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Égypte · Prendre sa retraite

Retraite en Égypte : résidence, fiscalité de la pension française, accès aux soins et villes prisées

L’essentiel

Un retraité français s'installe en Égypte à partir d'un visa de tourisme, puis demande une résidence temporaire auprès du ministère de l'Intérieur : le service des passeports décrit une résidence de tourisme d'un an renouvelable, une résidence d'un an pour les propriétaires d'un bien d'au moins 100 000 USD et une résidence pour certaines personnes de plus de 50 ans qui justifient de cinq années de séjour et de moyens d'existence. La convention fiscale franco-égyptienne impose les pensions privées dans l'État de résidence et les pensions de sécurité sociale et publiques dans l'État payeur, ce qui conserve à la France l'imposition de la plupart des pensions de base. Pour la santé, le formulaire S1 est propre à l'Europe et l'Égypte ne figure pas parmi les 12 États où l'Assurance Maladie prend en charge les retraités : le choix se fait entre la CFE (RetraitExpat) et une assurance internationale. Les repères officiels (écoles, représentants consulaires, établissements de soins) portent surtout sur la mer Rouge (Hurghada, El Gouna), Charm el-Cheikh, Louxor et Le Caire.

  • 12 États et territoires seulement ont une convention de prise en charge des retraités par la France (dont le Maroc et la Tunisie) ; l'Égypte n'en fait pas partie : Assurance Maladie.
  • Article 18 de la convention fiscale franco-égyptienne : les pensions privées et rentes sont imposables dans l'État de résidence ; les pensions de sécurité sociale (paragraphe 2) et publiques (article 19) seulement dans l'État payeur.
  • 147 € par mois : tarif de départ de RetraitExpat, l'offre CFE des retraités du régime de base français, sans questionnaire médical : CFE.
  • 100 000 USD : valeur minimale d'un bien immobilier acheté ouvrant une résidence d'un an, avec transfert par une banque égyptienne : service des passeports du ministère de l'Intérieur.
  • 50 ans et 5 années de séjour consécutives : conditions d'une résidence temporaire pour une personne qui justifie de moyens d'existence : service des passeports du ministère de l'Intérieur.
  • 15 ans de cotisation minimum à un régime français : condition, depuis le 1er juillet 2019, pour être remboursé lors de séjours temporaires en France quand on réside hors convention : Assurance Maladie.

Repères économiques : Égypte

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+4,4 %
Inflation
14,1 %
Taux de chômage
6,8 %
PIB par habitant
3 086 $
Population
118,4 millions

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Prendre sa retraite en Égypte : quel droit de séjour

Les sources officielles consultées ne mentionnent pas de visa « retraité » dédié : l’entrée se fait avec le visa de tourisme (30 USD pour un mois, prolongeable), puis un titre de résidence se demande sur place. Le service des passeports du ministère de l’Intérieur décrit plusieurs voies. La page vivre en Égypte détaille le visa et les formalités d’arrivée.

  • Résidence temporaire de tourisme : d’un an au plus, renouvelable, accordée pour le tourisme, des visites ou un traitement.
  • Propriétaire d’un bien immobilier : résidence d’un an pour le titulaire d’un contrat de propriété enregistré au notariat égyptien, ainsi que pour son conjoint et ses enfants, lorsque le bien vaut au moins 100 000 USD transférés par une banque égyptienne. France Diplomatie mentionne aussi une résidence pour les propriétaires d’un bien d’une valeur supérieure à un seuil.
  • Plus de 50 ans : résidence temporaire pour une personne qui a résidé cinq années consécutives en Égypte et dispose de moyens d’existence, ou qui est prise en charge par un proche jusqu’au quatrième degré.

Les montants de ressources que le service des passeports retient pour apprécier les « moyens d’existence » ne figurent pas dans les pages consultées : ils se confirment auprès du consulat d’Égypte avant le départ. France Diplomatie rappelle que les catégories de visas évoluent et que toutes les procédures sont payantes.

Villes et régions prisées : mer Rouge, Charm el-Cheikh, Louxor, Le Caire

La mer Rouge (Hurghada, El Gouna, Safaga, Marsa Alam) combine littoral et plongée. Pour y vivre, les repères officiels sont un représentant consulaire à Hurghada, une école française, deux caissons de décompression à Hurghada (un à El Gouna) et des établissements de soins recensés par France Diplomatie à Hurghada et El Gouna. Le gouvernorat de la mer Rouge n’est pas encore couvert par l’assurance maladie universelle, ce qui place l’assurance privée au cœur du choix.

Charm el-Cheikh (Sud-Sinaï) et Louxor font partie des gouvernorats couverts par l’assurance universelle ; Louxor est suivie par un consul honoraire, et la liaison ferroviaire Le Caire-Louxor/Assouan est l’une des deux que France Diplomatie juge préférables. À Charm el-Cheikh, France Diplomatie recommande de privilégier des hébergements sécurisés et le visa spécial Sinaï limite le séjour au gouvernorat. Le Caire (Maadi, Zamalek) et Alexandrie offrent l’accès aux grands établissements de santé, aux consulats généraux et à la communauté française.

Pour un achat immobilier, France Diplomatie signale des cas défavorables aux acquéreurs européens dans les stations balnéaires : actes sans traduction fidèle, promoteurs non propriétaires du terrain, acheteur titulaire d’un simple droit d’usage. Elle recommande l’avis d’un avocat spécialisé choisi par l’acquéreur, idéalement dans la liste de notoriété du consulat général du Caire.

Fiscalité de la pension française : la convention fiscale

La France et l’Égypte sont liées par une convention fiscale (signée le 19 juin 1980, avenant du 1er mai 1999). Sa lecture par catégorie de pension (impots.gouv.fr) :

  • Pensions privées et rentes (article 18, paragraphe 1) : imposables seulement dans l’État dont le bénéficiaire est résident.
  • Pensions de sécurité sociale (article 18, paragraphe 2) : imposables seulement dans l’État dont la législation de sécurité sociale les verse, donc en France pour une pension de base française.
  • Pensions publiques (article 19) : imposables seulement dans l’État qui les paie.
  • Résidence (article 4) : en cas de double résidence, priorité au foyer d’habitation permanent, puis au centre des intérêts vitaux, au séjour habituel et à la nationalité.

Pour éviter la double imposition (article 24), la France accorde un crédit d’impôt et l’Égypte exonère les revenus qui sont imposables en France. Le classement d’une pension complémentaire dans l’une de ces catégories se confirme au cas par cas : la caisse de retraite et le service des impôts compétent pour les non-résidents (impots.gouv.fr) renseignent sur la retenue ou la déclaration applicable, et un conseil fiscal personnalisé est utile avant le départ. Voir aussi le guide toucher sa retraite à l’étranger.

Santé du retraité : pas de S1, CFE et assurance internationale

Le formulaire S1 s’utilise dans l’Union européenne, l’Espace économique européen, en Suisse et au Royaume-Uni. En Égypte, l’Assurance Maladie précise que du fait du départ de France, les frais de santé ne sont plus couverts, et ne cite que douze États ou territoires dotés d’une convention de prise en charge des retraités (dont le Maroc et la Tunisie). Trois options existent.

  • CFE (RetraitExpat) : dès 147 € par mois, pour les retraités d’une pension du régime de base français, sans questionnaire médical ni exclusion possible. Elle couvre les soins à l’étranger ; la couverture est immédiate si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’installation, puis la carence est de trois mois avant 45 ans et de six mois à partir de 45 ans. Au retour en France, la CFE indique l’absence de délai de carence.
  • Assurance internationale : frais réels dans les plafonds, accès direct aux hôpitaux privés et évacuation sanitaire, avec questionnaire médical, limites d’âge et exclusions d’antécédents à lire attentivement. Voir questionnaire médical et antécédents.
  • Assurance universelle égyptienne : la loi permet à l’UHIA de fournir ses services aux étrangers résidents selon les conditions qu’elle fixe, avec réciprocité ; les retraités égyptiens cotisent 2 % de leur pension. L’éligibilité d’un retraité français se confirme auprès de l’UHIA (15344) pour les gouvernorats couverts.

Séjours en France : le retraité du régime général s’inscrit au Cnarefe ; hors pays à convention, la prise en charge suppose au moins 15 ans de cotisation à des régimes français depuis le 1er juillet 2019. Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger, la page assurance retraite à l’étranger et le détail par situation dans remboursement des soins en Égypte.

Coût de la vie et pouvoir d'achat d'une pension en euros

Une pension en euros gagne en pouvoir d’achat sur les dépenses en livres égyptiennes : la banque centrale affiche, au 04/10/2026, 58,77 à 58,93 EGP pour 1 €, et la livre valait 50,2 EGP pour 1 USD le 5 mars 2026 (France Diplomatie) contre 52,2 EGP le 04/10/2026. Cet avantage est atténué par l’inflation annuelle, de 14,5 % en août 2026 (inflation de base de 14,9 %), qui renchérit chaque année les loyers, les services et les produits locaux. Les prix des logements en résidences pour étrangers, des soins privés et des biens importés se vérifient devis par devis.

Un budget de retraité intègre quatre postes : logement (location au départ, avant tout achat), assurance santé et évacuation sanitaire, transport aérien vers la France, et marge pour les variations de change. Le guide budgétiser sa santé à l’expatriation aide à chiffrer l’assurance, et la page système de santé égyptien décrit l’offre de soins.

Démarches et vigilance : pension, inscription consulaire, sécurité

  • Pension : informer les caisses de retraite et d’assurance maladie du départ et de la nouvelle adresse, et prévoir le justificatif d’existence qu’elles demandent périodiquement ; voir formulaire S1 : mode d’emploi pour comprendre le périmètre européen du dispositif.
  • Inscription consulaire : au-delà de six mois de séjour, l’inscription au registre des Français établis hors de France est fortement recommandée, avec le portail Ariane pour les alertes.
  • Sécurité : France Diplomatie déconseille formellement le nord du Sinaï et les zones frontalières du désert occidental et du Soudan ; la conduite de nuit hors des villes est à proscrire.
  • Santé : mettre à jour les vaccins, boire de l’eau en bouteille, emporter les traitements avec ordonnance, et conserver l’adresse du consulat et le 123 (ambulance).

Expavy aide à comparer les contrats de santé adaptés à un retraité installé en Égypte.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa retraité en Égypte ?

Les sources officielles consultées ne mentionnent pas de visa retraité dédié. Le retraité entre avec un visa de tourisme (30 USD, un mois, prolongeable) puis demande une résidence au ministère de l'Intérieur : résidence de tourisme d'un an renouvelable, résidence pour un propriétaire ou résidence pour certaines personnes de plus de 50 ans.

Un retraité français peut-il obtenir la résidence en achetant un bien en Égypte ?

Le service des passeports décrit une résidence d'un an pour le propriétaire d'un bien d'au moins 100 000 USD transférés par une banque égyptienne, avec son conjoint et ses enfants. France Diplomatie recommande de faire vérifier l'achat par un avocat spécialisé avant tout engagement.

Comment est imposée une pension française pour un retraité résidant en Égypte ?

Selon la convention fiscale franco-égyptienne, une pension privée est imposable dans l'État de résidence, tandis que les pensions de sécurité sociale et les pensions publiques ne le sont que dans l'État payeur. Le classement d'une pension se confirme auprès de la caisse et du service des impôts.

Le formulaire S1 fonctionne-t-il en Égypte ?

Non : le formulaire S1 s'utilise en Europe. L'Égypte ne figure pas parmi les 12 États et territoires où une convention prévoit la prise en charge des soins des retraités, et les frais de santé ne sont plus couverts par l'Assurance Maladie française après le départ.

Quelle assurance santé pour un retraité en Égypte ?

La CFE propose RetraitExpat dès 147 € par mois, sans questionnaire médical, pour les retraités du régime de base français. Une assurance internationale offre les frais réels et l'évacuation, avec un questionnaire médical. Dans les gouvernorats couverts, l'assurance universelle peut s'ouvrir aux étrangers résidents selon les conditions de l'UHIA.

Quelles villes choisir pour sa retraite en Égypte ?

La mer Rouge (Hurghada, El Gouna), Charm el-Cheikh, Louxor, Le Caire et Alexandrie disposent de repères officiels : représentants consulaires, écoles, établissements de soins recensés par France Diplomatie et, au Sud-Sinaï et à Louxor, assurance maladie universelle.

Un retraité peut-il se faire soigner en France pendant ses séjours ?

Le retraité du régime général s'inscrit au Cnarefe. Hors pays à convention, la prise en charge en France suppose au moins 15 ans de cotisation à des régimes français, condition en vigueur depuis le 1er juillet 2019.

Le coût de la vie est-il avantageux pour un retraité en Égypte ?

Une pension en euros achète davantage de biens payés en livres égyptiennes (58,77 à 58,93 EGP pour 1 € au 04/10/2026), mais l'inflation annuelle de 14,5 % en août 2026 et le coût des soins privés invitent à bâtir un budget prudent.

Les autres guides : Égypte