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Mexique · Prendre sa retraite

Retraite au Mexique : visa de résident, ressources exigées, fiscalité de la pension et accès aux soins

L’essentiel

Un retraité français s'installe au Mexique avec un visa de résident temporaire (plus de 180 jours et moins de quatre ans) ou de résident permanent, demandé au consulat du Mexique avant le départ. Les consulats exigent une preuve de ressources : la fiche consulaire de Washington demande, pour le résident permanent retraité, une pension nette de 139 400 MXN par mois sur six mois ou un solde de 5 576 000 MXN sur douze mois ; le consulat à Paris publie ses montants en euros. La convention fiscale franco-mexicaine impose les pensions privées dans l'État de résidence et les pensions publiques dans l'État payeur. Pour la santé, le retraité choisit entre l'affiliation volontaire à l'IMSS (selon l'âge, de 9 300 à 22 150 MXN par an), la CFE (offre RetraitExpat) et une assurance internationale.

  • 139 400 MXN par mois de pension nette sur 6 mois (environ 6 792 €) ou 5 576 000 MXN de solde sur 12 mois (environ 271 667 €) : justificatifs du visa de résident permanent retraité, fiche consulaire de Washington.
  • 62 ans ou mise à la retraite officielle : condition d'âge de ce même visa de résident permanent.
  • 83 640 MXN par mois (environ 4 075 €) sur 6 mois ou 1 394 000 MXN de solde (environ 67 917 €) sur 12 mois : justificatifs du résident temporaire.
  • 4 ans de résidence temporaire consécutive ouvrent la demande de résident permanent auprès de l'INM.
  • Article 18 de la convention franco-mexicaine : une pension privée n'est imposable que dans l'État de résidence ; article 19 : une pension publique l'est dans l'État qui la verse.
  • De 20 600 MXN (environ 1 004 €) pour 60-69 ans à 22 150 MXN (environ 1 079 €) dès 80 ans : cotisation annuelle du Seguro de Salud para la Familia de l'IMSS.

Repères économiques : Mexique

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+0,6 %
Inflation
3,8 %
Taux de chômage
2,7 %
PIB par habitant
13 889 $
Population
131,9 millions
Change
1 € = 20,53 MXN
peso mexicain, cours BCE du jour

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Prendre sa retraite au Mexique : résidence temporaire ou permanente

Le Mexique offre aux retraités deux statuts de résident, tous deux demandés avant le départ auprès de la section consulaire de l’ambassade du Mexique, sur rendez-vous.

  • Résident temporaire : séjour de plus de 180 jours et de moins de quatre ans, sur justificatifs financiers. Il convient à qui souhaite tester le pays avant de s’y fixer.
  • Résident permanent : ouvert aux retraités et pensionnés qui justifient de ressources suffisantes, avec un passeport valide, une photographie et la preuve de solvabilité économique (SRE). Il est aussi accessible aux résidents temporaires qui ont accompli quatre années consécutives, ainsi qu’aux personnes qui participent au système de points (INM).

Après l’entrée au Mexique avec le visa, la personne se présente à l’INM pour obtenir sa carte de résident dans les 30 jours. Les séjours de moins de 180 jours relèvent du statut de touriste. Le guide vivre au Mexique détaille les démarches d’arrivée (CURP, RFC), et la page assurance retraite à l’étranger rassemble les repères de protection sociale.

Ressources exigées par les consulats du Mexique

Les consulats du Mexique publient des fiches de visa avec des montants en pesos, convertis au cours officiel du jour du rendez-vous. La fiche consulaire de Washington fait état des exigences suivantes, qui se rapprochent de celles des autres postes ; le consulat du Mexique à Paris publie ses propres montants en euros, qui font foi pour un dépôt en France et se vérifient sur sa page « Retraités » avant toute demande.

  • Résident permanent (retraité officiel ou 62 ans et plus) : soit une pension qui procure 139 400 MXN nets d’impôts par mois sur les six derniers mois (environ 6 792 € au cours de référence de la BCE du 01/10/2026, 1 € = 20,5251 MXN), soit des comptes d’épargne ou d’investissement avec un solde mensuel d’au moins 5 576 000 MXN sur les douze derniers mois (environ 271 667 €). Le justificatif de départ officiel à la retraite n’est demandé qu’avant 62 ans.
  • Résident temporaire : soit un solde d’au moins 1 394 000 MXN sur douze mois (environ 67 917 €), soit un salaire ou une pension d’au moins 83 640 MXN par mois sur six mois (environ 4 075 €).
  • Forme des pièces : relevés bancaires originaux (les relevés de banque en ligne se font tamponner par l’agence), lettre de retraite et relevés montrant le virement de la pension. Les documents émis hors du Mexique portent une apostille ou une légalisation et une traduction officielle en espagnol.

Les fiches précisent que ces exigences peuvent changer sans préavis. Chaque demandeur prend son propre rendez-vous au consulat, et les justificatifs se préparent plusieurs mois à l’avance puisqu’ils couvrent les six ou douze derniers mois.

Démarches : visa, pension française et résidence fiscale

  • Avant le départ : rendez-vous au consulat, dossier financier, puis visa. Le guide toucher sa retraite à l’étranger explique comment recevoir sa pension sur un compte français ou étranger.
  • Certificat de vie : un retraité résidant à l’étranger prouve son existence chaque année pour éviter la suspension de sa pension, soit par un certificat visé par une autorité locale, soit par l’application biométrique « Mon certificat de vie » (Assurance retraite).
  • À l’arrivée : passage à l’INM sous 30 jours, puis CURP, qui s’attribue automatiquement avec le numéro unique d’étranger, et RFC auprès du SAT pour les démarches fiscales et bancaires.
  • Adresse et banque : signaler le changement d’adresse et de coordonnées bancaires aux caisses de retraite avant le départ.

Le guide retraite à l’étranger complète ces repères ; le formulaire S1, propre à l’Europe, est présenté dans son mode d’emploi.

Fiscalité de la pension française : la convention franco-mexicaine

La convention signée à Mexico le 7 novembre 1991, entrée en vigueur le 31 décembre 1992, répartit le droit d’imposer entre les deux pays (impots.gouv.fr).

  • Pensions privées (article 18) : les pensions et rémunérations similaires versées à un résident d’un État contractant au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans cet État. Un retraité résident fiscal du Mexique déclare donc sa pension au Mexique ; un retraité qui reste résident fiscal de France la déclare en France.
  • Pensions publiques (article 19) : les pensions versées par un État, une collectivité territoriale ou une de leurs personnes morales de droit public ne sont imposables que dans cet État. Un ancien fonctionnaire français reste donc imposé en France.
  • Résidence : la France retient le domicile fiscal selon le foyer, le lieu de séjour principal, l’activité professionnelle et le centre des intérêts économiques (BOFiP). En cas de double résidence, l’article 4 de la convention départage selon le foyer d’habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, puis le séjour habituel, puis la nationalité.
  • Double imposition : l’article 21 prévoit, pour la France, un crédit d’impôt sur les revenus de source mexicaine.

L’impôt mexicain sur le revenu des personnes physiques suit un barème progressif dont les tranches sont publiées chaque année par le SAT. La combinaison du statut de résident, de la nature de la pension et de la date du départ est propre à chaque dossier : un conseil fiscal et l’administration fiscale française confirment le traitement avant l’installation.

Coût de la vie et villes prisées des retraités

Le budget d’un retraité dépend surtout de la ville, du logement et de la couverture santé. Les statistiques officielles ne publient pas de loyer par ville ; elles montrent en revanche que les prix du logement évoluent selon les régions, et le peso flotte, de sorte qu’un budget en euros varie avec le change.

  • San Miguel de Allende (Guanajuato) : ville coloniale, très fréquentée par les retraités étrangers.
  • Lac Chapala et Guadalajara (Jalisco) : communauté étrangère établie, plateau médical complet à Guadalajara.
  • Mérida (Yucatán) : ville calme, dotée d’une école franco-mexicaine.
  • Oaxaca et Puebla : patrimoine colonial et gastronomie, coût de la vie plus doux qu’à Mexico.
  • Côtes du Pacifique et des Caraïbes (Puerto Vallarta, Riviera Maya) : attrait balnéaire, mais consignes de vigilance de France Diplomatie à lire avant chaque déplacement.

Choisir près d’un hôpital privé complet pèse davantage qu’un loyer légèrement plus bas, à partir de 70 ans en particulier. Les repères de coût des soins se trouvent dans le guide budgétiser sa santé en expatriation.

Accès aux soins : IMSS volontaire, CFE et assurance internationale

Le retraité ne dispose pas d’un régime automatique : il choisit l’une des trois solutions du tableau ci-dessous, ou les combine. L’ambassade de France rappelle que l’État français ne prend pas en charge les frais de santé à l’étranger, qu’aucune convention de sécurité sociale ne lie la France et le Mexique, et que les hôpitaux refusent systématiquement les patients sans garantie financière.

  • IMSS volontaire (Seguro de Salud para la Familia) : cotisation annuelle d’avance selon la grille du 1er mars, de 20 600 MXN pour 60-69 ans (environ 1 004 €), 21 500 MXN pour 70-79 ans (environ 1 047 €) et 22 150 MXN dès 80 ans (environ 1 079 €). Soins dans les unités IMSS, sans franchise ; les maladies graves déjà diagnostiquées excluent de l’affiliation. Conditions et coût à confirmer sur imss.gob.mx.
  • CFE (RetraitExpat) : réservée aux titulaires d’une pension du régime de base français, sans questionnaire médical ; couverture immédiate si l’adhésion intervient dans les trois mois de l’expatriation, sinon carence de trois mois avant 45 ans et de six mois à partir de 45 ans, et remboursement sur barème du pays de soins. Une catégorie aidée existe pour les revenus modestes, via le consulat de France.
  • Assurance internationale au 1er euro : accès direct aux hôpitaux privés avec prise en charge, plafonds annuels, évacuation et rapatriement ; le questionnaire médical et les antécédents déterminent les exclusions.

Voir le guide remboursement des soins au Mexique, la page assurance maladie du retraité à l’étranger et, pour la partie réseau de soins, le guide système de santé mexicain. Expavy aide à comparer ces solutions selon l’âge et les antécédents.

Trois solutions santé pour le retraité au Mexique

SolutionCoût repèreConditionsPoint d'attention
IMSS volontaire (Seguro de Salud para la Familia)20 600 à 22 150 MXN par an dès 60 ans (environ 1 004 à 1 079 €)Carte de résident, CURP, questionnaire médicalMaladies graves déjà diagnostiquées exclues ; réseau IMSS
CFE (RetraitExpat)Selon l'âge et le pays de résidence (simulateur de la CFE)Pension du régime de base français, sans questionnaire médicalCarence de 3 ou 6 mois si adhésion tardive ; reste à charge dans le privé
Assurance internationale au 1er euroVariable selon l'âge, les plafonds et la zoneQuestionnaire médical, antécédents déclarésExclusions, franchise, carences ; prise en charge directe en hôpital privé

Sources : IMSS, CFE, ambassade de France au Mexique. Conversions au cours de référence de la BCE du 01/10/2026 (1 € = 20,5251 MXN).

Questions fréquentes

Quel visa pour prendre sa retraite au Mexique ?

Un visa de résident temporaire (plus de 180 jours et moins de quatre ans) ou un visa de résident permanent, ouvert aux retraités et pensionnés qui justifient de ressources suffisantes. La demande se dépose au consulat du Mexique avant le départ.

Quelles ressources faut-il pour le visa de résident permanent retraité ?

La fiche consulaire de Washington demande 139 400 MXN nets par mois de pension sur six mois (environ 6 792 €) ou un solde de 5 576 000 MXN sur douze mois (environ 271 667 €), avec une preuve de retraite avant 62 ans. Le consulat à Paris publie ses montants en euros : à vérifier sur sa page.

Combien faut-il justifier pour la résidence temporaire d'un retraité ?

Selon la fiche consulaire de Washington, un solde de 1 394 000 MXN sur douze mois (environ 67 917 €) ou une pension d'au moins 83 640 MXN par mois sur six mois (environ 4 075 €). Ces montants peuvent changer sans préavis.

Où une pension française est-elle imposée au Mexique ?

Selon la convention franco-mexicaine, une pension privée n'est imposable que dans l'État de résidence (article 18), tandis qu'une pension publique n'est imposable que dans l'État qui la verse (article 19). Le statut de résident fiscal se détermine selon le domicile fiscal de chaque pays.

Peut-on s'affilier à l'IMSS en tant que retraité étranger ?

Oui, via le Seguro de Salud para la Familia, avec une carte de résident, une CURP et un questionnaire médical. La cotisation annuelle est de 20 600 MXN pour 60-69 ans, 21 500 MXN pour 70-79 ans et 22 150 MXN dès 80 ans. Les maladies graves déjà diagnostiquées excluent de l'affiliation.

La CFE convient-elle à un retraité installé au Mexique ?

Oui : l'offre RetraitExpat est réservée aux titulaires d'une pension du régime de base français, sans questionnaire médical, avec couverture immédiate si l'adhésion intervient dans les trois mois de l'expatriation. Les remboursements suivent le barème du pays de soins.

Le formulaire S1 s'applique-t-il au Mexique ?

Le formulaire S1 est propre à la coordination européenne. Faute de convention de sécurité sociale entre la France et le Mexique, le retraité s'appuie sur l'IMSS volontaire, la CFE ou une assurance internationale.

Les autres guides : Mexique