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Santé internationaleExpavy

Fiche pays — Asie-Pacifique

Assurance expatrié et assurance santé en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Rue résidentielle en pente bordée de maisons basses aux toits de tôle et de bougainvillées, palmiers et forêt tropicale en arrière-plan, sans personnes ni véhicules reconnaissables

En 5 lignes

Un ressortissant français doit obtenir un visa avant tout séjour, y compris touristique : l'e-visa « Easy visitor permit 60 », valable 60 jours et demandé en ligne sur le portail de l'Immigration and Citizenship Authority papouasienne, couvre la plupart des séjours courts, le passeport devant rester valide au moins 6 mois après la fin du séjour. France Diplomatie recommande une vigilance renforcée dans les grands centres urbains (Port Moresby, Lae, Madang, Mont Hagen, Wewak, Goroka, Alotau) en raison d'une criminalité violente et déconseille formellement, sauf raison impérative, les provinces des Highlands et du Sepik en raison de conflits tribaux localisés, ainsi que la zone frontalière avec l'Indonésie ; le site qualifie par ailleurs la souscription d'une assurance ou d'un contrat d'assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire d'indispensable, aucun frais n'étant pris en charge par l'ambassade. Aucune convention de sécurité sociale entre la France et la Papouasie-Nouvelle-Guinée n'a été identifiée sur les listes officielles du CLEISS. Le système de santé, concentré sur le Port Moresby General Hospital et quelques hôpitaux privés de la capitale, souffre selon France Diplomatie de ruptures régulières d'approvisionnement en médicaments, d'un nombre restreint de spécialistes et de services d'urgence saturés ; les hôpitaux hors de Port Moresby connaissent des fermetures temporaires (pénurie de personnel, coupures d'électricité ou de carburant), et les cas graves sont le plus souvent évacués vers Cairns, en Australie.

Source : France Diplomatie — Papouasie-Nouvelle-Guinée, Dernières minutes et alertes

Chiffres clés

  • 87 Français inscrits au registre consulaire fin 2024, en hausse de 40 % sur un an (rapport 2025 sur la communauté française à l'étranger, MEAE).
  • Espérance de vie à la naissance : 66,26 ans en 2024 (Banque mondiale).
  • Dépense de santé courante : 2,87 % du PIB en 2023, soit environ 85 USD par habitant (Banque mondiale).
  • E-visa touristique « Easy visitor permit 60 » : 60 jours de séjour, demande en ligne, frais de dossier de l'ordre de 50 USD selon des prestataires spécialisés en e-visa, à vérifier sur le portail officiel avant toute demande.

Système de santé local

Le Port Moresby General Hospital (PMGH), situé dans le quartier de Korobosea à Port Moresby, est le plus grand hôpital du pays et le principal centre de référence et d’enseignement, affilié à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’université de Papouasie-Nouvelle-Guinée ; il compterait, selon Wikipédia, environ 600 lits et regroupe médecine interne, chirurgie, obstétrique-gynécologie, réanimation, un centre de cancérologie, un service de tuberculose et la prise en charge des évacuations médicales internationales. Le secteur privé de la capitale est complété par le Pacific International Hospital (quartier de Taurama, 3 Mile), établissement privé revendiquant une vingtaine de spécialités et des urgences ouvertes 24 h/24, présenté par son site officiel comme s’adressant notamment à une patientèle internationale. Selon l’Organisation mondiale de la santé (données 2014 citées par Wikipédia), le réseau national compte sept hôpitaux régionaux, dix-neuf hôpitaux provinciaux, quatre-vingt-neuf hôpitaux de district, 677 centres de santé et 2 600 postes de santé pour couvrir une population très majoritairement rurale ; plusieurs hôpitaux ruraux auraient toutefois fermé faute d’approvisionnement suffisant. Parmi les établissements provinciaux les plus cités figurent l’Angau General Hospital et le GM Flores Hospital à Lae (province de Morobe), le Goroka Hospital (Eastern Highlands), le Modilon General Hospital à Madang, le Mount Hagen General Hospital (Western Highlands) et le Boram Hospital à Wewak (East Sepik).

France Diplomatie décrit un système de santé fragilisé par des ruptures régulières d’approvisionnement en médicaments, un nombre restreint de médecins spécialistes et des services d’urgence saturés ; hors de Port Moresby, des hôpitaux connaissent des fermetures temporaires liées à des pénuries de personnel, des coupures d’électricité ou des ruptures d’approvisionnement en carburant. Le site signale également, à la date de vérification, un risque de rupture d’approvisionnement en eau à Port Moresby (recommandations d’hygiène), une hausse des cas de rougeole et une recrudescence de la dengue et du paludisme dans la capitale, ainsi qu’une épidémie de poliomyélite signalée par les autorités locales et l’OMS, notamment dans les provinces de Morobe, Madang et Eastern Highlands : une preuve de vaccination valide est exigée à l’entrée, et pour tout séjour de plus de 4 semaines, une preuve de vaccination datant d’au moins 4 semaines est exigée à la sortie du territoire. Le paludisme, la dengue, le chikungunya, le zika et l’encéphalite japonaise circulent selon les zones et les saisons, le choléra reste possible à Lae et Madang, et la tuberculose affiche un taux d’infection jugé « extrêmement élevé » par France Diplomatie, qui recommande fortement le vaccin BCG. Le site qualifie la souscription d’une assurance ou d’un contrat d’assistance couvrant les frais médicaux et l’évacuation sanitaire d’indispensable, aucun frais médical n’étant pris en charge par l’ambassade ; les cas graves sont le plus souvent évacués vers Cairns, en Australie, compte tenu des limites du plateau technique local et de l’isolement géographique du pays.

Obligations légales et de visa

  • Un visa est exigé de tout ressortissant français, y compris pour un séjour touristique court : l’e-visa « Easy visitor permit 60 », valable jusqu’à 60 jours, se demande en ligne sur le portail de l’Immigration and Citizenship Authority papouasienne (evisa.ica.gov.pg). Un visa traditionnel reste également disponible auprès d’une ambassade de Papouasie-Nouvelle-Guinée accréditée, celle compétente pour la France étant située à Bruxelles.
  • Passeport valide au moins 6 mois après la date de fin de séjour exigé.
  • La demande d’e-visa en ligne requiert la présentation de documents médicaux attestant d’un schéma vaccinal complet contre la Covid-19 ; la loi d’urgence sanitaire papouasienne ayant été assouplie, la vaccination n’est plus une condition légale d’entrée, mais fournir ce justificatif est recommandé pour éviter un rejet de dossier par les autorités locales.
  • France Diplomatie qualifie d’indispensable la souscription d’une assurance ou d’un contrat d’assistance couvrant frais médicaux et rapatriement sanitaire, aucun frais n’étant pris en charge par l’ambassade ; les cas graves sont le plus souvent évacués vers Cairns, en Australie.
  • Poliomyélite : preuve de vaccination valide exigée à l’entrée du territoire, en raison d’une épidémie signalée par les autorités locales et l’OMS notamment dans les provinces de Morobe, Madang et Eastern Highlands ; pour tout séjour de plus de 4 semaines, une preuve de vaccination datant d’au moins 4 semaines est également exigée à la sortie.
  • Mise à jour des vaccins du calendrier vaccinal français recommandée (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole) ; fièvre jaune obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones d’endémie ; hépatites A et B, fièvre typhoïde et encéphalite japonaise recommandées selon la durée et les conditions de séjour ; le BCG est fortement recommandé compte tenu d’un taux de tuberculose jugé très élevé par France Diplomatie.
  • Douanes : entrée de fruits, légumes, produits d’origine animale et animaux domestiques interdite sur le territoire.

Coût de quelques actes médicaux

Ordres de grandeur relevés auprès de sources spécialisées, pas des grilles tarifaires officielles.

Coût de quelques actes médicaux en Papouasie-Nouvelle-Guinée, secteur public et privé
ActeSecteur publicSecteur privé
E-visa touristique « Easy visitor permit 60 » (60 jours)de l'ordre de 50 USD selon des prestataires spécialisés en e-visa, à confirmer sur le portail officiel avant toute demande—
Consultation, secteur public (Port Moresby General Hospital)tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement—
Consultation, secteur privé (Pacific International Hospital, Port Moresby)—tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement
Nuit d'hospitalisation, secteur privé (Pacific International Hospital)—tarif variable selon établissement et type de chambre, non communiqué publiquement
Hospitalisation, secteur public (Port Moresby General Hospital)tarif non communiqué publiquement—
Évacuation sanitaire (avion médicalisé, le plus souvent vers Cairns, Australie)—tarif non communiqué publiquement (devis selon prestataire)

Accords de sécurité sociale avec la France

Aucune convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et la Papouasie-Nouvelle-Guinée n’a été identifiée. Les listes officielles publiées par le CLEISS ne recensent, pour la zone Asie-Pacifique, que l’Australie, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, les Philippines et Taïwan — la Papouasie-Nouvelle-Guinée n’y figure pas. En l’absence de tout accord, aucune coordination n’existe pour la maladie, la maternité, la vieillesse ou les prestations familiales entre les deux régimes.

  • Aucun formulaire de maintien de droits français n’est applicable en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
  • L’affiliation à la CFE ou la souscription d’une assurance privée internationale sont les seules voies de couverture reconnues par un système français, quel que soit le profil.
  • L’accès au réseau public via le Port Moresby General Hospital, ou à un établissement privé de la capitale, donne accès au réseau de soins local mais ne constitue ni une couverture reconnue en France, ni un substitut à un rapatriement sanitaire.
  • L’ambassade de France à Port Moresby ne dispose pas de section consulaire : les démarches administratives des résidents français en Papouasie-Nouvelle-Guinée relèvent du consulat général de France à Sydney (Australie), compétent depuis le 22 août 2015.

Quelle assurance selon mon profil

Matrice générale — ne recommande aucun produit ni assureur précis.

Quelle assurance selon le profil, pour Papouasie-Nouvelle-Guinée
ProfilContrainte réglementairePoints d’attention
Touriste (séjour court)E-visa obligatoire dès l'entrée (« Easy visitor permit 60 », 60 jours) ; passeport valide 6 mois après la fin du séjour ; aucune obligation légale d'assurance santé identifiée en dehors de la recommandation de France DiplomatieAssurance ou contrat d'assistance qualifié d'indispensable par France Diplomatie ; vigilance renforcée dans les grands centres urbains et déconseil formel, sauf raison impérative, dans les provinces des Highlands et du Sepik
ÉtudiantE-visa ou visa dédié à obtenir avant le départ ; aucune obligation légale d'assurance maladie spécifique identifiée au-delà des exigences propres à l'établissement d'accueilVérifier les exigences de l'université ou du programme d'échange ; le système de santé public souffre de pénuries de médicaments et d'un accès limité aux spécialistes hors de Port Moresby
Salarié détaché / expatriéVisa adapté à l'activité professionnelle à obtenir avant l'arrivée ; pas de cotisation santé obligatoire de type sécurité sociale locale identifiée pour les étrangersAbsence de convention bilatérale santé : couverture privée internationale ou CFE recommandée dans tous les cas, compte tenu des fermetures temporaires d'hôpitaux hors de Port Moresby et du recours fréquent à l'évacuation vers Cairns (Australie) pour les cas graves
RetraitéAucune couverture maladie via une convention bilatérale, faute d'accord ; accès au réseau public possible mais sans substituer une couverture reconnue en FranceCFE ou assurance privée internationale indispensable, avec rapatriement sanitaire inclus, en tenant compte de la criminalité relevée par France Diplomatie dans les grands centres urbains et des zones formellement déconseillées

Hôpitaux et réseau de soins

  • Port Moresby — Port Moresby General Hospital (PMGH) : plus grand hôpital du pays, environ 600 lits selon Wikipédia, hôpital d'enseignement affilié à l'université de Papouasie-Nouvelle-Guinée, centre de référence national et gestionnaire des évacuations médicales internationales.
  • Port Moresby — Pacific International Hospital (Taurama, 3 Mile) : établissement privé, une vingtaine de spécialités revendiquées, urgences ouvertes 24 h/24, s'adressant notamment à une patientèle internationale selon son site officiel.
  • Lae (province de Morobe) — Angau General Hospital et GM Flores Hospital ; Goroka (Eastern Highlands) — Goroka Hospital ; Madang — Modilon General Hospital ; Mount Hagen (Western Highlands) — Mount Hagen General Hospital ; Wewak (East Sepik) — Boram Hospital : principaux hôpitaux provinciaux hors de la capitale, exposés selon France Diplomatie à des fermetures temporaires (personnel, électricité, carburant).
  • Cas graves : selon France Diplomatie, les évacuations sont le plus souvent effectuées vers Cairns, en Australie, à vérifier au cas par cas avec l'assureur ou l'assistance.

Démarches

  • Avant le départ, quel que soit le motif : demander l’e-visa « Easy visitor permit 60 » (ou le visa adapté à la situation) sur le portail officiel de l’Immigration and Citizenship Authority, en prévoyant les justificatifs vaccinaux Covid-19 recommandés pour éviter un rejet de dossier.
  • Souscrire une assurance ou un contrat d’assistance couvrant hospitalisation et rapatriement sanitaire, qualifiée d’indispensable par France Diplomatie, en l’absence de toute coordination franco-papouasienne.
  • Avant le départ : consultation médicale ou centre de vaccination international pour évaluer le besoin de vaccination fièvre jaune (selon provenance et transit), hépatite A et B, fièvre typhoïde, encéphalite japonaise et BCG, ainsi que la mise à jour du schéma vaccinal contre la poliomyélite, une preuve de vaccination étant exigée à l’entrée du territoire.
  • Pour tout séjour de plus de 4 semaines : conserver une preuve de vaccination contre la poliomyélite datant d’au moins 4 semaines, exigée à la sortie du territoire.
  • Avant tout déplacement hors de Port Moresby : consulter les niveaux de vigilance de France Diplomatie, la sécurité variant fortement selon les provinces (vigilance renforcée dans les grands centres urbains, déconseil formel sauf raison impérative dans les Highlands et le Sepik).
  • Affiliation volontaire à la CFE recommandée en l’absence de toute coordination maladie.
  • Dans les meilleurs délais suivant l’arrivée : inscription au registre des Français établis hors de France ; l’ambassade de France à Port Moresby ne disposant pas de section consulaire, les démarches administratives relèvent du consulat général de France à Sydney (Australie), compétent depuis le 22 août 2015.

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour se rendre en Papouasie-Nouvelle-Guinée en tant que Français ?

Oui. Contrairement à d'autres destinations, aucune entrée sans visa n'est prévue pour les Français : l'e-visa « Easy visitor permit 60 », valable jusqu'à 60 jours, se demande en ligne avant le départ sur le portail de l'Immigration and Citizenship Authority. Le passeport doit rester valide au moins 6 mois après la date de fin de séjour.

La sécurité sociale française coordonne-t-elle la santé avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée ?

Non : aucune convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et la Papouasie-Nouvelle-Guinée n'a été identifiée. Les fiches officielles du CLEISS pour la zone Asie-Pacifique ne mentionnent pas ce pays. Aucune coordination maladie n'existe donc entre les deux régimes ; seules la CFE ou une assurance privée internationale offrent une couverture reconnue en France.

Toutes les zones de Papouasie-Nouvelle-Guinée présentent-elles le même niveau de sécurité ?

Non. France Diplomatie recommande une vigilance renforcée dans les grands centres urbains (Port Moresby, Lae, Madang, Mont Hagen, Wewak, Goroka, Alotau) en raison d'une criminalité violente, et déconseille formellement, sauf raison impérative, les provinces des Highlands et du Sepik en raison de conflits tribaux localisés, ainsi que la zone frontalière avec l'Indonésie. Il convient de consulter les niveaux de vigilance à jour avant tout déplacement.

Le système de santé local est-il suffisant pour un résident étranger ?

France Diplomatie signale des ruptures régulières d'approvisionnement en médicaments, un nombre restreint de spécialistes et des services d'urgence saturés, ainsi que des fermetures temporaires d'hôpitaux hors de Port Moresby. Le Port Moresby General Hospital et le Pacific International Hospital, tous deux dans la capitale, concentrent l'essentiel de l'offre de soins de niveau international ; les cas graves sont le plus souvent évacués vers Cairns, en Australie. Une couverture privée internationale avec rapatriement sanitaire est qualifiée d'indispensable par France Diplomatie plutôt qu'une dépendance exclusive au secteur public local.

Où se faire soigner en cas de besoin sérieux à Port Moresby ?

Le Port Moresby General Hospital est l'hôpital public de référence nationale (environ 600 lits selon Wikipédia), tandis que le Pacific International Hospital est le principal établissement privé de la capitale, avec des urgences ouvertes 24 h/24. France Diplomatie précise que les évacuations sont le plus souvent effectuées vers les installations hospitalières de Cairns, en Australie, pour les cas les plus graves.

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