisit entre la CFE, une assurance privée et, s'il y est éligible, le régime local.
Quelle assurance santé choisir pour un retraité en Arabie saoudite ?
La CFE propose une offre retraités à partir de 147 € par mois, sans questionnaire de santé ; une assurance internationale rembourse les frais réels dans ses plafonds, sous réserve des antécédents. La police locale ne couvre que le royaume.
Comment prouver mon existence pour continuer à toucher ma pension ?
La caisse envoie chaque année un certificat de vie à faire remplir par une autorité locale, puis à retourner dans le délai indiqué. Sans retour, le paiement de la pension peut être suspendu.
Peut-on percevoir l'Aspa en vivant en Arabie saoudite ?
Non : l'allocation de solidarité aux personnes âgées n'est plus versée en cas de départ à l'étranger. Elle se redemande au retour, après notification à la caisse avant le départ.
Les autres guides : Arabie saoudite
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
