Honduras · Travailler et économie
Travailler au Honduras quand on est français : résidence, salaires, cotisations et économie
L’essentiel
Le séjour sans visa de 90 jours de l'accord C4 est touristique : un Français qui travaille au Honduras demande un titre de séjour à l'Institut national de migration, en général sur la base d'un contrat de travail. Le salaire minimum résulte d'un accord tripartite de la Secrétairerie du Travail, dont les montants par tranche d'entreprise sont publiés dans des tableaux du ministère. L'Institut hondurien de sécurité sociale gère l'assurance maladie-maternité des salariés. Aucune convention de sécurité sociale ni convention fiscale ne lie la France au Honduras dans les listes officielles : un détachement relève du droit interne français, sur trois ans renouvelables une fois. Les services représentent plus de 60 % du PIB.
- Séjour sans visa de 90 jours dans l'ensemble C4 (Honduras, Guatemala, Nicaragua, Salvador) ; passeport valable 6 mois au minimum (France Diplomatie).
- Salaire minimum fixé par un accord tripartite renégocié périodiquement ; l’accord en vigueur est publié par le ministère du Travail.
- Détachement hors convention : trois ans renouvelables une fois, régime français maintenu (Cleiss).
- Services environ 62 % du PIB, industrie 26 %, agriculture 12 % (Banque mondiale, via France Diplomatie).
- Principaux clients : États-Unis 36 %, Union européenne 16 %, Guatemala 10 % ; commerce avec la France de l’ordre de 30 M€ à l’export et 130 M€ à l’import (France Diplomatie).
- Transferts de la diaspora estimés à environ 30 % du PIB (France Diplomatie).
Service en cours de lancement : un conseiller étudie votre demande et vous recontacte pour préciser vos besoins.
Repères chiffrés : Honduras
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +3,8 %
- Inflation
- 4,6 %
- Taux de chômage
- 4,9 %
- PIB par habitant
- 3 598 $
- Population
- 11,0 millions
- Espérance de vie
- 73,0 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 7,7 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 0,49
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 0,5
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit au travail et titre de séjour pour un Français
L’accord C4 autorise un séjour continu sans visa de 90 jours au plus dans le Honduras, le Guatemala, le Nicaragua et le Salvador, avec un passeport valable au moins six mois à la date d’entrée ; ce séjour est touristique et ne vaut pas permis de travail (France Diplomatie). Pour exercer une activité salariée, le Français demande un titre de séjour à l’Institut national de migration, qui publie des fiches de conditions par catégorie, dont celle des étrangers employés par contrat. Les conditions exactes, les justificatifs de l’employeur et les frais n’ont pas pu être lus sur une page officielle, le site de l’institut n’étant pas accessible lors de la consultation : ils se confirment auprès de l’institut ou du consulat du Honduras avant toute démarche.
France Diplomatie indique que la fiche d’entrée et séjour ne traite pas des titres de séjour et recommande, avant le départ, de vérifier son assurance. Côté français, l’ambassade de France à Tegucigalpa dispose de moyens limités ; les démarches consulaires relèvent de la section consulaire de l’ambassade de France au Guatemala. Le guide du salarié qui travaille à l’étranger et la page vivre au Honduras détaillent les formalités.
Salaire minimum et niveaux de rémunération
La Secrétairerie du Travail et de la Sécurité sociale publie un tableau du salaire minimum et du bon éducatif, avec l’accord tripartite en vigueur, qui consacre un ajustement négocié entre le gouvernement, les employeurs et les travailleurs. Les montants figurent dans des documents PDF dont le contenu n’a pas pu être lu : aucun chiffre n’est donc donné ici, et la Dirección General de Salarios (Boulevard Juan Pablo II, Tegucigalpa, du lundi au vendredi de 8 h à 16 h) est l’interlocuteur pour les valeurs applicables à une entreprise donnée.
Au-delà du plancher, les rémunérations se négocient selon le poste, le secteur et la ville. France Diplomatie rapporte un PIB par habitant de l’ordre de 3 600 dollars ; une offre libellée en lempiras s’apprécie aussi à l’aune du change, et le bloc « Repères économiques » de cette page actualise croissance, inflation, chômage et change.
Cotisations sociales : l'IHSS pour le salarié
L’Institut hondurien de sécurité sociale (IHSS) gère l’assurance maladie-maternité des salariés du secteur formel, financée par des cotisations du salarié et de l’employeur calculées sur un salaire plafonné. Les taux et le plafond de cotisation de l’année en cours ne figurent pas sur une page officielle accessible : ils sont à confirmer auprès de l’IHSS ou de l’employeur, qui effectue la retenue.
France Diplomatie rappelle que les régimes d’assurance maladie français ne sont pas reconnus sur place et que les étrangers doivent payer eux-mêmes leurs frais de santé : une affiliation à l’IHSS, quand elle est possible, se complète d’une assurance couvrant soins, hospitalisation et rapatriement. Aucune convention de sécurité sociale n’organise la totalisation des périodes avec la France (le Cleiss ne publie pas de fiche pour le Honduras). La page système de santé au Honduras détaille la couverture.
Impôt sur le revenu et absence de convention fiscale
Le Honduras ne figure pas sur la liste des conventions fiscales internationales publiée par impots.gouv.fr. Les règles de droit interne de chaque pays s’appliquent donc, sans mécanisme conventionnel d’élimination de la double imposition. L’administration fiscale hondurienne publie ses barèmes pour chaque exercice ; son site n’était pas accessible lors de la rédaction de cette page, et aucun taux n’est donc indiqué ici.
Un salarié français qui conserve des revenus de source française reste soumis aux règles françaises applicables aux non-résidents : le taux minimum est de 20 % jusqu’à un seuil de revenus révisé chaque année, puis de 30 %, avec option possible pour le taux moyen (impots.gouv.fr). La situation se vérifie avec l’administration fiscale française avant le départ.
Détaché, indépendant et télétravail
Faute de convention de sécurité sociale, le salarié envoyé par une entreprise française peut être détaché hors convention : il reste affilié au régime français trois ans, renouvelables une fois, couvert dans la limite des prestations qu’il aurait reçues en France, sur factures acquittées avec l’imprimé S 3125c. Les cotisations sont payées en France comme si l’activité y était exercée, sans dispenser des cotisations éventuellement dues au Honduras (Cleiss). Voir détaché ou expatrié.
Le salarié sous contrat local quitte au contraire le régime français et relève du régime hondurien ; la CFE s’ajoute à l’affiliation locale sans l’en exonérer. Un indépendant peut souscrire à la CFE, qui couvre la maladie-maternité pour un indépendant, ou à une assurance internationale. Pour un travailleur à distance, les statuts de résidence ouverts se confirment auprès de l’Institut national de migration ; voir le guide visas nomades numériques.
Conditions pratiques de travail : sécurité, transports et assurance
Une affectation au Honduras se prépare avec les classements de France Diplomatie : les zones déconseillées sauf raison impérative couvrent notamment le centre de Tegucigalpa, San Pedro Sula et La Ceiba, tandis que les îles de la Baie, Valle et Copán sont en vigilance renforcée. La fiche recommande de privilégier un vol d’arrivée de jour, d’éviter les déplacements à pied même de jour dans les trois grandes villes, de ne pas conduire de nuit et de choisir des taxis aux stations d’hôtels ou de centres commerciaux. L’ambassade dispose de moyens limités en cas de crise : les entreprises vérifient les contrats d’assurance de leurs salariés et prévoient des ressources pour l’hospitalisation et l’évacuation.
Pour une hospitalisation, France Diplomatie précise que les hôpitaux publics offrent un niveau de soins médiocre, que les cliniques privées sont de qualité acceptable et que les frais sont élevés. Un contrat d’assistance couvrant soins et rapatriement est donc une condition préalable à toute affectation : voir la page assurance santé expatrié.
Économie, monnaie et perspectives
Selon France Diplomatie, le PIB est de l’ordre de 40 milliards de dollars et la dette publique reste inférieure à la moitié du PIB (FMI), avec une balance commerciale nettement déficitaire. Les services représentent plus de 60 % du PIB, l’industrie environ 26 % et l’agriculture environ 12 % (Banque mondiale). Les principaux clients sont les États-Unis (36 %), l’Union européenne (16 %), le Guatemala (10 %), le Salvador (8 %) et le Nicaragua (6 %), et les principaux fournisseurs les États-Unis (31 %), la Chine (16 %), le Guatemala (11 %) et le Mexique (7 %).
Le commerce franco-hondurien s’élève à quelques dizaines de millions d’euros d’exportations françaises et à plus de 100 millions d’euros d’importations depuis le Honduras (direction générale du Trésor). La monnaie est le lempira, et les transferts de la diaspora, surtout des États-Unis, représenteraient environ 30 % du PIB. Les débouchés pour un cadre ou un technicien français se situent surtout dans les services, l’industrie et le commerce.
Pour le quotidien d’un salarié expatrié, France Diplomatie précise que l’euro peut être changé en monnaie locale dans la majorité des banques, que de nombreuses agences Western Union permettent les transferts d’urgence et qu’il est préférable de retirer de l’argent dans une banque ou un centre commercial. La déclaration de valeur en douane se remplit en ligne, et les entreprises qui envoient des salariés vérifient que les contrats d’assurance couvrent l’évacuation sanitaire depuis les zones isolées.
Repères du travail salarié au Honduras
| Élément | Valeur ou règle | Source |
|---|---|---|
| Séjour sans visa | 90 jours au plus dans l'ensemble C4 | France Diplomatie |
| Salaire minimum | Fixé par accord tripartite ; montants dans les tableaux du ministère | Secrétairerie du Travail |
| Assurance maladie-maternité des salariés | Gérée par l'IHSS ; taux et plafond à confirmer auprès de l'institut | IHSS |
| Détachement depuis la France | Trois ans, renouvelable une fois, hors convention | Cleiss |
| Convention fiscale avec la France | Absente de la liste d'impots.gouv.fr | impots.gouv.fr |
Les montants du salaire minimum, les taux de l'IHSS et les barèmes fiscaux sont à lire auprès des organismes honduriens.
Questions fréquentes
Peut-on travailler avec le séjour sans visa de 90 jours ?
Non : l'accord C4 autorise un séjour touristique de 90 jours au plus dans quatre pays. Pour travailler, il faut un titre de séjour de l'Institut national de migration, dont les conditions se confirment auprès de l'institut.
Quel est le salaire minimum au Honduras ?
Il est fixé par un accord tripartite et publié dans un tableau du ministère du Travail. Les montants par tranche d'entreprise se lisent sur ce tableau.
Que gère l'IHSS ?
L'Institut hondurien de sécurité sociale gère l'assurance maladie-maternité des salariés du secteur formel. Les taux de cotisation et le plafond se confirment auprès de l'institut.
Existe-t-il une convention fiscale France-Honduras ?
Le Honduras ne figure pas sur la liste des conventions fiscales publiée par impots.gouv.fr. Les règles de droit interne de chaque pays s'appliquent.
Existe-t-il une convention de sécurité sociale France-Honduras ?
Aucune n'apparaît sur les listes du Cleiss, qui ne publie pas de fiche pour le Honduras. Un salarié détaché hors convention reste au régime français trois ans, renouvelables une fois.
Les régimes français d'assurance maladie sont-ils reconnus ?
Non : France Diplomatie indique que les régimes d'assurance maladie français ne sont pas reconnus sur place et que les étrangers doivent payer eux-mêmes leurs frais, qui sont élevés.
Quelle part du PIB représentent les transferts de la diaspora ?
Environ 30 % du PIB, selon France Diplomatie, notamment depuis les États-Unis.
Les autres guides : Honduras
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
