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Nouvelle-Zélande · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite en Nouvelle-Zélande quand on est Français : visa, fiscalité, santé et coût de la vie

L’essentiel

La Nouvelle-Zélande propose des visas de retraite à seuils financiers élevés plutôt qu’un visa retraité classique. Le Temporary Retirement Visitor Visa s’adresse aux 66 ans et plus, avec 750 000 NZD à investir pendant 2 ans, 500 000 NZD pour vivre et 60 000 NZD de revenu annuel ; le Parent Retirement Resident Visa suppose un enfant adulte citoyen ou résident (Immigration New Zealand). Une assurance voyage ou santé acceptable est exigée pendant le séjour. La convention fiscale franco-néo-zélandaise réserve à la France l’imposition des pensions de sécurité sociale françaises, ce que confirme l’IRD, et confie les autres pensions d’activité antérieure à l’État de résidence. Aucune convention de sécurité sociale ne lie les deux pays : la santé repose sur une assurance privée ou sur la CFE, qui classe la Nouvelle-Zélande en zone 5.

  • Temporary Retirement Visitor Visa : 66 ans ou plus, 750 000 NZD investis pendant 2 ans, 500 000 NZD pour vivre, 60 000 NZD de revenu annuel, séjour de 2 ans au plus, à partir de 7 891 NZD (Immigration New Zealand).
  • Parent Retirement Resident Visa : enfant adulte citoyen ou résident, 1 million de NZD investi pendant 4 ans, 500 000 NZD de fonds d’installation, 60 000 NZD de revenu annuel, à partir de 12 850 NZD (Immigration New Zealand).
  • Convention fiscale du 30 novembre 1979 : pensions de sécurité sociale imposables seulement dans l’État qui les verse (article 18, paragraphe 2), autres pensions d’activité antérieure dans l’État de résidence (article 18, paragraphe 1) (impots.gouv.fr).
  • NZ Superannuation : 65 ans et 10 à 20 ans de résidence depuis l’âge de 20 ans selon la date de naissance, dont 5 depuis 50 ans ; la France ne figure pas parmi les pays d’accord (Work and Income).
  • CFE : Nouvelle-Zélande en zone 5, hospitalisation remboursée à 19 % du coût réel ; RetraitExpat Santé exige 15 ans de cotisation au régime de base français (CFE).
  • Inflation vécue par les ménages de retraités : +4,5 % sur 12 mois à juin 2026, contre +3,2 % pour le ménage moyen (Stats NZ).

Repères économiques : Nouvelle-Zélande

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+0,5 %
Inflation
2,8 %
Taux de chômage
5,1 %
PIB par habitant
49 591 $
Population
5,3 millions
Change
1 € = 2,000 NZD
dollar néo-zélandais, cours BCE du jour

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

S’installer en Nouvelle-Zélande à la retraite : le cadre migratoire

Un Français retraité peut séjourner moins de 90 jours comme touriste avec une autorisation électronique NZeTA, valable deux ans, selon France Diplomatie. Pour une installation plus longue, Immigration New Zealand propose deux visas pensés pour les retraités : le Temporary Retirement Visitor Visa, un visa de visiteur de 2 ans au plus, et le Parent Retirement Resident Visa, un visa de résidence réservé aux parents d’un enfant installé dans le pays. Le Parent Boost Visitor Visa, d’une durée pouvant atteindre 5 ans, vise lui aussi les parents.

Le projet de retraite commence donc par la question du capital et du lien familial. La page vivre en Nouvelle-Zélande présente les villes et les loyers, et la fiche pays les obligations d’assurance par visa.

Temporary Retirement Visitor Visa : conditions financières et durée

Ce visa s’adresse aux personnes de 66 ans ou plus. Elles doivent disposer d’au moins 750 000 NZD à investir pendant 2 ans dans des placements acceptables en Nouvelle-Zélande, de 500 000 NZD ou plus pour vivre, et d’un revenu annuel d’au moins 60 000 NZD. Le séjour peut atteindre 2 ans, pour un coût à partir de 7 891 NZD, avec 80 % des demandes décidées en 4 semaines. Le titulaire maintient une assurance voyage ou santé acceptable pendant tout le séjour.

Les placements sont attestés par un professionnel de confiance, comme un expert-comptable ou un avocat, qui indique le type de placement, le montant, la date de départ et les organismes concernés ; les transferts entre placements acceptables sont permis. Le visa n’autorise pas à travailler en Nouvelle-Zélande, mais le travail à distance pour un employeur ou un client établi à l’étranger reste possible, et les études sont limitées à 3 mois sur toute période de 12 mois. Le conjoint peut être inclus s’il remplit les mêmes conditions ; les enfants à charge ne peuvent pas être ajoutés.

Parent Retirement Resident Visa et Parent Boost Visitor Visa : les voies pour un parent

Le Parent Retirement Resident Visa est destiné aux parents sans enfant à charge dont un enfant adulte, citoyen ou résident, vit en Nouvelle-Zélande. Il demande au moins 1 million de NZD à investir pendant 4 ans, sans emprunt, 500 000 NZD de fonds d’installation accessibles depuis la Nouvelle-Zélande et 60 000 NZD de revenu annuel (pensions, loyers, dividendes), pour une demande à partir de 12 850 NZD. Une bonne santé, avec radiographie du thorax et examen médical, et des certificats de police sont exigés. L’accord de principe est décidé pour 80 % des demandes en 14 mois, et le placement se transfère dans les 12 mois suivants. Après 4 ans de placement maintenu, un visa de résident permanent peut être accordé.

Le Parent Boost Visitor Visa est un visa de visiteur à entrées multiples, sponsorisé par un enfant citoyen ou résident, pour des séjours pouvant atteindre 5 ans, avec une sortie du pays pendant la troisième année pour un contrôle de santé et d’assurance. Il exige un revenu annuel d’au moins 33 663,24 NZD (51 182,56 NZD en couple), ou 170 000 NZD de fonds personnels (260 000 NZD en couple), ou un sponsor aux revenus suffisants. Il coûte à partir de 3 100 NZD, avec un délai d’environ quatre mois, et impose une assurance médicale ou voyage d’au moins 250 000 NZD par an pour les soins d’urgence, entre autres garanties.

Fiscalité de la pension française selon la convention fiscale franco-néo-zélandaise

La convention signée à Paris le 30 novembre 1979, modifiée par la convention multilatérale de 2017, répartit le droit d’imposer. Les pensions et rémunérations similaires versées au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans l’État de résidence (article 18, paragraphe 1). Les pensions payées en application de la législation de sécurité sociale d’un État ne sont imposables que dans cet État (article 18, paragraphe 2). Les pensions publiques ne sont imposables que dans l’État qui les verse, sauf si le bénéficiaire est résident et ressortissant de l’autre État (article 19). La France élimine la double imposition par exonération des revenus imposables en Nouvelle-Zélande (article 23).

L’IRD confirme que les pensions de sécurité sociale françaises sont exclues de l’impôt néo-zélandais, et que la plupart des pensions périodiques de régimes étrangers sont en revanche imposées en totalité en Nouvelle-Zélande après lecture de la convention applicable. Une pension de base française versée à un résident néo-zélandais reste donc imposable en France : l’administration française applique aux non-résidents une retenue à la source sur les pensions, après un abattement de 10 %, de 0 % jusqu’à 17 122 €, 12 % jusqu’à 49 667 € et 20 % au-delà, pour les revenus de 2025 (impots.gouv.fr). Un nouveau résident fiscal néo-zélandais qui ne l’était pas depuis 10 ans bénéficie en outre, pendant 4 ans, d’une exemption sur la plupart de ses revenus de placement étrangers ; les revenus d’activité n’en bénéficient pas (IRD). Le classement exact de chaque pension, de base, complémentaire ou publique, se vérifie auprès des deux administrations ; voir aussi le guide toucher sa retraite à l’étranger.

Santé à la retraite : assurance exigée, ACC et CFE

Un titulaire de visa temporaire (Temporary Retirement Visitor Visa, Parent Boost) règle ses soins : Health New Zealand ouvre les soins publics financés aux citoyens, aux titulaires d’un visa de résidence et aux visas de travail de 2 ans ou plus, et recommande vivement une assurance voyage couvrant la santé aux autres. L’ACC finance les blessures accidentelles de toute personne présente, visiteurs compris ; la maladie et le rapatriement sont du ressort de l’assurance. Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France et la Nouvelle-Zélande (CLEISS).

La CFE propose RetraitExpat Santé, qui couvre les soins à l’étranger pour un retraité du régime de base français sans activité, à condition d’avoir cotisé au moins 15 ans, la Nouvelle-Zélande ne figurant pas dans la liste de pays qui dispensent de cette condition (voir RetraitExpat). Elle classe la Nouvelle-Zélande en zone 5, avec 19 % du coût réel remboursé en hospitalisation et sans tiers payant hospitalier : un contrat complémentaire ou une assurance au premier euro complète utilement ce socle. Voir l’assurance retraite à l’étranger, le guide assurance maladie du retraité et la page remboursement des soins.

NZ Superannuation : la pension d’État néo-zélandaise

La NZ Superannuation est ouverte dès 65 ans aux citoyens, résidents permanents et titulaires d’un visa de la classe résidence, résidant habituellement dans le pays. Elle exige un nombre d’années de résidence depuis l’âge de 20 ans qui augmente avec la date de naissance : 10 ans pour les personnes nées jusqu’au 30 juin 1959, 15 ans pour celles nées entre le 1er juillet 1967 et le 30 juin 1969, 20 ans à partir du 1er juillet 1977, dont toujours au moins 5 ans depuis l’âge de 50 ans (Work and Income). Les années n’ont pas besoin d’être consécutives.

Des années passées dans un pays lié à la Nouvelle-Zélande par un accord de sécurité sociale peuvent compter : Australie, Canada, Danemark, Grèce, Irlande, Jersey, Guernesey, Malte, Pays-Bas, Corée du Sud et Royaume-Uni. La France ne figure pas dans cette liste : pour un retraité français qui s’installe à 66 ans, les années vécues en France sont donc exclues du calcul, et l’accès à la NZ Superannuation suppose de cumuler d’abord la durée de résidence exigée dans le pays, avec un visa de la classe résidence. D’ici là, la retraite repose sur la pension française. Work and Income précise qu’une personne qui peut prétendre à une pension étrangère doit la demander, ce qui peut modifier la NZ Superannuation. Voir aussi les trimestres travaillés à l’étranger.

Coût de la vie et logement pour un retraité

Stats NZ mesure l’inflation propre à chaque type de ménage : sur les 12 mois à juin 2026, elle atteint 4,5 % pour les ménages de retraités (superannuitants), contre 3,2 % pour le ménage moyen et 4,1 % pour l’indice général des prix. Le CPI relève une hausse de 12,0 % de l’électricité et de 8,8 % des impôts locaux, deux postes qui pèsent sur un budget sans activité.

Côté logement, le loyer médian des nouveaux baux est de 590 NZD par semaine pour l’ensemble du pays en juillet 2026, avec un quart des baux en dessous de 485 NZD et un quart au-dessus de 700 NZD. Il atteint 640 NZD à Auckland, 550 NZD à Christchurch ou à Nelson et 520 NZD à Dunedin (Tenancy Services). Le revenu annuel de 60 000 NZD exigé par les visas de retraite doit donc couvrir logement, énergie, impôts locaux et santé.

Tableau récapitulatif : les visas pour s’installer à la retraite

VisaPour quiFonds et revenus exigésDuréeAssurance santéCoût de départ
Temporary Retirement Visitor Visa66 ans ou plus, partenaire possible750 000 NZD investis 2 ans, 500 000 NZD pour vivre, 60 000 NZD de revenu annuel2 ans au plusAssurance voyage ou santé acceptable7 891 NZD
Parent Retirement Resident VisaParent d’un enfant adulte citoyen ou résident1 million NZD investi 4 ans, 500 000 NZD d’installation, 60 000 NZD de revenu annuelRésidenceSoins publics selon le statut de résident12 850 NZD
Parent Boost Visitor VisaParent d’un enfant citoyen ou résident33 663,24 NZD de revenu annuel ou 170 000 NZD de fonds, ou sponsor5 ans au plusAu moins 250 000 NZD par an pour les urgences3 100 NZD
Visiteur (NZeTA)Séjour touristiqueMoyens suffisants et billet de retourMoins de 90 joursAssurance voyage fortement recommandéeNZeTA, valable 2 ans

Sources : Immigration New Zealand, France Diplomatie, Health New Zealand. Les montants sont les frais de départ affichés ; le coût final dépend de la composition de la demande.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa retraité pour s’installer en Nouvelle-Zélande ?

Immigration New Zealand propose le Temporary Retirement Visitor Visa, pour les 66 ans et plus, d’une durée de 2 ans au plus, ainsi que le Parent Retirement Resident Visa et le Parent Boost Visitor Visa pour les parents d’un enfant citoyen ou résident. Les seuils financiers sont élevés.

Quel âge et quel capital pour le Temporary Retirement Visitor Visa ?

Il faut avoir 66 ans ou plus, 750 000 NZD à investir pendant 2 ans dans des placements acceptables, 500 000 NZD ou plus pour vivre et un revenu annuel d’au moins 60 000 NZD. Le visa coûte à partir de 7 891 NZD et exige une assurance voyage ou santé acceptable.

Un retraité français peut-il obtenir la résidence en Nouvelle-Zélande ?

Le Parent Retirement Resident Visa mène à la résidence pour un parent dont un enfant adulte est citoyen ou résident, avec 1 million de NZD investi pendant 4 ans, 500 000 NZD de fonds d’installation et 60 000 NZD de revenu annuel. Les voies de travail ou de compétences relèvent d’autres visas.

La pension française est-elle imposée en Nouvelle-Zélande ?

Les pensions de sécurité sociale françaises ne sont imposables qu’en France selon la convention fiscale du 30 novembre 1979, et l’IRD les exclut de l’impôt néo-zélandais. Les autres pensions d’activité antérieure sont imposables dans l’État de résidence ; chaque pension se classe auprès des administrations.

Un retraité français a-t-il droit à la NZ Superannuation ?

La NZ Superannuation exige 65 ans, un statut de résident et de 10 à 20 ans de résidence depuis 20 ans selon la date de naissance, dont 5 depuis 50 ans. La France ne figure pas parmi les pays d’accord de sécurité sociale : les années de résidence en France ne comptent pas, et la retraite d’un nouvel arrivant repose d’abord sur sa pension française.

Quelle assurance santé pour un retraité en Nouvelle-Zélande ?

Les visas de retraite temporaires exigent une assurance voyage ou santé acceptable, et le Parent Boost impose au moins 250 000 NZD par an pour les soins d’urgence. Une assurance internationale au premier euro, éventuellement associée à la CFE, répond à ces exigences ; l’ACC ne finance que les accidents.

Un retraité peut-il adhérer à la CFE en Nouvelle-Zélande ?

Oui, avec RetraitExpat Santé, s’il est retraité du régime de base français, sans activité professionnelle, et a cotisé au moins 15 ans, la Nouvelle-Zélande ne figurant pas parmi les pays qui dispensent de cette condition. La CFE classe le pays en zone 5, à 19 % du coût réel en hospitalisation.

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