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Irak · Vivre sur place

Vivre en Irak quand on est français : visa, sécurité, écoles et vie quotidienne

L’essentiel

Un Français a besoin d'un visa pour entrer en Irak : un e-visa pour l'Irak fédéral, à demander en ligne avant le départ depuis le 1er mars 2025, ou un visa de 30 jours délivré à l'arrivée pour la seule région du Kurdistan. France Diplomatie classe le territoire en zones rouge (formellement déconseillé) et orange (déconseillé sauf raison impérative), et recommande des précautions précises pour toute présence sur place. Deux écoles françaises suivies par l'AEFE existent au Kurdistan irakien, à Erbil et à Souleimaniyeh. L'eau du robinet ne se boit nulle part, et un contrat d'assistance couvrant soins et rapatriement sanitaire est indispensable avant le départ.

  • E-visa obligatoire pour l'Irak fédéral ; visa de 30 jours à l'arrivée pour la seule région du Kurdistan, avec des frais prépayés en ligne (France Diplomatie).
  • Dépassement du séjour autorisé : visa de sortie à demander, avec une pénalité de 500 000 IQD plus 10 000 IQD par jour de dépassement.
  • Carte de France Diplomatie, actualisée régulièrement : zones rouges (formellement déconseillé) et zones orange (déconseillé sauf raison impérative).
  • 2 établissements suivis par l'AEFE en Irak, tous deux au Kurdistan : Erbil (16 niveaux, dont 9 homologués) et Souleimaniyeh (8 niveaux homologués).
  • Visa pour journalistes, ONG et voyageurs d'affaires : demande auprès de l'ambassade d'Irak à Paris, avec 50 € de frais.
  • Aucun numéro d'urgence local n'est indiqué dans les fiches de France Diplomatie : joindre l'ambassade à Bagdad (+964 790 191 23 65) ou le consulat général à Erbil.

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Repères chiffrés : Irak

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
-2,2 %
Inflation
0,3 %
Taux de chômage
15,5 %
PIB par habitant
5 410 $
Population
47,0 millions
Espérance de vie
72,4 ans
Dépense de santé (% du PIB)
5,5 %
Médecins pour 1 000 hab.
1,02
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
1,1

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Avant de s'installer : lire la carte de France Diplomatie

La fiche « Sécurité » de France Diplomatie découpe le pays en zones. Les zones rouges (formellement déconseillées) regroupent notamment les abords de la frontière syrienne, les montagnes du nord proches des frontières turque et iranienne, la plus grande partie de la bande de 20 km le long de la frontière iranienne, une partie des gouvernorats d’Anbar, de Salah al-Din, de Kirkouk, de Babil, de Diyala et de Ninive, les quartiers périphériques de Bagdad, et dans la région du Kurdistan la ligne de coordination kurde dans le gouvernorat d’Erbil ainsi que des secteurs de Souleimaniyeh et de l’est de Dohouk.

Les zones orange (déconseillées sauf raison impérative) comprennent Kerbala, Babil, Qadisiyah, Muthanna, Dhi Qar, la ville de Bassora, Wasit, Maysan, la ville de Bagdad hors quartiers périphériques, la ville de Mossoul avec la route Mossoul-Erbil, et, au Kurdistan, le couloir qui relie Zakho à Halabja en passant par Dohouk, Erbil, Koya et Souleimaniyeh. Cette lecture se fait avant toute décision de résidence, avec l’employeur, l’ambassade de France à Bagdad et le consulat général à Erbil. Le guide assurance santé en Irak présente le cadre général.

Visa, séjour et formalités d'installation

France Diplomatie indique qu’un visa d’entrée est exigé. Pour l’Irak fédéral, le visa touristique n’est plus délivré à l’arrivée depuis le 1er mars 2025 : la demande se fait en ligne avant le voyage, sur le portail officiel de l’e-visa (evisa.iq), qui décrit un titre de 30 jours, à entrée simple ou multiple, délivré par courriel et à imprimer pour le contrôle aux frontières ; le passeport doit être valide et une photographie numérique sur fond blanc est demandée. Les membres d’ONG, les journalistes et les voyageurs d’affaires ne peuvent pas utiliser l’e-visa : ils déposent leur demande auprès de l’ambassade d’Irak à Paris (frais de 50 €, formulaire, deux photographies, copie du passeport, et pour les voyageurs d’affaires des documents d’entreprise). Les journalistes ajoutent une demande officielle de leur employeur à l’autorité irakienne des communications et des médias.

Pour la seule région du Kurdistan, un visa de 30 jours se délivre à l’arrivée dans un aéroport de la région ou au poste terrestre d’Ibrahim Khalil, en provenance de Turquie, pour 103 000 IQD prépayés en ligne ; il n’est pas nécessaire avec un visa irakien valide. Un dépassement de séjour impose de demander un visa de sortie à la direction des affaires de résidence, avec une pénalité de 500 000 IQD plus 10 000 IQD par jour. Les titres de résidence de plus longue durée relèvent de cette direction du ministère de l’Intérieur pour le territoire fédéral ; la procédure, les pièces et les délais se confirment auprès de l’ambassade d’Irak à Paris et de l’employeur, qui effectue généralement les démarches. Ni les numéros d’identification fiscale ni l’enregistrement auprès d’une autorité locale ne sont détaillés dans les fiches de France Diplomatie.

Villes et régions : Bagdad, Erbil, Souleimaniyeh

La France dispose d’une ambassade à Bagdad (quartier d’Abou Nawas) et d’un consulat général à Erbil (33 Salahaddin Street). Bagdad accueille aussi l’Institut français d’Irak, seul institut culturel étranger de la capitale selon le ministère, avec un espace Campus France. Erbil et Souleimaniyeh, au Kurdistan, concentrent les établissements scolaires du réseau français.

La carte de France Diplomatie place la ville de Bagdad en zone orange hors quartiers périphériques, celle de Bassora en zone orange, et le couloir kurde de Zakho à Halabja en zone orange également. Le choix de la ville, du quartier et du logement relève donc de la sécurité autant que du budget ; les recommandations générales sont développées plus bas. Les services de santé, la scolarité et les moyens de transport varient fortement d’une ville à l’autre.

Langues, culture et vie sociale

Les élèves de l’école française d’Erbil apprennent le kurde, l’arabe et l’anglais en plus du français, ce qui donne une idée des langues utiles au quotidien dans la région. L’enseignement du français est aussi présent dans le système irakien : le ministère irakien de l’Éducation recensait 350 établissements enseignant cette langue, d’après la page de l’ambassade de France consacrée à la coopération culturelle. À Bagdad, l’Institut français d’Irak propose des cours et des activités culturelles et héberge un espace Campus France.

Pour la vie sociale, l’employeur, l’ambassade et le consulat général restent les relais de référence : ils connaissent les consignes à jour, les lieux fréquentables et les conditions de déplacement. Les rassemblements, les manifestations et les déplacements sans accompagnement se préparent, conformément aux recommandations de France Diplomatie.

Scolarité : les établissements français du Kurdistan

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger suit deux établissements en Irak, tous deux au Kurdistan irakien. À Erbil, l’École internationale française Danielle-Mitterrand (route de Baharka) affiche 104 élèves et 16 niveaux, dont 9 homologués ; le CNED prend le relais pour les classes de première et de terminale. À Souleimaniyeh, l’École française Danielle-Mitterrand compte 50 élèves et 8 niveaux homologués. Les effectifs et les niveaux évoluent : la fiche de chaque établissement dans l’annuaire de l’AEFE donne les chiffres à jour.

Aucun établissement français homologué n’existe à Bagdad. Une famille qui y réside étudie le CNED, une école internationale locale ou le placement des enfants dans un établissement du réseau au Kurdistan. L’ambassade et le consulat général d’Erbil informent sur les bourses de l’AEFE.

Sécurité : les recommandations de France Diplomatie

France Diplomatie recense plusieurs risques, présentés ici de façon factuelle : l’enlèvement avec demande de rançon (hors région du Kurdistan), la criminalité organisée, les manifestations fréquentes, en particulier dans le sud, la présence de mines et de munitions non explosées dans d’anciennes zones de conflit et le risque routier, avec des accidents fréquents et souvent mortels. Le terrorisme est évalué comme élevé dans certaines zones (Tamim, Salah al-Din, Diyala, Anbar, sud de Mossoul, Makhmour) et latent ailleurs.

  • S’inscrire sur Ariane avant le départ pour recevoir les alertes.
  • Éviter les zones rouges et les déplacements de nuit.
  • Ne pas voyager seul ; recourir à des véhicules blindés et à des hôtels sécurisés.
  • Éviter les rassemblements et ne pas partager sa localisation sur les réseaux sociaux.
  • S’appuyer sur des relais locaux de confiance et tenir informée une personne référente.

Santé, eau et quotidien

France Diplomatie indique qu’il ne faut boire l’eau du robinet nulle part en Irak : des intoxications liées à sa qualité sont régulièrement signalées. Seules les boissons en bouteille scellée ou l’eau rendue sûre par filtration, ébullition ou désinfectant conviennent, et les fruits et légumes se pèlent ou se lavent à l’eau sûre. Le ministère recommande d’acheter en France sa trousse de premiers secours et les traitements des maladies chroniques, car les médicaments contrefaits sont répandus, et de ne rien acheter à des vendeurs de rue.

Un contrat d’assistance ou une assurance couvrant tous les frais médicaux, la chirurgie, l’hospitalisation et le rapatriement sanitaire est présenté comme essentiel : sans lui, l’accès aux soins peut être refusé, même en urgence vitale, et l’ambassade ne prend pas ces frais en charge. Les assureurs peuvent orienter leurs clients vers des hôpitaux de référence à Bagdad ou en région, et des évacuations vers Dubaï ou la France restent possibles. Le détail est dans les pages système de santé de l’Irak et remboursement des soins en Irak. Pour la monnaie, le dinar irakien (IQD) cohabite avec un taux officiel et un taux de marché . Les repères de change actualisés figurent dans le bloc « Repères économiques » de cette page.

Pour travailler sur place, voir la page travailler en Irak.

Questions fréquentes

Un Français a-t-il besoin d'un visa pour l'Irak ?

Oui. Pour l'Irak fédéral, un e-visa se demande en ligne avant le départ depuis le 1er mars 2025. Pour la seule région du Kurdistan, un visa de 30 jours se délivre à l'arrivée pour 103 000 IQD prépayés en ligne.

Que risque-t-on en cas de dépassement de séjour ?

Il faut demander un visa de sortie à la direction des affaires de résidence, avec une pénalité de 500 000 IQD plus 10 000 IQD par jour de dépassement, selon France Diplomatie.

Quelles zones France Diplomatie déconseille-t-elle ?

Des zones rouges (formellement déconseillées) et des zones orange (déconseillées sauf raison impérative), détaillées sur la carte : la fiche Sécurité les liste par gouvernorat.

Y a-t-il des écoles françaises en Irak ?

Oui, deux établissements suivis par l'AEFE, au Kurdistan : à Erbil (16 niveaux, dont 9 homologués) et à Souleimaniyeh (8 niveaux homologués). Il n'y a pas d'établissement homologué à Bagdad.

L'eau du robinet est-elle potable en Irak ?

France Diplomatie recommande de ne la boire nulle part et de s'en tenir à l'eau en bouteille scellée ou rendue sûre par filtration, ébullition ou désinfection.

Faut-il une assurance santé avant de partir ?

C'est présenté comme impératif : un contrat d'assistance couvrant tous les frais médicaux, l'hospitalisation et le rapatriement sanitaire, faute de quoi l'accès aux soins peut être refusé, y compris en urgence vitale.

Les autres guides : Irak