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Ouzbékistan · Travailler et économie
Travailler en Ouzbékistan quand on est français : visa, enregistrement, impôt et protection sociale
L’essentiel
Un Français séjourne en Ouzbékistan sans visa pendant 30 jours au plus ; au-delà, un visa est obligatoire, et tout séjour de plus de 72 heures est enregistré auprès de l'OVIR par l'hôte ou par l'hôtel. Les pages de France Diplomatie ne détaillent ni les permis de résidence ni les autorisations de travail, que l'employeur et l'ambassade d'Ouzbékistan à Paris précisent au cas par cas. La France et l'Ouzbékistan sont liées par une convention fiscale signée le 22 avril 1996 et en vigueur depuis le 1er octobre 2003, mais pas par une convention de sécurité sociale : un détaché reste affilié au régime français pour trois ans renouvelables une fois. Le pays est la deuxième économie d'Asie centrale, avec un PIB de l'ordre de 110 milliards de dollars.
- Aucun visa pour 30 jours au plus ; visa obligatoire au-delà (France Diplomatie) ; enregistrement à l'OVIR au-delà de 72 heures.
- Convention fiscale franco-ouzbèke signée le 22 avril 1996, en vigueur depuis le 1er octobre 2003 ; applicable aux revenus à partir du 1er janvier 2004 (BOFiP).
- Aucune convention de sécurité sociale France-Ouzbékistan dans la liste du CLEISS ; détachement hors convention de 3 ans renouvelables une fois.
- PIB de plus de 100 milliards de dollars et croissance annuelle de l'ordre de 6 % ; deuxième économie d'Asie centrale après le Kazakhstan.
- Envois de fonds des migrants, surtout depuis la Russie : de l'ordre de 15 milliards de dollars, soit environ 13 % du PIB.
- Carburant, alcool et tabac se paient obligatoirement par voie électronique.
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Repères chiffrés : Ouzbékistan
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +7,7 %
- Inflation
- 8,8 %
- Taux de chômage
- 4,6 %
- PIB par habitant
- 3 968 $
- Population
- 37,1 millions
- Espérance de vie
- 72,5 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 6,7 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 2,81
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 4,9
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit au travail, visa et enregistrement
France Diplomatie indique qu’aucun visa n’est exigé pour un séjour de 30 jours au plus et qu’un visa est obligatoire pour une durée supérieure, sans détailler les catégories : elle renvoie à l’ambassade d’Ouzbékistan à Paris. Elle précise aussi que les visas privés et d’affaires sont enregistrés par l’hôte, et que les prolongations doivent être demandées 10 jours avant l’expiration, certains visas n’étant pas prolongeables sur place. Les pages consultées ne couvrent ni les permis de résidence ni les autorisations de travail : l’employeur confirme auprès des autorités ouzbèkes les démarches à accomplir pour un salarié étranger, avant son arrivée.
Tout séjour de plus de 72 heures se déclare à l’OVIR, le service des visas et de l’enregistrement. Les justificatifs peuvent être recoupés avec les factures d’hôtel et les billets de train lors de démarches administratives ; les manquements exposent à de fortes amendes, à l’expulsion vers la France aux frais du voyageur et à une interdiction d’entrée. Voir le guide travailler à l’étranger.
Salaire minimum et niveaux de rémunération
Le salaire minimum légal et les niveaux de salaires ne figurent pas sur les pages officielles consultées : l’agence nationale de statistique ne publie pas, dans sa page d’accueil, de montant de salaire minimum ou de salaire moyen. Aucun chiffre n’est donc reproduit ici ; le montant en vigueur se confirme auprès de l’employeur et des administrations du travail. Les indicateurs d’inflation, de change et de chômage, actualisés en continu, figurent dans le bloc de repères économiques de cette page.
L’Ouzbékistan ne publie pas de grille de salaires pour les expatriés. Pour un contrat local, négociez le salaire brut, la devise de paiement (le soum est la seule monnaie légale), les avantages en nature (logement, scolarité, assurance santé), la prise en charge de l’évacuation et, pour une famille, le logement au regard des pics de pollution de la capitale. Pour comparer un contrat local à un détachement, voir le guide détaché ou expatrié.
Impôt sur le revenu et convention fiscale
La France et l’Ouzbékistan ont signé le 22 avril 1996 une convention en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, avec un protocole qui en fait partie intégrante. Approuvée par la loi n° 2003-626 du 8 juillet 2003 et publiée par le décret n° 2004-136 du 6 février 2004, elle est entrée en vigueur le 1er octobre 2003 et s’applique, pour les retenues à la source, aux sommes imposables à partir du 1er janvier 2004, et pour les autres impôts sur le revenu aux années commençant à partir de cette date. Elle remplace la convention franco-soviétique de 1985 pour les relations fiscales entre les deux pays.
Le barème de l’impôt ouzbek sur le revenu des salariés et les règles de résidence fiscale ne figurent pas sur les pages officielles consultées : demandez à votre employeur la grille de retenue à la source en vigueur. Le texte de la convention détermine l’État qui impose les revenus du travail d’un salarié ; faites valider votre situation par un professionnel. La page retraite en Ouzbékistan en tire les conséquences pour les pensions.
Cotisations sociales et sécurité sociale française
Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France à l’Ouzbékistan : le CLEISS ne l’inscrit pas dans sa liste. Un salarié envoyé par son employeur français peut rester affilié au régime français, selon le droit interne, pour trois ans renouvelables une fois ; les cotisations sont versées en France comme si le salarié y travaillait, et ce maintien ne dispense pas des cotisations éventuellement dues en Ouzbékistan. Les soins sont remboursés dans la limite de ce que la France rembourse, sur factures acquittées avec le formulaire S 3125c ; un arrêt de travail se déclare dans les 48 heures.
Les taux de cotisation du régime local et les conditions d’affiliation d’un salarié étranger ne sont pas décrits par les pages officielles consultées : l’employeur les précise. Voir la page remboursement des soins en Ouzbékistan.
Déplacements d'affaires, indépendants et télétravail
Les déplacements d’affaires de moins de 30 jours se font sans visa. Prévoyez l’enregistrement de l’hébergement, l’enregistrement des téléphones achetés à l’étranger auprès d’UzIMEI si le séjour dépasse 30 jours (75 000 soums) et la déclaration en douane des sommes supérieures à 100 000 000 soums. Certains sites militaires et stratégiques, barrages, centrales et réserves naturelles exigent une autorisation du ministère de l’Intérieur, qu’une agence de voyage demande au moins 30 jours à l’avance pour une validité de 5 jours, avec un accompagnateur. Certains points de passage frontaliers ferment entre 22 h et 7 h et peuvent fermer sans préavis.
Les indépendants et le télétravail pour un employeur étranger ne disposent, dans les pages officielles consultées, d’aucun visa dédié : un séjour au-delà de 30 jours suppose un visa et un enregistrement. Pour comparer les pays, voir le guide visas nomades numériques et la page assurance nomade digital. Pour les paiements, les cartes Visa, Mastercard et American Express se répandent mais les distributeurs peuvent être rares : le carburant, l’alcool et le tabac se paient obligatoirement par voie électronique depuis le 1er avril 2026.
Règles de vie professionnelle, transports et conduite
Un salarié ou un cadre en mission doit connaître plusieurs règles de vie. La consommation et la détention de stupéfiants sont sévèrement punies, conduire après avoir bu de l’alcool est strictement interdit, et les drones sont prohibés, avec des poursuites pénales possibles. La photographie est libre sauf pour les bâtiments désignés par la loi et signalés, et elle est interdite pour les militaires, leurs équipements et installations et les missions diplomatiques ; demandez l’autorisation avant de photographier des personnes. Depuis le 1er avril 2026, les cigarettes électroniques sont interdites et leur possession peut conduire à des poursuites pénales. Ne cherchez pas à éviter les contrôles de sécurité, fréquents sur les routes et dans les villes.
Pour les déplacements, des trains à grande vitesse relient Tachkent à Boukhara et à Karchi via Samarcande ; des trains de nuit desservent d’autres villes, avec des contrôles de sécurité comparables à ceux d’un aéroport, et il faut arriver 30 minutes avant le départ. La compagnie nationale assure des vols directs Paris-Tachkent, parfois via Urgench selon la saison. Un permis international est exigé pour conduire, l’assurance de responsabilité civile est obligatoire et la carte verte n’est pas valable ; après un accident, il faut appeler la police de la route pour établir le constat. Les routes principales relient les grandes villes mais peuvent être mal entretenues, les stations-service sont irrégulières, et le gazole est parfois difficile à trouver.
L'économie : secteurs, monnaie et perspectives
Selon France Diplomatie, le PIB est de l’ordre de 110 milliards de dollars, avec une croissance soutenue, ce qui fait de l’Ouzbékistan la deuxième économie d’Asie centrale après le Kazakhstan. Les principales exportations sont des produits énergétiques (surtout du gaz), des métaux (or, uranium, cuivre) et des produits agricoles. Les envois de fonds des travailleurs migrants, principalement depuis la Russie, sont estimés à une quinzaine de milliards de dollars, soit environ 13 % du PIB. La monnaie est le soum, dont le taux de change varie.
L’accord de partenariat et de coopération avec l’Union européenne est en vigueur depuis 1999 et un paquet « Global Gateway » de 12 milliards d’euros a été annoncé au sommet Union européenne-Asie centrale de Samarcande. Pour un projet d’emploi ou de création d’activité, l’ambassade de France à Tachkent est l’interlocuteur de premier niveau. Quel que soit votre statut, comparez avec Expavy les contrats d’assurance santé expatrié avant la signature.
Questions fréquentes
Peut-on travailler en Ouzbékistan avec le séjour sans visa de 30 jours ?
Les pages de France Diplomatie ne couvrent pas les autorisations de travail et ne mentionnent que les séjours sans visa jusqu'à 30 jours. Pour une activité salariée, l'employeur confirme auprès des autorités ouzbèkes le visa et les autorisations nécessaires avant l'arrivée.
Comment s'enregistre-t-on pour un séjour professionnel ?
Tout séjour de plus de 72 heures se déclare à l'OVIR : l'hôte enregistre pour les visas privés et d'affaires, l'hôtel pour les clients d'hôtel. Un propriétaire peut passer par emehmon.uz. Les manquements exposent à de fortes amendes et à l'expulsion.
La France a-t-elle une convention fiscale avec l'Ouzbékistan ?
Oui : elle a été signée le 22 avril 1996 et est entrée en vigueur le 1er octobre 2003, avec application à partir du 1er janvier 2004. Elle remplace la convention franco-soviétique de 1985. Son texte détermine l'État qui impose chaque catégorie de revenus.
La France a-t-elle une convention de sécurité sociale avec l'Ouzbékistan ?
Non : le CLEISS ne la recense pas. Un salarié détaché par un employeur français reste affilié au régime français pour trois ans, renouvelables une fois, et les cotisations éventuellement dues en Ouzbékistan restent à payer sur place.
Quel est le salaire minimum en Ouzbékistan ?
Les pages officielles consultées ne donnent pas de montant. Le salaire minimum en vigueur se confirme auprès de l'employeur et de l'administration du travail ; aucun chiffre non lu sur une source officielle n'est reproduit.
Quelles règles de paiement et de devises s'appliquent ?
Le soum est la seule monnaie légale. Toute somme supérieure à l'équivalent de 100 000 000 soums se déclare à la douane, et le carburant, l'alcool et le tabac se paient obligatoirement par voie électronique depuis le 1er avril 2026.
Les autres guides : Ouzbékistan
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
