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Nouvelle-Zélande · Travailler et économie
Travailler en Nouvelle-Zélande quand on est Français : PVT, visas, salaire minimum, impôts et économie
L’essentiel
Un Français peut travailler en Nouvelle-Zélande avec le Working Holiday (18 à 30 ans, 12 mois, emplois temporaires), puis avec un Accredited Employer Work Visa pour un poste proposé par un employeur accrédité. Le salaire minimum adulte est de 23,95 NZD de l’heure depuis le 1er avril 2026 (Employment New Zealand), et le salaire horaire médian atteint 35,96 NZD au deuxième trimestre 2026 (Stats NZ). Le barème de l’impôt sur le revenu d’un résident compte cinq tranches, de 10,5 % à 39 % (IRD), et un prélèvement ACC de 1,75 % finance l’assurance accidents. Les métiers de la Green List offrent une voie vers la résidence.
- Working Holiday France : 18 à 30 ans, 12 mois, à partir de 770 NZD ; prolongation de 3 mois après 3 mois de travail horticole ou viticole, à partir de 800 NZD (Immigration New Zealand).
- Accredited Employer Work Visa : à partir de 1 540 NZD, jusqu’à 5 ans (niveaux de compétence 1 à 3) ou 3 ans (niveaux 4 et 5), 30 heures de travail par semaine au moins (Immigration New Zealand).
- Salaire minimum adulte : 23,95 NZD de l’heure, soit 958 NZD pour 40 heures ; taux de départ et de formation : 19,16 NZD (Employment New Zealand).
- Barème d’un résident fiscal depuis le 1er avril 2025 : 10,5 % jusqu’à 15 600 NZD, 17,5 % jusqu’à 53 500 NZD, 30 % jusqu’à 78 100 NZD, 33 % jusqu’à 180 000 NZD, puis 39 % (IRD).
- KiwiSaver : 3,5 % de cotisation salarié et employeur depuis le 1er avril 2026, 4 % à partir du 1er avril 2028 ; l’adhésion est fermée aux titulaires d’un visa temporaire (IRD).
- Prélèvement ACC de 1,75 NZD par 100 NZD de revenu en 2026-27, jusqu’à 156 641 NZD de revenu annuel (IRD).
Repères économiques : Nouvelle-Zélande
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +0,5 %
- Inflation
- 2,8 %
- Taux de chômage
- 5,1 %
- PIB par habitant
- 49 591 $
- Population
- 5,3 millions
- Change
- 1 € = 2,000 NZD
- dollar néo-zélandais, cours BCE du jour
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Travailler en Nouvelle-Zélande quand on est Français : les grandes voies
Un Français dispose de quatre portes d’entrée vers l’emploi néo-zélandais : le Working Holiday de 18 à 30 ans, le visa de travail lié à un employeur accrédité, le visa d’étudiant (jusqu’à 25 heures de travail par semaine pendant les cours) et le visa de travail partenaire, qui ouvre tous les emplois au conjoint d’un titulaire de visa de travail (Immigration New Zealand). La résidence suit pour les profils qualifiés : Green List ou Skilled Migrant Category.
Le marché de l’emploi est à suivre de près : Stats NZ compte 2,905 millions de personnes en emploi au deuxième trimestre 2026, avec un taux d’emploi de 66,7 % et un chômage à 5,6 % (171 000 personnes), en hausse par rapport aux 5,4 % du trimestre précédent. Une offre ferme avant le départ simplifie donc les démarches. Le guide travailler à l’étranger complète cette page.
Working Holiday : conditions, durée et prolongation
Le Working Holiday France s’adresse aux 18 à 30 ans, pour un séjour de 12 mois au plus, avec un coût à partir de 770 NZD. Immigration New Zealand demande un passeport valide encore 3 mois après l’expiration du visa, 4 200 NZD de fonds, un billet de sortie ou de quoi l’acheter, une bonne santé, une bonne moralité et une assurance médicale complète pour toute la durée du séjour : la preuve peut être réclamée après le dépôt, y compris pour la couverture hospitalière. Le visa ne se demande qu’une fois : un précédent Working Holiday néo-zélandais, même inutilisé, exclut une nouvelle demande. 80 % des demandes sont décidées en 2 semaines, et le visa s’utilise en entrant dans le pays dans les 12 mois suivant sa délivrance.
Il autorise des emplois temporaires, sous contrat de travail ou contrat de prestation de services. Un emploi permanent et la direction d’une entreprise en tant que propriétaire sont exclus, et les études sont limitées à 6 mois au total.
Prolongation : un titulaire qui a travaillé au moins 3 mois dans l’horticulture ou la viticulture (plantation, entretien, récolte, conditionnement) peut demander le Working Holiday Extension Work Visa, d’une durée de 3 mois, à partir de 800 NZD, sans offre d’emploi préalable ; les pépinières et la transformation alimentaire ne comptent pas. Les 3 mois de travail n’ont pas besoin d’être continus ni chez le même employeur. Voir le guide PVT et les justificatifs d’assurance PVT.
Accredited Employer Work Visa : le visa de travail avec employeur
L’Accredited Employer Work Visa (AEWV) est le visa de travail de référence. Il se demande à partir de 1 540 NZD, avec 80 % des demandes décidées en 5,5 semaines. Il exige un poste d’au moins 30 heures par semaine chez un employeur accrédité dont l’offre a passé le contrôle de l’emploi (job check), ainsi que 2 ans d’expérience pertinente ou une qualification de niveau 4 ou plus du cadre néo-zélandais (Immigration New Zealand).
La durée atteint 5 ans au plus pour les niveaux de compétence 1 à 3 et 3 ans pour les niveaux 4 et 5. Le visa est lié à un employeur, à un intitulé de poste et à un lieu : tout changement passe par une demande de modification. Depuis le 10 mars 2025, l’employeur n’a plus à verser le salaire médian ; il paie au minimum le salaire minimum et au niveau du marché néo-zélandais, comme à un collègue local. Le conjoint peut ensuite demander un visa de travail partenaire à partir de 1 630 NZD, d’une durée identique à celle du titulaire.
Green List, Skilled Migrant Category et résidence
La Green List classe les métiers recherchés en deux niveaux. Le niveau 1 conduit au Straight to Residence Visa : 55 ans au plus, employeur accrédité, poste à temps plein d’au moins 12 mois, rémunération d’au moins 35,00 NZD de l’heure (médiane 2025) ou le taux propre au métier, demande à partir de 6 450 NZD, avec 80 % des dossiers décidés en 3,5 mois. Le niveau 2 conduit au Work to Residence Visa : 24 mois de travail dans un poste du niveau 2 en Nouvelle-Zélande, sur les 30 mois précédant la demande, à partir de 6 450 NZD.
Le Skilled Migrant Category repose sur 6 points, à 55 ans au plus. Trois chemins existent : par points (diplôme, inscription professionnelle ou revenu, plus expérience), expérience qualifiée (5 ans dont 2 en Nouvelle-Zélande) et métiers techniques (qualification plus 4 ans d’expérience, dont 1,5 an dans le pays). Le seuil salarial de référence est de 35,00 NZD de l’heure, et Immigration New Zealand a modifié les points liés aux diplômes à compter du 24 août 2026.
Salaire minimum, salaires et congés
Depuis le 1er avril 2026, le salaire minimum adulte est de 23,95 NZD de l’heure, soit 958 NZD pour une semaine de 40 heures. Les taux de départ et de formation sont de 19,16 NZD, soit 766,40 NZD pour 40 heures (Employment New Zealand). Tous les salariés acquièrent 4 semaines de congés payés après 12 mois d’emploi continu chez le même employeur.
Au-dessus du plancher, Stats NZ donne pour le deuxième trimestre 2026 un salaire horaire médian de 35,96 NZD (38,00 NZD à temps plein, 28,49 NZD à temps partiel) et un salaire hebdomadaire médian de 1 419 NZD. Le gain horaire moyen en heures normales est de 44,62 NZD, en hausse de 2,8 % sur un an, et les salaires et traitements ont progressé de 2,0 % sur 12 mois, un rythme inférieur à l’inflation.
Impôt sur le revenu, KiwiSaver et ACC
Un résident fiscal est imposé au barème progressif en vigueur depuis le 1er avril 2025 (IRD) :
- 10,5 % jusqu’à 15 600 NZD ;
- 17,5 % de 15 601 à 53 500 NZD ;
- 30 % de 53 501 à 78 100 NZD ;
- 33 % de 78 101 à 180 000 NZD ;
- 39 % au-delà de 180 000 NZD.
La résidence fiscale s’acquiert après plus de 183 jours de présence sur 12 mois, ou dès l’existence d’un lieu d’habitation permanent dans le pays (IRD). Le numéro IRD se demande en ligne dès l’arrivée (voir la page vivre en Nouvelle-Zélande).
KiwiSaver, l’épargne retraite néo-zélandaise : les cotisations par défaut du salarié et de l’employeur passent de 3 % à 3,5 % le 1er avril 2026 puis à 4 % le 1er avril 2028. L’IRD réserve l’adhésion aux citoyens et aux personnes autorisées à vivre indéfiniment dans le pays : les titulaires d’un visa de travail, d’étudiant ou de visiteur en sont écartés.
ACC : le prélèvement des salariés s’élève à 1,75 NZD par 100 NZD de revenu en 2026-27, jusqu’à 156 641 NZD de revenu annuel, soit 2 741,22 NZD au maximum (IRD). En contrepartie, l’ACC couvre les blessures accidentelles de toute personne présente, résident ou visiteur.
Protection sociale du salarié : détachement, contrat local et assurance
Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France à la Nouvelle-Zélande, selon le CLEISS, qui les classe avec l’Australie et la Colombie parmi les pays couverts par un accord PVT mais sans convention de sécurité sociale. Un jeune en Working Holiday ne bénéficie pas de l’assurance maladie locale, même en travaillant, et le CLEISS souligne que l’assurance privée couvrant maladie, maternité, invalidité et rapatriement sanitaire est obligatoire.
Salarié détaché : un employeur établi en France peut maintenir son salarié au régime français malgré l’absence de convention, selon la législation interne. La durée est de 3 ans, renouvelable une fois, avec un double statut : affiliation française et cotisations locales éventuelles. Au-delà, le salarié devient expatrié et relève du régime du pays d’accueil. À l’étranger, les soins sont remboursés dans la limite de ce que le régime français prendrait en charge pour les mêmes soins, d’où l’intérêt d’une complémentaire (CLEISS). Voir détaché ou expatrié, salarié détaché et contrat local.
Côté santé, un visa de travail de 2 ans ou plus ouvre l’accès aux soins publics financés (Health New Zealand), alors qu’un visa plus court exige une assurance privée. Les pages système de santé et remboursement des soins détaillent chaque situation.
L’économie néo-zélandaise : croissance, agriculture, tourisme et dollar
Le PIB réel a progressé de 0,2 % au deuxième trimestre 2026, après 0,9 % au premier, soit 1,7 % sur l’année à juin 2026 ; la construction a été le premier moteur du trimestre (Stats NZ). L’inflation atteint 4,1 % sur 12 mois, alimentée par les carburants, et la Reserve Bank of New Zealand a relevé son taux directeur (OCR) à 2,75 % le 2 septembre 2026, avec un objectif d’inflation de 1 à 3 %. Le cours euro-dollar néo-zélandais s’affiche dans le bloc de repères économiques ci-dessus.
Le secteur primaire représente 5,2 % de l’économie et les industries de biens 20,4 % (année à mars 2024, Stats NZ), mais il pèse lourd à l’exportation : les exportations de biens atteignent 85,3 milliards de NZD sur l’année à août 2026, en hausse de 7,7 milliards, et la Chine, l’Australie et les États-Unis sont les trois premiers clients. En août 2026, le lait en poudre, le beurre et le fromage ont rapporté 1,2 milliard de NZD sur 6,7 milliards d’exportations mensuelles.
Le tourisme est le second pilier. Stats NZ compte 3,69 millions d’arrivées de visiteurs étrangers sur l’année à juillet 2026 (+305 000). Pour l’année à mars 2025, les dépenses touristiques totalisent 46,6 milliards de NZD, la valeur ajoutée directe du tourisme représente 4,6 % du PIB, le tourisme international 17 % des exportations et 194 631 personnes travaillent directement dans le secteur (6,8 % de l’emploi), la restauration et les boissons étant le premier contributeur à la hausse de l’emploi touristique. L’horticulture et la viticulture, elles, ouvrent droit à la prolongation du Working Holiday.
Tableau récapitulatif : les principaux visas pour travailler
| Visa | Pour qui | Durée | Coût de départ | Point d’attention |
|---|---|---|---|---|
| Working Holiday France | 18 à 30 ans | 12 mois | 770 NZD | Emplois temporaires ; assurance médicale complète ; 4 200 NZD de fonds |
| Extension du Working Holiday | Titulaires ayant 3 mois de travail horticole ou viticole | 3 mois | 800 NZD | Pépinières et transformation alimentaire exclues |
| Accredited Employer Work Visa | Salarié d’un employeur accrédité | 3 à 5 ans selon le niveau de compétence | 1 540 NZD | 30 heures par semaine au moins ; lié à l’employeur, au poste et au lieu |
| Straight to Residence (Green List, niveau 1) | 55 ans au plus ; employeur accrédité | Résidence | 6 450 NZD | Salaire d’au moins 35,00 NZD de l’heure ou taux du métier |
| Work to Residence (Green List, niveau 2) | 55 ans au plus ; 24 mois de travail en Nouvelle-Zélande | Résidence | 6 450 NZD | Taux salarial propre au métier |
| Skilled Migrant Category | 55 ans au plus ; 6 points | Résidence | 6 450 NZD | Trois chemins : points, expérience, métiers techniques |
| Visa de travail partenaire | Conjoint d’un titulaire de visa de travail | Durée du visa du titulaire | 1 630 NZD | Un titulaire de Working Holiday ne peut pas parrainer son partenaire |
Source : Immigration New Zealand. Les montants sont les frais de départ affichés ; le coût final dépend de la composition de la demande.
Questions fréquentes
Quel est le salaire minimum en Nouvelle-Zélande ?
Le salaire minimum adulte est de 23,95 NZD de l’heure depuis le 1er avril 2026, soit 958 NZD pour 40 heures. Les taux de départ et de formation sont de 19,16 NZD (Employment New Zealand). Le salaire horaire médian est de 35,96 NZD au deuxième trimestre 2026 (Stats NZ).
Un Français peut-il travailler en Nouvelle-Zélande avec un PVT ?
Oui, entre 18 et 30 ans : le Working Holiday France autorise 12 mois de séjour et des emplois temporaires, mais pas un emploi permanent ni la direction d’une entreprise. Il faut 4 200 NZD de fonds et une assurance médicale complète pour toute la durée du séjour.
Peut-on prolonger le PVT en Nouvelle-Zélande ?
Un titulaire qui a travaillé au moins 3 mois dans l’horticulture ou la viticulture peut demander le Working Holiday Extension Work Visa, de 3 mois, à partir de 800 NZD. Les mois de travail n’ont pas à être continus ni chez le même employeur.
Comment obtenir un visa de travail en Nouvelle-Zélande ?
Il faut un poste d’au moins 30 heures par semaine chez un employeur accrédité, et 2 ans d’expérience pertinente ou une qualification de niveau 4. L’Accredited Employer Work Visa démarre à 1 540 NZD, pour 3 à 5 ans selon le niveau de compétence du poste.
Comment est imposé un salarié en Nouvelle-Zélande ?
Un résident fiscal est imposé de 10,5 % à 39 % selon cinq tranches, le seuil de 39 % commençant à 180 000 NZD (IRD). La résidence fiscale s’acquiert après plus de 183 jours de présence sur 12 mois ; un numéro IRD est nécessaire pour être payé.
Un titulaire de visa de travail peut-il adhérer au KiwiSaver ?
L’IRD réserve le KiwiSaver aux citoyens et aux personnes autorisées à vivre indéfiniment en Nouvelle-Zélande. Un visa temporaire, de travail, d’étudiant ou de visiteur, ferme l’accès au dispositif, dont la cotisation par défaut est de 3,5 % depuis le 1er avril 2026.
À quoi sert le prélèvement ACC sur le salaire ?
Le prélèvement ACC de 1,75 NZD par 100 NZD de revenu en 2026-27 finance le régime d’assurance accidents. L’ACC couvre les blessures accidentelles de toute personne présente, visiteurs compris, mais la maladie et le rapatriement relèvent d’une assurance privée.
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