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Royaume-Uni · Vivre sur place

Vivre à Londres et au Royaume-Uni après le Brexit : le guide pour un Français

L’essentiel

Un Français peut vivre au Royaume-Uni après le Brexit dès qu’il dispose d’un statut d’immigration : le statut EU Settlement Scheme pour les résidents arrivés avant 2021, un visa de travail, d’études ou de famille pour les nouveaux arrivants. Londres concentre la communauté française, avec un loyer moyen de 2 332 £ par mois en août 2026 contre 1 400 £ pour l’ensemble du pays (ONS). Le NHS ouvre l’accès aux soins gratuits au point de consultation dès le début du visa, après paiement de l’Immigration Health Surcharge (1 035 £ par an et par adulte). Ce guide détaille les villes, le coût de la vie, le logement, les démarches et la scolarité.

  • 141 242 Français inscrits au registre consulaire en 2025 (141 593 en 2024) : le Royaume-Uni est le 3e pays d’accueil, derrière la Suisse et les États-Unis (France Diplomatie).
  • Loyer mensuel moyen en août 2026 : 2 332 £ à Londres, 1 459 £ en Angleterre, 1 400 £ pour l’ensemble du Royaume-Uni (ONS).
  • Inflation de 3,1 % sur 12 mois en août 2026 (ONS, indice CPI).
  • Council Tax moyenne (tranche Band D) en 2026-27 : 2 392 £ en Angleterre, 2 068 £ à Londres (GOV.UK).
  • Immigration Health Surcharge : 1 035 £ par an et par adulte, 776 £ pour les étudiants et les moins de 18 ans (GOV.UK).
  • Lycée français Charles-de-Gaulle de Londres : 3 245 élèves, 15 niveaux d’enseignement (AEFE).

Repères économiques : Royaume-Uni

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+1,4 %
Inflation
3,9 %
Taux de chômage
4,7 %
PIB par habitant
57 602 $
Population
69,5 millions
Change
1 € = 0,854 GBP
livre sterling, cours BCE du jour

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Vivre au Royaume-Uni après le Brexit : ce qui a changé pour un Français

Le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne le 31 janvier 2020 et sa période de transition s’est achevée le 31 décembre 2020. Depuis le 1er janvier 2021, un Français entre au Royaume-Uni avec un passeport en cours de validité. Les séjours touristiques ou les visites à des proches de six mois maximum restent possibles sans visa, de même que la plupart des déplacements professionnels ponctuels. Une autorisation électronique de voyage (ETA) de 20 £, valable deux ans pour des séjours de six mois maximum par voyage, complète ce dispositif (France Diplomatie, mise à jour du 15 septembre 2026).

Pour travailler, étudier ou s’installer, un visa de long séjour est nécessaire. Le statut dépend donc de la date d’arrivée :

  • Résident arrivé avant le 31 décembre 2020 : le statut EU Settlement Scheme (settled ou pre-settled status) protège le droit de vivre, de travailler et d’accéder au NHS. La date limite de demande était le 30 juin 2021, avec des demandes tardives possibles lorsque le Home Office reconnaît des motifs raisonnables.
  • Nouvel arrivant depuis 2021 : un visa adapté au projet (travail, études, famille). Notre guide travailler au Royaume-Uni détaille les routes de travail et leurs seuils de salaire.
  • Visiteur : séjour temporaire de six mois maximum avec passeport et ETA.

Le statut se prouve désormais en ligne : l’eVisa, un enregistrement numérique de l’identité et des conditions de séjour, a remplacé les documents physiques. Un compte UK Visas and Immigration (UKVI) permet de le consulter et de générer un code de partage (share code) à présenter à un employeur ou à un propriétaire.

Vivre au Royaume-Uni : avantages et inconvénients

Le pays séduit par son économie tertiaire, sa langue de travail internationale et l’ampleur de sa communauté française. Voici un bilan équilibré pour préparer un départ.

Les avantages

  • Un accès au NHS dès le premier jour du visa, une fois l’Immigration Health Surcharge réglée : les consultations chez le généraliste et l’hôpital sont gratuites au point de soin.
  • Une communauté française de 141 242 inscrits au registre consulaire en 2025, avec un réseau d’établissements scolaires français.
  • Une scolarité obligatoire de 5 à 16 ans en Angleterre, à l’école publique, privée ou à domicile.
  • Un statut sécurisé pour les résidents d’avant 2021, avec une carte d’identité utilisable pour voyager.

Les points d’attention

  • Les coûts d’entrée : frais de visa, Immigration Health Surcharge de 1 035 £ par an et par adulte, avance de trésorerie pour le premier loyer.
  • Des loyers élevés à Londres : 2 332 £ en moyenne par mois en août 2026.
  • Une inflation de 3,1 % et une Council Tax en hausse de 4,9 % en 2026-27.
  • Des délais d’attente à anticiper pour les soins programmés : le guide du système de santé britannique donne les chiffres 2026 et les solutions privées.

Londres, Manchester, Édimbourg, Bristol, Brighton : choisir sa ville

Les statistiques officielles de loyers et de prix sont publiées par région ou par nation. Les repères ci-dessous rattachent chaque ville à sa région (ONS, août 2026).

  • Londres : région la plus chère avec 2 332 £ de loyer moyen par mois, en hausse de 3,5 % sur un an. Les prix immobiliers y reculent de 3,3 % sur douze mois à fin juillet 2026, onzième mois consécutif de baisse annuelle. La Council Tax moyenne (Band D) atteint 2 068 £ en 2026-27. Le Lycée français Charles-de-Gaulle et le consulat général de France se trouvent dans la capitale.
  • Manchester (région North West) : les loyers de la région progressent de 5,8 % sur un an, la plus forte hausse des régions anglaises, à égalité avec le North East.
  • Édimbourg (Écosse) : loyer moyen écossais de 1 013 £ par mois (+1,1 %) et prix moyen de 196 000 £ (+2,3 % sur un an à juillet 2026). Le consulat général de France à Édimbourg et Glasgow couvre l’Écosse, qui gère son propre système de santé.
  • Bristol (région South West) : l’École française de Bristol figure parmi les établissements partenaires de l’AEFE. Le South West a connu ces derniers mois un net ralentissement de la hausse des prix immobiliers.
  • Brighton (région South East) : le South East affiche l’inflation des loyers la plus modérée des régions anglaises, à 3,0 % sur un an en août 2026.

Coût de la vie à Londres et au Royaume-Uni : repères chiffrés

Le coût de la vie se lit à travers quatre postes principaux : l’inflation générale, le logement, la fiscalité locale et l’immobilier.

  • Inflation : l’indice des prix à la consommation (CPI) progresse de 3,1 % sur douze mois en août 2026, contre 2,9 % en juillet. Le CPIH, qui inclut le logement des propriétaires occupants, atteint 3,3 %. Les services affichent +3,4 % (ONS).
  • Loyers : 1 400 £ en moyenne au Royaume-Uni (+3,8 %), 1 459 £ en Angleterre, 846 £ au pays de Galles, 1 013 £ en Écosse, 874 £ en Irlande du Nord (juin 2026) et 788 £ dans le North East, région la plus abordable d’Angleterre.
  • Prix immobiliers : 273 000 £ en moyenne nationale en juillet 2026 (+1,4 % sur un an), 293 000 £ en Angleterre, 215 000 £ au pays de Galles, 196 000 £ en Écosse.
  • Council Tax : cette taxe locale, payée par les occupants du logement, atteint 2 392 £ en moyenne pour la tranche Band D en Angleterre en 2026-27 (+4,9 %), 2 068 £ à Londres (+4,4 %). La facture moyenne par logement s’établit à 1 868 £.

Pour construire un budget complet, y compris la santé, consultez le guide budgétiser sa santé en expatriation.

Logement : louer à Londres et dans les autres villes

Le marché locatif britannique se structure autour de la taille du bien. En août 2026, le loyer mensuel moyen national s’élève à 1 136 £ pour un logement d’une chambre, 1 367 £ pour un appartement (flat ou maisonette), 1 589 £ pour une maison individuelle et 2 080 £ pour un bien de quatre chambres ou plus (ONS).

Le propriétaire ou l’agence peut demander à vérifier le statut d’immigration du locataire : le code de partage généré depuis le compte UKVI répond à cette demande. Un dossier prêt avant l’arrivée (justificatifs de revenus, références, statut) accélère la signature.

France Diplomatie recommande une vigilance particulière face aux annonces de location publiées sur Internet : des fraudes sont régulièrement signalées et il est conseillé de vérifier que le logement et le bailleur existent avant tout virement. Les victimes peuvent se signaler auprès du service britannique ActionFraud.

Démarches d’installation : National Insurance number, GP, consulat

National Insurance number (NINO). Ce numéro de sécurité sociale britannique s’obtient en ligne lorsque l’on vit au Royaume-Uni, que l’on a le droit d’y travailler et que l’on travaille, recherche un emploi ou détient une offre. Il est possible de commencer à travailler avant de le recevoir en prouvant son droit au travail. Le numéro reste identique pour la vie entière, même en cas de changement d’état civil (GOV.UK).

Médecin généraliste (GP). L’inscription auprès d’un GP, gratuite, constitue la porte d’entrée du NHS. Le détail figure dans le guide du système de santé britannique.

Consulat. Le registre des Français établis hors de France s’actualise auprès de l’ambassade et des consulats généraux de Londres et d’Édimbourg-Glasgow, qui assurent aussi l’état civil, les documents d’identité et les élections. La checklist des 90 premiers jours regroupe l’ensemble des démarches à ordonner.

Repères pratiques. La conduite se fait à gauche, avec des limitations en miles par heure (30 en ville, 60 sur route, 70 sur autoroute) et un taux d’alcoolémie maximal de 0,8 g/l, ramené à 0,5 g/l en Écosse (France Diplomatie).

Scolarité et lycées français au Royaume-Uni

En Angleterre, l’éducation est obligatoire à partir du trimestre qui suit le cinquième anniversaire de l’enfant jusqu’au dernier vendredi de juin de l’année de ses 16 ans. L’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord appliquent leurs propres règles. Les parents peuvent inscrire leur enfant à l’école ou assurer eux-mêmes son instruction (GOV.UK).

Le réseau français comprend, selon l’AEFE, le Lycée français Charles-de-Gaulle de Londres et ses écoles annexes (gestion directe, 3 245 élèves), le Lycée international de Londres Winston-Churchill (partenaire), l’École française de Londres Jacques-Prévert (conventionnée), l’École française de Bristol, la Jeannine Manuel School, le Collège français bilingue de Londres et l’École internationale franco-anglaise (établissements partenaires).

Les enfants de moins de 18 ans qui accompagnent leurs parents avec un visa supérieur à six mois relèvent de l’Immigration Health Surcharge au tarif réduit de 776 £ par an. Le guide famille et enfants à l’étranger détaille la protection santé d’une famille expatriée.

Santé et protection sociale : l’essentiel avant le départ

Un visa de plus de six mois s’accompagne de l’Immigration Health Surcharge, réglée en une fois au dépôt de la demande pour toute la durée du visa : 1 035 £ par an et par adulte, 776 £ pour les étudiants, leurs personnes à charge et les moins de 18 ans. Un visa de trois ans représente ainsi 3 105 £ par adulte. Ce paiement reste dû même avec une assurance santé privée (GOV.UK).

Selon la situation (salarié détaché, contrat local, retraité, étudiant), la prise en charge diffère : la page remboursements des soins au Royaume-Uni les passe toutes en revue, et la fiche assurance santé expatrié Royaume-Uni rassemble les ordres de grandeur des tarifs privés. Pour comparer les couvertures, consultez notre page assurance santé expatrié.

Questions fréquentes

Quel statut faut-il pour vivre au Royaume-Uni après le Brexit ?

Les Français installés avant le 31 décembre 2020 relèvent de l’EU Settlement Scheme (settled ou pre-settled status). Les nouveaux arrivants demandent un visa adapté à leur projet : travail, études ou famille. Les séjours touristiques de six mois maximum se font avec un passeport et une ETA de 20 £.

Combien coûte la vie à Londres ?

Le loyer mensuel moyen à Londres atteint 2 332 £ en août 2026, contre 1 400 £ pour l’ensemble du Royaume-Uni (ONS). La Council Tax moyenne (Band D) s’élève à 2 068 £ à Londres en 2026-27 et l’inflation générale est de 3,1 % sur douze mois en août 2026.

Peut-on encore demander le statut EU Settlement Scheme ?

La date limite générale était le 30 juin 2021. Une demande tardive reste envisageable lorsque le Home Office reconnaît des motifs raisonnables, et les titulaires du pre-settled status peuvent demander le settled status après cinq années de résidence continue ; leur statut est prolongé de cinq ans juste avant son échéance.

Faut-il un passeport pour entrer au Royaume-Uni ?

Oui, le passeport est le document de voyage de référence. Les titulaires du settled ou du pre-settled status peuvent voyager entre le Royaume-Uni et l’Union européenne avec leur carte nationale d’identité, à condition de l’avoir associée à leur compte UKVI (France Diplomatie).

Comment obtenir un National Insurance number ?

La demande se fait en ligne depuis le Royaume-Uni, pour toute personne qui y vit, détient le droit d’y travailler et travaille, cherche un emploi ou a une offre. Il est possible de commencer à travailler avant de le recevoir, sur preuve du droit au travail. Le numéro est valable à vie.

Quels lycées français trouve-t-on au Royaume-Uni ?

À Londres, le Lycée français Charles-de-Gaulle (3 245 élèves, gestion directe de l’AEFE) et le Lycée international Winston-Churchill. D’autres établissements partenaires ou conventionnés existent à Londres et à Bristol : École française de Londres Jacques-Prévert, École française de Bristol, Jeannine Manuel School.

Quel est le coût de l’Immigration Health Surcharge pour une famille ?

Chaque adulte paie 1 035 £ par an, chaque enfant de moins de 18 ans 776 £ par an, pour toute la durée du visa, en une fois lors de la demande. Une famille de deux adultes et deux enfants avec un visa de trois ans règle ainsi 2 × 3 105 £ + 2 × 2 328 £, soit 10 866 £.

Les autres guides : Royaume-Uni