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Cambodge · Système de santé

Le système de santé au Cambodge : public et privé, NSSF, hôpitaux, urgences, médicaments et risques sanitaires

L’essentiel

Le système de santé cambodgien est piloté par le ministère de la Santé, dont les hôpitaux publics de Phnom Penh, comme l'hôpital Calmette, disposent d'urgences et d'un plateau d'imagerie, tandis que France Diplomatie juge le niveau des structures publiques inégal, en particulier dans les provinces. La caisse nationale de sécurité sociale (NSSF) couvre la santé des salariés déclarés dans les établissements avec lesquels elle a signé une convention, et propose depuis le 14/11/2023 un régime volontaire pour les travailleurs indépendants. Le numéro d'urgence médicale est le 119. France Diplomatie recommande de disposer d'un contrat d'assistance couvrant tous les frais médicaux et le rapatriement sanitaire, la dengue étant présente sur tout le territoire et la rage endémique.

  • 119 : numéro de l'ambulance et du SAMU ; 117 ou 118 pour la police (France Diplomatie).
  • 1er mai 2016 : lancement du régime de santé de la NSSF pour les salariés, étendu à tout le pays en mars 2017.
  • 2,6 % du salaire soumis à cotisation, à la charge de l'employeur : cotisation santé de la NSSF ; indemnité journalière de maladie de 70 % du salaire moyen.
  • 2 000 000 riels : allocation funéraire versée par le régime de santé de la NSSF pour le décès d'un membre en dehors d'un risque professionnel.
  • Pic de la dengue de juin à novembre, saison des pluies, sur tout le territoire y compris Phnom Penh (France Diplomatie).
  • 90 jours d'indemnité de maternité à 70 % du salaire moyen, après 9 mois de cotisation sur les 12 derniers (NSSF).

Organisation du système : ministère de la Santé, secteur public et privé

Le ministère de la Santé dirige le secteur public. Son site officiel renvoie vers les établissements nationaux de Phnom Penh : l’hôpital Calmette, l’hôpital de l’Amitié khméro-soviétique, l’hôpital de l’Amitié khméro-chinoise Preah Kossamak, l’hôpital national de pédiatrie, l’hôpital Techo Santepheap et l’Institut national de santé publique. France Diplomatie indique que les structures hospitalières publiques du Cambodge sont de niveau inégal et ne répondent pas toujours aux standards internationaux, en particulier dans les provinces.

Le secteur privé, concentré dans les grandes villes, complète cette offre. France Diplomatie publie une liste de contacts médicaux à Phnom Penh et à Siem Reap, avec des hôpitaux, des centres de soins et des pharmacies, que le Français installé consulte avant d’avoir besoin de soins. L’ambassade de France ne prend pas en charge les frais médicaux : la couverture se choisit avant le départ. Voir assurance santé expatrié au Cambodge.

Assurance maladie locale : la NSSF et l'accès d'un étranger

Le régime de sécurité sociale santé de la NSSF a été lancé le 1er mai 2016 pour les personnes relevant du Code du travail, d’abord à Phnom Penh, dans la province de Kandal et dans celle de Kampong Speu, puis dans tout le pays en mars 2017. Il a été étendu aux agents publics en janvier 2018 et, depuis le 14/11/2023, ouvert à une cotisation volontaire des travailleurs indépendants et des personnes à charge des membres. La loi sur les régimes de sécurité sociale s’applique aux travailleurs concernés quelle que soit leur nationalité (article 4) : un salarié étranger déclaré par son employeur relève donc en principe du régime.

  • Prestations : hospitalisation, consultations externes, diagnostic et analyses, médicaments sur ordonnance, accouchement et soins avant et après la naissance, kinésithérapie et rééducation, prévention, urgences et transport sanitaire d’urgence.
  • Établissements conventionnés : les soins ne sont fournis que dans les établissements ayant signé une convention avec la NSSF, sauf urgence ; dans ce cas, le patient peut se rendre à l’établissement le plus proche, et la NSSF doit être informée sans délai si celui-ci n’est pas conventionné. La NSSF publie une liste de ses établissements de santé.
  • Indemnités : en cas d’arrêt d’au moins 8 jours prescrit dans un établissement conventionné, 70 % du salaire moyen journalier, jusqu’à 180 jours sur 12 mois, après deux mois consécutifs de cotisation ; en cas de maternité, 70 % du salaire moyen pendant 90 jours, après au moins 9 mois de cotisation sur les 12 derniers et un accouchement en établissement conventionné.
  • Cotisation : 2,6 % du salaire soumis à cotisation à la charge de l’employeur ; le régime volontaire est fixé à 2,6 % du revenu moyen servant d’assiette (NSSF).

Un retraité venu de l’étranger, sans contrat de travail local, ne relève pas des dispositions du Code du travail : son accès au régime volontaire se vérifie auprès de la NSSF. La page remboursement des soins au Cambodge détaille chaque situation.

Médecin de premier recours, hôpitaux de référence et urgences

Pour un salarié affilié, la NSSF organise les consultations dans son réseau d’établissements conventionnés. Les autres résidents choisissent leur praticien et règlent directement leurs soins, ce qui rend la liste de contacts de France Diplomatie et une assurance avec prise en charge directe utiles. Voir le guide vérifier le réseau conventionné.

  • Hôpital Calmette (Phnom Penh, boulevard Monivong) : établissement public à vocation universitaire, avec des urgences accessibles 24 heures sur 24 au 119, des soins intensifs, la chirurgie, la cardiologie, la cancérologie, la néphrologie, la gynécologie-obstétrique avec néonatalogie, un scanner, une IRM, un scanner 64 barrettes, une mammographie, une endoscopie digestive et une hémodialyse. Il soigne les patients quel que soit leur niveau de revenus.
  • Hôpital provincial de Siem Reap : cité par France Diplomatie parmi les contacts médicaux de la ville, qui dispose aussi d’un consul honoraire de France.
  • Institut Pasteur du Cambodge (Phnom Penh) : contact médical référencé par France Diplomatie, comme les Instituts Pasteur de Battambang et de Kampong Cham pour les morsures d’animaux.

Numéros d’urgence : 119 pour l’ambulance et le SAMU, 117 ou 118 pour la police. L’ambassade de France joint le +855 23 260 010. Hors de Phnom Penh, repérer à l’avance l’établissement le plus proche reste prudent.

Médicaments et pharmacies

France Diplomatie recommande de transporter ses médicaments dans leur emballage d’origine, avec une ordonnance mentionnant la dénomination commune internationale, et d’éviter les achats de rue en raison des contrefaçons. La liste de contacts de France Diplomatie comprend des pharmacies à Phnom Penh. Pour un traitement chronique, constituer une réserve couvrant la période d’installation évite les ruptures, le temps de trouver un médecin et une pharmacie de confiance.

Les médicaments sur ordonnance font partie des prestations du régime de santé de la NSSF pour les affiliés, dans les établissements conventionnés. Pour les autres profils, la prise en charge dépend du contrat de la CFE ou de l’assurance internationale.

Risques sanitaires : dengue, paludisme, rage, rougeole et eau

France Diplomatie décrit les risques suivants pour un résident, à relire avant chaque saison des pluies.

  • Dengue : présente sur tout le territoire, y compris à Phnom Penh, avec un pic pendant la saison des pluies, de juin à novembre ; la protection contre les piqûres de moustiques s’applique toute la journée.
  • Paludisme : limité à certaines zones forestières ; l’itinéraire détermine l’intérêt d’un traitement préventif, à décider avec un médecin.
  • Rage : endémique en milieu rural comme en ville. Après une morsure ou une griffure, France Diplomatie cite l’Institut Pasteur de Phnom Penh, de Battambang ou de Kampong Cham.
  • Rougeole : une hausse des cas a été signalée en mars 2026 ; la vaccination à jour est recommandée.
  • Eau et alimentation : eau en bouteille ou bouillie, et prudence avec les aliments crus, les fruits de mer et les plats réchauffés.
  • Route : les accidents de deux-roues sont très fréquents et le casque est obligatoire ; une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement est conseillée.

Vaccinations conseillées

Les vaccins du calendrier français (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole) doivent être à jour. France Diplomatie ajoute, selon le profil et la durée du séjour, l’hépatite A, la typhoïde, l’hépatite B, la rage, la dengue, le chikungunya, l’encéphalite japonaise, la tuberculose pour les enfants de moins de 15 ans et, selon l’itinéraire, la fièvre jaune.

Une consultation de médecine des voyages, bien avant le départ, adapte cette liste à chaque membre de la famille. Pour les enfants, voir le guide couverture des enfants à l’étranger.

Préparer son dossier médical et ses contacts d'urgence

Une installation se prépare avec un dossier médical complet : carnet de vaccination à jour, comptes rendus des pathologies en cours, ordonnances rédigées avec la dénomination commune internationale des médicaments et copie des résultats d’examens récents. Ces documents évitent de répéter des examens et accélèrent la prise en charge lorsque le médecin local ne connaît pas l’historique du patient.

  • Contacts : noter le 119, le numéro de l’assisteur inscrit sur la carte d’assurance, les coordonnées de l’hôpital le plus proche du domicile et celles de l’ambassade de France (+855 23 260 010).
  • Logement : pendant la saison des pluies, de juin à novembre, France Diplomatie invite à s’assurer que le logement protège des vents violents et des fortes pluies, et à suivre les consignes des autorités locales.
  • Famille : choisir un pédiatre et un hôpital de référence avant l’arrivée, et vérifier la couverture des enfants dans le contrat d’assurance, avec les délais de carence et les plafonds de la maternité.

Évacuation sanitaire, assistance et protection du résident

France Diplomatie juge impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance qui couvre tous les frais médicaux, dont la chirurgie et l’hospitalisation, et le rapatriement sanitaire. L’évacuation médicale vers un établissement mieux équipé est décidée par le médecin de l’assisteur ; sa destination dépend de la pathologie et du contrat. Voir le déroulement d’un rapatriement sanitaire et la page rapatriement et assistance.

Le CLEISS ne recense aucune convention de sécurité sociale entre la France et le Cambodge : la carte Vitale ne s’applique pas. Pour comparer les options, la page assurance santé expatrié donne des repères et Expavy propose un diagnostic gratuit.

Questions fréquentes

Quel numéro appeler en cas d'urgence médicale au Cambodge ?

Le 119 correspond à l'ambulance et au SAMU, le 117 ou le 118 à la police, selon France Diplomatie. L'hôpital Calmette de Phnom Penh indique que ses urgences sont accessibles 24 heures sur 24 au 119.

Un étranger est-il couvert par la NSSF au Cambodge ?

La loi vise les travailleurs relevant du Code du travail quelle que soit leur nationalité : un salarié déclaré par son employeur relève en principe du régime, qui rembourse les soins dans les établissements conventionnés. Un régime à cotisation volontaire existe depuis le 14/11/2023 pour les indépendants ; son accès se vérifie auprès de la NSSF.

Les hôpitaux publics cambodgiens sont-ils fiables ?

Les établissements nationaux du ministère de la Santé à Phnom Penh, comme l'hôpital Calmette, proposent des urgences, de l'imagerie et de la dialyse. France Diplomatie juge toutefois le niveau des structures publiques inégal, en particulier dans les provinces.

Le paludisme est-il un risque quand on vit à Phnom Penh ou à Siem Reap ?

France Diplomatie indique que le paludisme est limité à certaines zones forestières. La dengue, elle, est présente sur tout le territoire, y compris à Phnom Penh, avec un pic de juin à novembre. Un médecin de médecine des voyages précise la prévention selon l'itinéraire.

Que faire après une morsure de chien ou de chat au Cambodge ?

La rage est endémique, en milieu rural comme urbain. France Diplomatie cite l'Institut Pasteur de Phnom Penh, de Battambang ou de Kampong Cham pour la prise en charge ; il faut consulter sans attendre, car la vaccination après exposition est urgente.

Peut-on acheter ses médicaments dans la rue ou sur les marchés ?

France Diplomatie le déconseille en raison des contrefaçons. Elle recommande d'emporter les médicaments dans leur emballage d'origine, avec une ordonnance mentionnant la dénomination commune internationale.

Une assurance santé est-elle nécessaire au Cambodge ?

France Diplomatie la juge impérative : un contrat d'assistance ou une assurance doit couvrir tous les frais médicaux, dont la chirurgie et l'hospitalisation, ainsi que le rapatriement sanitaire. L'ambassade de France ne prend pas en charge ces frais.

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