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Ghana · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite au Ghana : permis de résidence, fiscalité de la pension française et accès aux soins

L’essentiel

La liste des permis publiée par le Ghana Immigration Service ne comporte pas de visa ni de permis réservé aux retraités : un Français entre avec un visa, séjourne 60 jours au plus avec le tampon d'entrée et obtient un permis de résidence pour rester plus de trois mois, la catégorie dépendant de son projet. Le statut de résidence indéfinie, réservé à qui souhaite résider définitivement, coûte 18 000 dollars américains pour un ressortissant hors CEDEAO selon la grille en vigueur depuis le 15 mai 2025. La convention fiscale franco-ghanéenne, en vigueur depuis le 1er avril 1997, réserve l'imposition d'une pension privée à l'État de résidence, tandis que les pensions de sécurité sociale restent imposables dans l'État qui les verse. Aucune convention de sécurité sociale ne lie les deux pays : le formulaire S1 ne s'applique pas, et le retraité choisit entre le NHIS, la CFE et une assurance privée.

  • Aucune catégorie « retraité » dans la liste des permis du Ghana Immigration Service ; au-delà de trois mois de séjour, un permis de résidence est exigé (Ghana Immigration Service, France Diplomatie).
  • 18 000 dollars américains : droit du statut de résidence indéfinie pour un ressortissant hors CEDEAO ; le titulaire entre sans visa et travaille sans permis (grille effective depuis le 15 mai 2025).
  • Convention fiscale France-Ghana du 5 avril 1993, en vigueur depuis le 1er avril 1997 : pension privée imposable dans le seul État de résidence qui l'impose, pensions de sécurité sociale dans l'État qui les verse (articles 19 et 20).
  • Aucune convention de sécurité sociale : pas de S1 ; NHIS, CFE (SeniorExpat dès 147 € par mois) ou assurance privée (CLEISS, CFE).
  • Plus de 70 ans : exemption de prime et de délai d'attente au NHIS, comme les pensionnés de la SSNIT et les femmes enceintes (NHIA).
  • Séjours temporaires en France : 15 ans d'assurance en France ; cotisation maladie de 3,2 % sur la pension de base, 4,2 % sur la complémentaire et 7,1 % pour un régime d'indépendant (CLEISS).

Repères économiques : Ghana

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+6,0 %
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14,2 %
Taux de chômage
3,0 %
PIB par habitant
3 257 $
Population
35,1 millions

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Le droit de séjour du retraité : visa, permis et durée

La liste des permis du Ghana Immigration Service comprend le permis de travail et de résidence pour les entreprises, celui des missionnaires, des organisations non gouvernementales, du quota de l’autorité d’investissement et des actionnaires, le permis étudiant, le permis pour personne à charge, la prolongation de visa et la résidence indéfinie, mais aucune catégorie propre aux retraités. Un Français prépare donc son séjour en trois temps : le visa d’entrée, décrit dans la page vivre au Ghana, puis le tampon d’entrée, qui permet 60 jours au plus, et enfin un permis de résidence : France Diplomatie indique que le séjour de plus de trois mois exige un permis de résidence.

  • Prolongation du visa : le service d’immigration peut prolonger un visa de visiteur pour trois mois au minimum, puis six mois au plus, sur demande avec billet retour et copie de la carte d’identité pour non-citoyens si l’étranger y réside depuis plus de trois mois ; l’emploi reste interdit pendant ce séjour. France Diplomatie mentionne, de son côté, une extension jusqu’à trois mois ; la durée applicable se confirme auprès du service avant le dépôt.
  • Conjoint : le permis pour personne à charge s’adresse aux membres de la famille d’un expatrié, dont les conjoints mariés depuis plus de quatre ans ; il coûte 388 cedis pour un ressortissant hors CEDEAO.
  • Prolongation : l’extension d’un permis de visiteur coûte 65 cedis par mois pour un ressortissant hors CEDEAO, et le dépassement d’un permis de résidence se pénalise de 300 cedis par mois.

Le guide retraite à l’étranger présente les étapes avant le départ, et la page checklist des 90 premiers jours ordonne les démarches d’installation.

Résidence indéfinie et résidence de longue durée

Le service d’immigration décrit un statut de résidence indéfinie qui peut être obtenu par un étranger souhaitant résider de façon permanente au Ghana : le titulaire reste indéfiniment, entre sans visa et travaille, comme salarié ou à son compte, sans permis de travail, et peut demander un permis pour personne à charge pour son enfant non ghanéen. Les droits s’élèvent, selon la grille entrée en vigueur le 15 mai 2025, à 18 000 dollars américains pour un ressortissant hors CEDEAO et à 10 000 cedis pour un ressortissant de la CEDEAO ; une catégorie spécifique existe pour le conjoint d’un Ghanéen (5 000 cedis).

Le dossier comprend notamment un formulaire, des photographies, une lettre du sponsor, des attestations de deux Ghanéens (notaires, avocats ou hauts fonctionnaires), la copie du passeport et du permis de résidence en cours, les preuves de biens immobiliers, la preuve de contributions sociales, un certificat de police ghanéen, la copie de la carte d’identité pour non-citoyens et un rapport médical établi par la clinique du service d’immigration. Les documents sont déposés en deux exemplaires. Un retraité qui envisage ce statut se renseigne auprès du service avant d’engager des frais ; la page travailler au Ghana présente les autres permis, dont ceux liés à l’investissement.

Fiscalité de la pension française selon la convention franco-ghanéenne

La convention du 5 avril 1993, signée à Accra, approuvée par la loi du 26 octobre 1994, en vigueur depuis le 1er avril 1997 et publiée par le décret du 6 mai 1997, évite la double imposition. L’article 4 définit la résidence : en cas de double résidence, le foyer d’habitation permanent départage, puis le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel et la nationalité. Côté ghanéen, une personne présente au moins 183 jours au total sur toute période de douze mois commençant ou se terminant dans l’année est résidente (Ghana Revenue Authority).

  • Pensions privées (article 19, paragraphe 1) : les pensions et rémunérations similaires versées au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans l’État dont le bénéficiaire est résident, si ce résident y est soumis à l’impôt à raison de ces revenus.
  • Pensions de sécurité sociale (article 19, paragraphe 2) : les pensions et sommes payées en application de la législation de sécurité sociale d’un État restent imposables dans cet État. Le texte vise la législation de sécurité sociale ; la qualification d’une retraite complémentaire se vérifie auprès de l’administration fiscale.
  • Pensions publiques (article 20) : les pensions payées par un État ou une collectivité au titre de services rendus ne sont imposables que dans cet État, sauf si le bénéficiaire est résident de l’autre État et en possède la nationalité sans posséder celle de l’État payeur.
  • Double imposition (article 24) : un résident de France qui perçoit des revenus imposables au Ghana bénéficie d’un crédit d’impôt égal à l’impôt français correspondant à ces revenus ; le Ghana accorde un crédit pour l’impôt français exigible conformément à la convention.
  • CSG, CRDS et Casa : si la résidence fiscale n’est plus en France, le retraité ne les paie plus ; une cotisation d’assurance maladie est retenue sur sa pension s’il est à charge d’un régime français (CLEISS).

Le traitement d’une pension étrangère par le droit ghanéen et les formalités déclaratives se vérifient auprès de la Ghana Revenue Authority ou d’un conseil fiscal agréé avant le départ. Voir le guide toucher sa retraite à l’étranger et la page assurance retraite à l’étranger.

Accès aux soins des retraités : pas de S1, trois voies

Le Ghana ne figure pas dans la liste des conventions bilatérales du CLEISS, et le formulaire S1, valable dans l’Union européenne, ne s’applique pas. Le CLEISS indique trois solutions dans un pays sans accord : le régime local, l’adhésion volontaire à la CFE et une assurance privée. Lors de ses séjours temporaires en France, le retraité est pris en charge s’il perçoit une pension de vieillesse rémunérant au moins 15 ans d’assurance en France et n’exerce pas d’activité professionnelle.

  • Régime local : le NHIS vise tous les résidents. Les plus de 70 ans et les pensionnés de la SSNIT sont exemptés de prime, et les plus de 70 ans n’attendent pas avant d’accéder aux soins ; les autres résidents sans cotisation SSNIT paient une prime annuelle et attendent un mois. L’inscription demande les données de la Ghana Card, que la National Identification Authority délivre aux étrangers résidant au moins 90 jours (voir vivre au Ghana). Le NHIS exclut notamment la dialyse, les greffes, les cancers hors col et sein, les prothèses dentaires et les aides optiques.
  • CFE : l’offre SeniorExpat, pour les retraités expatriés, démarre à 147 € par mois selon le pays, l’âge et la composition du foyer ; la CFE ne demande pas de questionnaire de santé.
  • Assurance privée : frais réels dans les plafonds, évacuation et rapatriement, avec un questionnaire médical ; le NHIA licencie les assureurs et précise qu’un résident appartient au NHIS tout en pouvant adhérer à un régime privé. Voir le guide questionnaire médical et antécédents.

France Diplomatie juge impérative une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement : les prestations locales sont de qualité moyenne et payables d’avance, et aucun service d’ambulance n’est totalement fiable. Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger, la page remboursement des soins au Ghana et le guide formulaire S1 : mode d’emploi.

Coût de la vie et budget d'un retraité

Les administrations consultées ne publient pas de budget type pour un retraité étranger, et le bloc des repères économiques de cette page donne les indicateurs de prix et de change actualisés. Le budget se compose poste par poste : droits de résidence (voir ci-dessus), protection santé (CFE dès 147 € par mois, prime annuelle du NHIS ou prime d’assurance privée) et vie courante, dont le coût varie avec la ville et le quartier. La page vivre au Ghana présente le logement, la scolarité et les conseils de sécurité du logement.

Le guide budgétiser sa santé en expatriation aide à intégrer la protection santé dans un budget de retraite, et le guide trimestres travaillés à l’étranger rappelle l’effet d’un séjour hors de France sur les droits futurs.

Villes et régions prisées

Accra réunit l’ambassade de France, l’aéroport international, un lycée français et le Korle Bu Teaching Hospital, hôpital universitaire public dont les urgences fonctionnent 24 heures sur 24. Kumasi dispose du Komfo Anokye Teaching Hospital, hôpital public de 1 200 lits, et Sekondi-Takoradi et Tamale figurent avec Accra et Kumasi parmi les villes principales citées par France Diplomatie. France Diplomatie note que les infrastructures médicales sont généralement insatisfaisantes hors d’Accra : un retraité choisit sa région selon la proximité d’un hôpital accrédité et d’un aéroport.

Pour le quotidien, les conseils de sécurité, la baignade sur la côte, le logement et le climat sont détaillés dans la page vivre au Ghana. Le nord du pays appelle une vigilance particulière, avec une zone frontalière formellement déconseillée.

Santé au quotidien : vaccinations et risques

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire, à pratiquer en centre agréé, valable à vie ; un certificat international reste à présenter pour une vaccination ancienne. Le paludisme est présent au Ghana, le choléra connaît des épidémies récurrentes dans le sud pendant la saison des pluies, et les épidémies de méningite concernent la moitié nord, où la vaccination est fortement recommandée. Un retraité fait le point avec son médecin avant le départ, constitue une pharmacie personnelle et emporte ses ordonnances en dénomination commune internationale. Le guide système de santé du Ghana détaille les établissements, les urgences (112) et les vaccinations.

Retour en France et alternatives

Un retraité qui rentre en France retrouve l’assurance maladie sur critère de résidence stable et régulière, avec en principe un délai de carence de trois mois ; l’adhérent à la CFE peut, sous conditions, conserver ses droits pendant les trois mois qui suivent son retour. Le retraité qui alterne entre les deux pays prépare ses droits avant de partir : la page retour en France et le guide réduire le délai de carence détaillent ces règles. Expavy aide à comparer les couvertures pour un séjour long au Ghana.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa ou un permis retraité au Ghana ?

La liste des permis du Ghana Immigration Service ne comprend pas de catégorie réservée aux retraités. Un Français entre avec un visa, séjourne 60 jours avec le tampon d'entrée et obtient un permis de résidence au-delà de trois mois ; la catégorie dépend de son projet.

Qu'est-ce que le statut de résidence indéfinie ?

Un statut pour l'étranger qui souhaite résider définitivement au Ghana : le titulaire reste indéfiniment, entre sans visa et travaille sans permis. La grille en vigueur depuis le 15 mai 2025 fixe le droit à 18 000 dollars américains pour un ressortissant hors CEDEAO.

La pension de retraite française est-elle imposée au Ghana ?

Selon la convention franco-ghanéenne, une pension privée n'est imposable que dans l'État de résidence si elle y est soumise à l'impôt, alors que les pensions payées en application de la législation de sécurité sociale restent imposables dans l'État qui les verse. La Ghana Revenue Authority précise les formalités locales.

Un retraité peut-il utiliser le formulaire S1 au Ghana ?

Non : le S1 vaut dans l'Union européenne et dans les pays qui l'appliquent. Au Ghana, le retraité choisit entre le NHIS, la CFE (offre SeniorExpat) et une assurance privée, avec rapatriement sanitaire.

Un retraité étranger peut-il s'inscrire au NHIS ?

La loi dispose que tout résident appartient au NHIS ; l'inscription demande les données de la Ghana Card, que la National Identification Authority délivre aux étrangers résidant au moins 90 jours. Les plus de 70 ans sont exemptés de prime et de délai d'attente.

Combien coûte la CFE pour un retraité au Ghana ?

L'offre SeniorExpat démarre à 147 € par mois selon le pays, l'âge et la composition du foyer. La CFE ne demande pas de questionnaire de santé et applique une carence de 3 ou 6 mois en cas d'adhésion plus de trois mois après l'expatriation.

Le retraité paie-t-il la CSG et la CRDS depuis le Ghana ?

Non, si sa résidence fiscale n'est plus en France : il ne paie ni CSG, ni CRDS, ni Casa. Une cotisation d'assurance maladie est retenue sur sa pension s'il est à charge d'un régime français (3,2 % sur la base, 4,2 % sur la complémentaire).

Peut-on travailler avec un statut de résidence indéfinie ?

Oui : le service d'immigration indique que le titulaire de la résidence indéfinie travaille comme salarié ou à son compte sans permis de travail. Les autres permis de résidence ne donnent pas ce droit, et l'emploi est interdit avec un permis de visiteur.

Les autres guides : Ghana