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Nouvelle-Zélande · Remboursements des soins
Remboursement des soins en Nouvelle-Zélande : qui rembourse quoi selon votre situation
L’essentiel
En Nouvelle-Zélande, le remboursement dépend du visa : la France n’a pas de convention de sécurité sociale avec le pays (CLEISS), donc un PVTiste doit présenter une assurance médicale complète à Immigration New Zealand et règle ses soins, tandis qu’un salarié avec un visa de travail de 2 ans ou plus accède aux soins publics financés (Health New Zealand). Un étudiant souscrit l’assurance exigée pour son visa, et l’ACC couvre les accidents de toute personne présente, touristes compris, la maladie relevant de l’assurance. Un salarié détaché par un employeur français peut rester affilié au régime français pendant 3 ans renouvelables une fois (CLEISS). La CFE classe la Nouvelle-Zélande en zone 5, avec 19 % du coût réel remboursé en hospitalisation : l’assurance au premier euro complète utilement ce socle.
- PVT : assurance médicale complète exigée pour toute la durée du séjour ; Immigration New Zealand peut demander la preuve d’une couverture hospitalière (Immigration New Zealand).
- Visa de travail de 2 ans ou plus : soins publics financés ; le partenaire doit remplir lui-même les critères, sauf pour la maternité (Health New Zealand).
- Étudiant : assurance voyage et santé obligatoire du début du cours à l’expiration du visa, doctorants exemptés (Immigration New Zealand).
- Détachement hors convention : 3 ans renouvelables une fois ; à l’étranger, remboursement limité à ce que le régime français prendrait en charge pour les mêmes soins (CLEISS).
- CFE : Nouvelle-Zélande en zone 5, hospitalisation remboursée à 19 % du coût réel, consultation à 21 € pour un forfait de 30 €, sans tiers payant hospitalier (CFE).
- ACC : couverture des blessures accidentelles pour toute personne présente, visiteurs inclus ; la maladie et l’évacuation restent à la charge de l’assurance (ACC ; France Diplomatie).
Comprendre qui rembourse quoi en Nouvelle-Zélande : trois niveaux de couverture
Un remboursement de soins en Nouvelle-Zélande combine trois niveaux. Le premier est le système public de Health New Zealand, réservé aux citoyens, aux résidents et aux titulaires d’un visa de travail de 2 ans ou plus. Le deuxième est l’ACC, qui indemnise les blessures accidentelles de tous, visiteurs compris. Le troisième est l’assurance privée, locale ou internationale, ou la protection française accessible aux expatriés par la CFE.
Aucune coordination n’existe entre la sécurité sociale française et le système néo-zélandais : le CLEISS range la Nouvelle-Zélande parmi les pays sans convention bilatérale. Le point de départ est donc le visa, qui détermine l’assurance à souscrire. Les paragraphes suivants passent en revue chaque situation, et le tableau de fin de page les rassemble. Le guide remboursements de soins à l’étranger complète cette lecture, et la page système de santé néo-zélandais détaille le fonctionnement local.
PVTiste : assurance médicale complète exigée par le visa
Un titulaire du Working Holiday ne peut pas accéder aux soins publics financés : Immigration New Zealand le classe parmi les visas temporaires, dont les titulaires paient eux-mêmes leurs soins. Le visa France exige une assurance médicale complète pour toute la durée du séjour ; la preuve (certificat d’assurance ou lettre d’approbation) peut être demandée après le dépôt, y compris pour la couverture hospitalière. Le CLEISS précise de son côté que l’assurance privée couvrant maladie, maternité, invalidité et rapatriement sanitaire est obligatoire. L’ACC prend en charge en partie les accidents, tandis que la maladie et le rapatriement relèvent de l’assurance (voir assurance PVT et justificatifs d’assurance PVT).
Selon son bulletin d’adhésion, la CFE propose un contrat Visa Vacances Travail dans lequel la Nouvelle-Zélande figure parmi les pays éligibles, avec une adhésion avant 30 ans et une durée d’un an. Elle rembourse au tarif français, donc partiellement sur place : elle se combine avec une assurance privée plutôt qu’elle ne la remplace, et sa conformité avec l’exigence du visa se confirme avant l’adhésion.
Salarié avec un visa de travail, détaché ou en contrat local
Visa de travail de 2 ans ou plus : le titulaire est éligible aux soins publics financés, le visa comptant dès son premier jour sur le territoire, ou en cumulant le temps déjà passé légalement dans le pays. Son partenaire doit remplir lui-même les critères, sauf pour les soins de maternité ; un enfant de 17 ans et moins est éligible si son parent ou tuteur l’est (Health New Zealand). Avec un visa de moins de 2 ans, une assurance privée s’impose. Une consultation chez le généraliste reste payante même pour une personne éligible, à un tarif subventionné lorsqu’elle est inscrite.
Salarié détaché : un employeur établi en France peut maintenir son salarié au régime français, par la législation interne, malgré l’absence de convention. La durée est de 3 ans, renouvelable une fois, avec un double statut : affiliation française et cotisations locales éventuelles. À l’étranger, les soins sont remboursés dans la limite de ce que le régime français aurait pris en charge, sur présentation des factures acquittées, sans prestations familiales françaises pour les enfants, et le CLEISS recommande une complémentaire dans les pays aux frais médicaux élevés. Passé 3 ans renouvelés une fois, le salarié devient expatrié (voir détaché ou expatrié et salarié détaché).
Contrat local : soumis à la législation néo-zélandaise, il suit les règles de visa et d’assurance ci-dessus ; le salarié perd la protection du régime français et peut adhérer volontairement à la CFE (voir contrat local).
Indépendant, conjoint et touriste
Travailleur indépendant : l’accès aux soins publics dépend du visa, donc en pratique de la résidence ou d’un visa de 2 ans ou plus. La CFE, qui assure tous les Français résidant à l’étranger quel que soit leur statut, ou une assurance privée prend le relais, souvent avec une responsabilité civile adaptée à l’activité.
Conjoint et enfants : un conjoint de titulaire de visa de travail peut obtenir un visa de travail partenaire de même durée, mais sa couverture publique se vérifie séparément. La CFE couvre le conjoint et les enfants ayants droit sur le contrat famille, les enfants jusqu’à 20 ans. Le partenaire d’un titulaire du Working Holiday ne peut pas s’appuyer sur ce visa pour demander le sien. La page assurance famille expatriée détaille les options.
Touriste : France Diplomatie juge impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance couvrant tous les frais médicaux. L’ACC prend en charge les accidents survenus pendant le séjour ; la maladie, le voyage de retour et les traitements après le retour relèvent de l’assurance voyage. Une assurance voyage longue durée couvre accidents, maladie, hospitalisation et rapatriement.
Étudiant et retraité : assurance obligatoire et visas
Étudiant : Immigration New Zealand impose une assurance pour le voyage et pour les soins nécessaires, du début du cours jusqu’à l’expiration du visa, avec une exemption pour les doctorants. Le contrat doit respecter le Code of Practice sur le soutien aux étudiants internationaux et convenir à l’établissement : il couvre les soins en Nouvelle-Zélande (diagnostics, ordonnances, chirurgie, hospitalisation), le transport hors du pays en cas de maladie ou blessure grave et le décès, y compris les frais d’obsèques et le voyage de proches (NZQA ; Immigration New Zealand). Détails dans l’assurance étudiant à l’étranger.
Retraité français : le Temporary Retirement Visitor Visa exige une assurance voyage ou santé acceptable pendant le séjour, et le Parent Boost Visitor Visa une assurance d’au moins 250 000 NZD par an pour les soins d’urgence, entre autres garanties (voir la page retraite en Nouvelle-Zélande). La CFE propose RetraitExpat Santé, à condition d’avoir cotisé au moins 15 ans au régime de base français, la Nouvelle-Zélande ne figurant pas dans la liste de pays qui dispensent de cette condition. Voir aussi l’assurance retraite à l’étranger et le guide assurance maladie du retraité.
CFE, assurance au premier euro et période de carence
La CFE classe la Nouvelle-Zélande en zone 5, sans tiers payant hospitalier, soit le niveau de remboursement le plus bas de son barème. Ses prestations 2026 s’appliquent aux soins dispensés à compter du 1er janvier 2026 : 19 % du coût réel pour une hospitalisation en médecine, réanimation ou chirurgie, 20 % pour la chimiothérapie, 32 % pour la radiothérapie et 15 % pour les actes techniques (radiographie, scanner, IRM). Une consultation est remboursée à 70 % d’un forfait de 30 €, soit 21 € (voir remboursements CFE). Les transports sanitaires restent remboursables à l’étranger uniquement dans l’Union européenne, l’EEE et en Suisse, avec accord préalable. La cotisation est trimestrielle, selon l’âge et la composition de la famille (voir cotisations CFE).
Une adhésion déposée moins de trois mois après l’installation prend effet sans carence ; au-delà, la carence est de 3 mois de 18 à 45 ans et de 6 mois après 45 ans, et d’un an après une radiation non liée à un retour en France. Une assurance santé internationale au premier euro rembourse en frais réels dans la limite des plafonds du contrat. Le questionnaire médical, les exclusions d’antécédents, les délais d’attente et les limites de médicaments se lisent avant de signer ; voir CFE ou assurance privée et la période de carence.
Poste par poste : consultation, hospitalisation, médicaments, dentaire, optique, maternité
- Consultation : chaque cabinet de médecine générale fixe ses tarifs ; l’inscription, gratuite pour les personnes éligibles, donne accès à un tarif subventionné, et les enfants de 13 ans et moins consultent gratuitement. Un visiteur paie le tarif occasionnel. La CFE rembourse 21 € pour un forfait de 30 €.
- Hospitalisation : gratuite pour une personne éligible dans un hôpital public ; une personne non éligible règle l’intégralité des frais, d’où le rôle d’un plafond annuel élevé dans une assurance internationale (voir plafond de garantie). La CFE rembourse 19 % du coût réel et verse un forfait de 1 500 € par œil pour la cataracte.
- Médicaments : participation habituelle de 5 NZD par médicament sur ordonnance, gratuité pour les moins de 14 ans, les titulaires d’une Community Services Card et les 65 ans et plus, carte de remise après 20 médicaments par an et par famille (Health New Zealand). La CFE applique des taux réduits selon la zone, avec une limitation possible au tarif français pour les produits très coûteux.
- Dentaire : soins de base gratuits jusqu’à 18 ans pour les personnes éligibles, payants ensuite, avec une contribution de l’ACC pour les accidents. La CFE rembourse 60 % d’un forfait de 23 € la consultation, soit 13,80 € ; les prothèses provisoires sont exclues (voir reste à charge).
- Optique : une consultation chez un optométriste est normalement payante, et les aides publiques pour les lunettes visent les faibles revenus. La CFE rembourse à 60 % des forfaits modestes pour les montures, les verres et les lentilles.
- Maternité : les soins sont financés pour les personnes éligibles ; une femme enceinte non éligible, avec un visa temporaire, justifie d’au moins 9 000 NZD pour ses frais de santé (Immigration New Zealand). La CFE verse un forfait de 3 164,11 € pour un accouchement par voie basse et de 3 573,64 € pour une césarienne, soins de la mère et du bébé compris ; les indemnités journalières de maternité exigent six mois d’adhésion à l’option.
Retour en France : récupérer ses droits sans attendre
Au retour, un adhérent de la CFE demande sa radiation depuis son espace personnel, télécharge l’attestation de fin de droits, puis dépose le formulaire 1106 (adulte) ou 3705 (enfant mineur) à la caisse d’Assurance Maladie de son lieu de résidence. La CFE prévoit un maintien de droits de trois mois au plus à compter du retour, pour les soins en France. Si la personne reprend une activité, les droits à l’Assurance Maladie sont ouverts immédiatement ; sans activité, ils s’ouvrent après trois mois de résidence stable en France.
Pour préparer ce retour, voir le guide retour en France, la page réduire le délai de carence et l’assurance retour en France. Expavy compare ces couvertures selon votre situation via le diagnostic.
Tableau récapitulatif : remboursement des soins selon votre situation
| Situation | Qui prend en charge | Délai ou formalité | Point d’attention |
|---|---|---|---|
| PVTiste | Assurance privée médicale complète, éventuellement complétée par la CFE | À souscrire avant la demande de visa ; preuve possible sur demande | Soins publics inaccessibles ; frais à avancer |
| Salarié, visa de travail de 2 ans ou plus | Soins publics financés ; assurance complémentaire facultative | Le visa compte dès le premier jour | Généraliste payant ; partenaire à vérifier |
| Salarié, visa de travail de moins de 2 ans | Assurance privée | Durée cumulée de séjour légal à examiner | Aucune convention franco-néo-zélandaise |
| Salarié détaché | Régime français hors convention, remboursement limité aux tarifs français | 3 ans renouvelables une fois ; démarche auprès de l’Urssaf | Complémentaire recommandée ; pas de prestations familiales |
| Contrat local | Mêmes règles de visa et d’assurance que le salarié | Selon la durée du visa | Compléter par la CFE si besoin |
| Travailleur indépendant | Assurance privée ou CFE ; soins publics après résidence | Selon le visa | Prévoir une responsabilité civile |
| Étudiant | Assurance obligatoire pour toute la durée du visa | À fournir pour la demande de visa | Contrat conforme au Code of Practice ; doctorants exemptés |
| Retraité français | Assurance acceptable selon le visa ; CFE RetraitExpat ; soins publics après résidence | 15 ans de cotisation pour la CFE | Pas de visa retraité ouvert à tous |
| Conjoint et enfants | Selon le visa du titulaire ; CFE sur contrat famille | Critères d’éligibilité propres à chacun | Enfants jusqu’à 20 ans à la CFE |
| Adhérent CFE | CFE, zone 5 : 19 % en hospitalisation, 21 € la consultation | Pas de carence si adhésion sous 3 mois ; sinon 3 ou 6 mois | Pas de tiers payant hospitalier ; ambulance non remboursée |
| Assurance au premier euro | Assureur, sur frais réels dans les plafonds | Questionnaire médical, exclusions, délais d’attente | Vérifier maternité, dentaire et médicaments |
| Touriste | Assurance voyage ; ACC pour les accidents | Avant le départ | ACC : accidents seulement |
| Retour en France | Assurance Maladie via la CPAM | Radiation CFE, formulaire 1106 ou 3705, maintien de 3 mois | Sans activité : 3 mois de résidence stable |
Sources : Health New Zealand, Immigration New Zealand, ACC, CLEISS, CFE. Les montants de la CFE concernent les soins dispensés en Nouvelle-Zélande ; les contrats privés varient.
Questions fréquentes
Un PVTiste français est-il remboursé par la Sécurité sociale en Nouvelle-Zélande ?
Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France et la Nouvelle-Zélande, et un titulaire du Working Holiday est exclu des soins publics financés. Il règle ses soins et s’appuie sur l’assurance médicale complète exigée par Immigration New Zealand ; l’ACC ne couvre que les accidents.
Quelle assurance faut-il pour un PVT en Nouvelle-Zélande ?
Immigration New Zealand exige une assurance médicale complète pour toute la durée du séjour et peut demander la preuve d’une couverture hospitalière, par exemple un certificat d’assurance ou une lettre d’approbation. Le CLEISS précise que la couverture comprend maladie, maternité, invalidité et rapatriement sanitaire.
Un salarié avec un visa de travail est-il couvert par le système public ?
Oui si son visa permet de rester 2 ans ou plus, le visa comptant dès le premier jour sur le territoire. Son partenaire doit remplir lui-même les critères, sauf pour la maternité. Avec un visa plus court, une assurance privée s’impose, et le généraliste reste payant dans tous les cas.
Un salarié détaché en Nouvelle-Zélande reste-t-il couvert par le régime français ?
Oui, par la législation française, pour 3 ans renouvelables une fois, malgré l’absence de convention. Les soins à l’étranger sont remboursés dans la limite de ce que le régime français prendrait en charge, sur factures acquittées ; une complémentaire est recommandée. Au-delà, le salarié devient expatrié.
Que rembourse la CFE en Nouvelle-Zélande ?
La Nouvelle-Zélande est en zone 5 : 19 % du coût réel pour l’hospitalisation en médecine, réanimation ou chirurgie, 32 % pour la radiothérapie, 15 % pour les actes techniques et 21 € pour une consultation (70 % d’un forfait de 30 €). Il n’y a pas de tiers payant hospitalier : le patient avance les frais.
L’ACC rembourse-t-elle les soins d’un touriste ?
L’ACC prend en charge une part des soins d’un visiteur blessé dans un accident en Nouvelle-Zélande, le patient réglant le reste. La maladie, le retour au pays et les soins après le retour relèvent de l’assurance : France Diplomatie juge impératif de souscrire un contrat d’assistance ou une assurance voyage.
Un étudiant doit-il souscrire une assurance pour étudier en Nouvelle-Zélande ?
Oui : Immigration New Zealand impose une assurance voyage et santé du début du cours jusqu’à l’expiration du visa, conforme au Code of Practice et acceptable pour l’établissement. Elle couvre les soins en Nouvelle-Zélande, le transport hors du pays en cas de maladie ou blessure grave et le décès. Les doctorants sont exemptés.
Comment retrouver sa couverture au retour en France ?
Demander sa radiation à la CFE, télécharger l’attestation de fin de droits et déposer le formulaire 1106 (adulte) ou 3705 (mineur) à la caisse d’Assurance Maladie. Un maintien de droits de trois mois au plus s’applique ; sans activité, l’ouverture des droits demande trois mois de résidence stable en France.
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- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
