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Cambodge · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite au Cambodge : visa ER, fiscalité de la pension, santé et villes prisées

L’essentiel

Un Français de 55 ans ou plus, sans emploi et disposant de ressources suffisantes, s'installe au Cambodge avec un visa ordinaire E d'un mois, prolongé sur place en catégorie ER de 1, 3, 6 ou 12 mois et renouvelable sans limite ; l'ambassade royale du Cambodge demande une preuve de retraite et de ressources, sans publier de seuil chiffré. Aucune convention fiscale franco-cambodgienne n'est en vigueur : la pension française reste imposable en France selon les règles des non-résidents, à 20 % jusqu'à 29 579 € puis 30 %, et la négociation ouverte fin 2023 était sur le point d'aboutir le 05/02/2026. Aucune convention de sécurité sociale n'existant, le formulaire S1 ne s'applique pas : la CFE, avec une offre dédiée aux retraités dès 147 € par mois, ou une assurance internationale organise les soins. Phnom Penh, Siem Reap, Kampot, Sihanoukville et Battambang sont les destinations les plus étudiées.

  • 55 ans : âge indicatif de l'extension ER du visa, avec des cas exceptionnels possibles selon l'ambassade royale du Cambodge.
  • 1, 3, 6 ou 12 mois : durées de l'extension ER, renouvelable sans limite ; entrée multiple à partir de 6 mois.
  • Aucune convention fiscale France-Cambodge en vigueur : négociation ouverte fin 2023, sur le point d'aboutir le 05/02/2026, non conclue à la date d'une question écrite du 28/07/2026.
  • 20 % jusqu'à 29 579 € puis 30 % : taux minimaux de l'impôt français sur les revenus de source française d'un non-résident (revenus de 2025).
  • À partir de 147 € par mois : offre de la CFE pour les retraités, sans questionnaire médical.
  • 15 ans de cotisation en France : condition de la CNAREFE pour la couverture lors de séjours en France d'un pensionné résidant hors Union européenne.

Repères économiques : Cambodge

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+5,3 %
Inflation
2,4 %
Taux de chômage
0,3 %
PIB par habitant
2 872 $
Population
17,8 millions

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Visa retraité : l'extension ER du visa ordinaire E

La démarche du retraité se fait en deux temps, d’après l’ambassade royale du Cambodge à Berlin (ministère des Affaires étrangères). Le Français demande d’abord un visa ordinaire de type E, auprès d’une ambassade ou en ligne sur le portail e-Visa, qui autorise 30 jours de séjour. Il dépose ensuite, une fois au Cambodge, une demande d’extension de séjour auprès de l’immigration ou par l’intermédiaire d’un agent ; le visa porte alors la mention ER.

  • Âge : 55 ans ou plus, avec des cas exceptionnels possibles.
  • Situation : être retraité et sans emploi, ce que prouvent un relevé de pension ou une attestation de droits à la sécurité sociale. L’ER s’adresse aux personnes sans emploi ; une activité rémunérée relève d’une extension EB et d’un permis de travail.
  • Durées : 1, 3, 6 ou 12 mois, avec renouvellement possible sans limite ; entrée unique pour 1 et 3 mois, entrées multiples pour 6 et 12 mois.
  • Passeport : valable au moins six mois.
  • Assurance santé : non exigée pour le visa, mais vivement recommandée aux retraités.

À compter du 3 octobre 2026, l’ambassade indique que les visas sont délivrés sous forme numérique, sans vignette dans le passeport. Le guide assurance retraite à l’étranger compare les couvertures adaptées aux retraités.

Conditions financières : ce que publient les sources officielles

L’ambassade royale exige que le demandeur démontre des ressources suffisantes pour vivre au Cambodge, avec des relevés bancaires ou une attestation de l’organisme de pension. Les sources officielles consultées ne publient aucun montant minimal de revenus ou de solde bancaire : le seuil appliqué se confirme auprès du bureau d’immigration au moment du dépôt, car il relève de l’appréciation de l’administration.

  • Pièces à préparer : relevé de pension ou attestation de droits à la sécurité sociale, relevés bancaires et passeport valide ; la liste complète se confirme auprès de l’immigration.
  • Frais d’extension : les montants ne figurent pas dans les pages officielles lues ; ils se demandent à l’immigration avant le dépôt.

Préparer ces justificatifs avant le départ facilite la démarche, et l’e-Visa de type E se demande en ligne sur le portail officiel.

Fiscalité de la pension française : aucune convention en vigueur

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a répondu le 05/02/2026 à une question du Sénat : la négociation d’une convention pour éviter les doubles impositions a débuté fin 2023 et le processus est sur le point d’être conclu ; la France compte alors 124 conventions fiscales en vigueur. Une question écrite à l’Assemblée nationale, publiée le 28/07/2026, rappelait que le texte n’était pas encore signé. À la date de cette page, aucune convention ne répartit donc le droit d’imposer entre les deux États ; son état se vérifie sur impots.gouv.fr avant tout choix de résidence.

  • Côté français : un non-résident déclare et paie en France l’impôt sur ses revenus de source française, dont les pensions versées par une caisse de retraite française. Le taux minimal est de 20 % jusqu’à 29 579 € et de 30 % au-delà pour les revenus de 2025 ; il peut demander l’application du taux moyen si celui-ci est plus favorable. La caisse retient en général l’impôt à la source, et la déclaration annuelle reste obligatoire (impots.gouv.fr).
  • Côté cambodgien : le traitement d’une pension étrangère perçue par une personne résidente se confirme auprès de l’administration fiscale cambodgienne (GDT), les sources consultées décrivant surtout l’impôt sur les salaires et sur les bénéfices.
  • Sans convention : aucun article ne prévoit d’élimination de la double imposition ni d’arbitrage entre deux résidences. Le service des impôts des particuliers non-résidents renseigne sur la situation personnelle.

Toucher sa pension depuis le Cambodge

La pension peut être versée sur un compte bancaire français ou sur un compte à l’étranger (Assurance retraite). Un certificat d’existence parvient chaque année au retraité, qui le fait compléter par une autorité locale compétente et le retourne dans les délais pour éviter une suspension du versement.

  • Prélèvements sociaux : quand le domicile fiscal est hors de France, la CSG, la CRDS et la Casa ne sont pas prélevées sur la pension ; une cotisation maladie de 3,20 % peut s’appliquer dans certains cas de coordination, à confirmer auprès de la caisse.
  • Minimum vieillesse : l’Aspa et l’ASI cessent au départ de France et se redemandent au retour.

Le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille les démarches, et le guide trimestres travaillés à l’étranger traite des droits acquis hors de France.

Accès aux soins des retraités : pas de S1, CFE et assurance internationale

Le formulaire S1, qui ouvre à un retraité l’accès aux soins du pays de résidence aux frais de la France, vaut dans l’Union européenne et l’Espace économique européen : il ne s’applique pas au Cambodge. Le CLEISS ne recense aucune convention de sécurité sociale entre les deux pays. Voir le guide formulaire S1, mode d’emploi et le glossaire du formulaire S1.

  • CFE, offre des retraités : à partir de 147 € par mois, réservée aux titulaires d’une pension du régime de base français sans activité professionnelle ; sans questionnaire médical, possible à tout âge ; elle couvre les soins à l’étranger, les enfants mineurs et le conjoint retraité. Aucune carence si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’installation ; sinon trois mois jusqu’à 44 ans, six mois à partir de 45 ans.
  • Assurance internationale : elle donne accès aux établissements avec prise en charge directe et organise l’évacuation ; le questionnaire médical, les exclusions et le tarif pèsent davantage avec l’âge. Voir CFE ou assurance privée.
  • Séjours en France : le pensionné du régime général qui a cotisé au moins 15 ans en France est couvert lors de séjours temporaires par la CNAREFE, à condition de ne pas être adhérent à la CFE.
  • Régime cambodgien : la NSSF vise les travailleurs relevant du Code du travail ; un retraité sans emploi confirme auprès d’elle son éventuel accès à un régime volontaire.

France Diplomatie juge impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance couvrant tous les frais médicaux et le rapatriement sanitaire, car les structures publiques sont de niveau inégal. Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger, la page remboursement des soins au Cambodge et le guide système de santé cambodgien.

Coût de la vie d'un retraité

Les sources officielles consultées ne publient pas de loyer moyen par ville : un retraité compare les loyers proposés sur place, selon le quartier et la saison. Le salaire minimum du textile, de 210 USD par mois en 2026 puis de 212 USD au 1er janvier 2027 (environ 189 € au cours de référence de la BCE du 02/10/2026, 1 € = 1,1225 USD), donne le niveau des revenus locaux, des services et des commerces. Ce salaire minimum est fixé en dollars.

  • Poste santé : la CFE démarre à 147 € par mois pour un retraité ; une assurance internationale coûte davantage avec l’âge. Le guide budgétiser sa santé en expatriation aide à la chiffrer.
  • Visa : l’extension ER se renouvelle ; elle suppose de prévoir chaque année les justificatifs et les frais demandés par l’immigration.
  • Change : la pension est versée en euros et dépensée surtout en dollars ; le cours évolue chaque jour.

Le guide vivre au Cambodge présente le logement, la monnaie et les formalités d’installation.

Villes prisées par les retraités : Phnom Penh, Siem Reap, Kampot, Sihanoukville, Battambang

Le choix du lieu se fait d’abord sur la proximité des soins, puis sur le cadre de vie. France Diplomatie souligne que le niveau des structures publiques est inégal, en particulier dans les provinces.

  • Phnom Penh : la capitale concentre l’ambassade de France et les hôpitaux publics de référence ; c’est le choix le plus prudent pour un retraité qui suit un traitement.
  • Siem Reap : ville des temples d’Angkor, dotée d’un aéroport international ; une évacuation vers la capitale ou l’étranger doit être prévue au contrat.
  • Kampot et Sihanoukville : villes du littoral sud ; l’hôpital le plus proche et le temps de trajet vers Phnom Penh se vérifient avant de louer.
  • Battambang : ville du nord-ouest, où se trouve l’Institut Pasteur de Battambang, cité par France Diplomatie pour la prise en charge de la rage.

Un séjour d’essai de quelques semaines avec un visa touristique permet de tester le climat, la saison des pluies de juin à novembre et les trajets vers l’hôpital avant de s’engager.

Prévoir l'après : renouvellements, retour en France et prévoyance

L’extension ER se renouvelle sans limite de nombre, mais chaque renouvellement suppose un dossier à jour. Un retour en France demande de prévoir la reprise de l’assurance maladie et le maintien éventuel de la CFE pendant la période d’attente : voir la page retour en France et le guide réduire le délai de carence.

Un contrat de prévoyance, qui garantit les proches en cas de décès ou d’invalidité, complète la protection santé : voir la page prévoyance de l’expatrié. Pour comparer les couvertures adaptées à votre situation, Expavy propose un diagnostic gratuit.

Questions fréquentes

À partir de quel âge peut-on obtenir le visa retraité au Cambodge ?

L'extension ER s'adresse en général aux personnes de 55 ans et plus, sans emploi, avec des cas exceptionnels possibles, selon l'ambassade royale du Cambodge. Elle s'obtient sur place après un visa ordinaire E, pour 1, 3, 6 ou 12 mois.

Quel revenu faut-il justifier pour l'extension ER ?

L'ambassade royale demande des ressources suffisantes, prouvées par des relevés bancaires ou une attestation de l'organisme de pension, mais ne publie aucun montant. Le seuil se confirme auprès de l'immigration cambodgienne au moment du dépôt.

Un retraité peut-il travailler avec l'extension ER ?

L'ER est réservée aux personnes retraitées et sans emploi. Pour exercer une activité, il faut passer par une extension EB, qui ne donne pas elle-même le droit de travailler, et obtenir un permis de travail.

Où une pension française est-elle imposée quand on vit au Cambodge ?

Aucune convention fiscale n'est en vigueur. La pension versée par une caisse française est un revenu de source française : un non-résident l'y déclare et paie un taux minimal de 20 % jusqu'à 29 579 € puis 30 %, pour les revenus de 2025. Le traitement côté cambodgien se confirme auprès de l'administration fiscale du pays.

Une convention fiscale entre la France et le Cambodge est-elle prévue ?

Une négociation a débuté fin 2023 et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères la disait sur le point d'aboutir le 05/02/2026. Une question écrite du 28/07/2026 montrait que le texte n'était pas encore signé ; l'état de la convention se vérifie sur impots.gouv.fr.

Le formulaire S1 est-il valable au Cambodge ?

Non : le S1 s'applique dans l'Union européenne et l'Espace économique européen. Le CLEISS ne recense aucune convention de sécurité sociale avec le Cambodge ; le retraité choisit la CFE, avec une offre dédiée à partir de 147 € par mois, ou une assurance internationale.

Le retraité garde-t-il des droits à l'assurance maladie en France ?

Le titulaire d'une pension du régime général qui a cotisé au moins 15 ans en France est couvert lors de séjours temporaires en France, via la CNAREFE, s'il n'est pas adhérent à la CFE.

Quelle ville choisir pour sa retraite au Cambodge ?

Le choix se fait d'abord sur la proximité des soins : Phnom Penh concentre les hôpitaux publics de référence, tandis que Siem Reap, Kampot, Sihanoukville et Battambang sont plus calmes mais plus éloignées d'un plateau technique complet, France Diplomatie jugeant le niveau des structures inégal dans les provinces.

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