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Honduras · Vivre sur place

Vivre au Honduras quand on est français : villes, zones de vigilance, coût de la vie et formalités

L’essentiel

Le Honduras, pays de 11 millions d'habitants dont la monnaie est le lempira, applique à ses visiteurs l'accord C4 avec le Guatemala, le Nicaragua et le Salvador : le séjour continu sans visa dans ces quatre pays ne peut pas dépasser 90 jours, avec un passeport valable au moins six mois. France Diplomatie classe une grande partie du territoire en zone déconseillée sauf raison impérative et décrit les îles de la Baie, dont Roatán, ainsi que Copán en vigilance renforcée. L'ambassade de France à Tegucigalpa dispose de moyens limités, et les démarches consulaires relèvent de la section consulaire au Guatemala. Une assurance couvrant soins, hospitalisation et rapatriement est jugée obligatoire en pratique.

  • Environ 11 millions d’habitants sur 112 492 km² ; Tegucigalpa, San Pedro Sula et La Ceiba sont les principales villes (France Diplomatie).
  • Séjour sans visa de 90 jours au plus dans l'ensemble C4 ; prolongation unique de 30 jours à 20 dollars en cas de dépassement (France Diplomatie).
  • Passeport valable au moins 6 mois à la date d'entrée ; taxe d'aéroport d'environ 35 dollars incluse dans le billet (France Diplomatie).
  • Taux d'homicides en forte baisse, mais pays parmi les plus exposés à la criminalité (France Diplomatie).
  • Saisons des pluies de mai à juin et de septembre à novembre ; ouragans entre septembre et novembre (France Diplomatie).
  • Transferts de la diaspora estimés à environ 30 % du PIB (France Diplomatie).

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Repères chiffrés : Honduras

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+3,8 %
Inflation
4,6 %
Taux de chômage
4,9 %
PIB par habitant
3 598 $
Population
11,0 millions
Espérance de vie
73,0 ans
Dépense de santé (% du PIB)
7,7 %
Médecins pour 1 000 hab.
0,49
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
0,5

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Pourquoi s'installer au Honduras : atouts et points d'attention

Le Honduras couvre 112 492 km² et compte environ 11 millions d’habitants (Banque mondiale). L’espagnol est la langue officielle, la monnaie est le lempira, et le PIB est de l’ordre de 40 milliards de dollars, soit environ 3 600 dollars par habitant. Les services représentent 61,9 % du PIB, l’industrie 26 % et l’agriculture 12,1 % (Banque mondiale), et les transferts de la diaspora, surtout des États-Unis, comptent pour environ 30 % du PIB (France Diplomatie). Le bloc « Repères économiques » de cette page actualise les indicateurs.

Les atouts d’un séjour tiennent à la diversité des sites (îles de la Baie, site maya de Copán, côte caraïbe) et à une économie en croissance. Les points d’attention sont documentés avec précision par France Diplomatie : classement de zones entières en vigilance déconseillée sauf raison impérative, hôpitaux publics de niveau médiocre, régimes d’assurance maladie français non reconnus sur place, et absence de convention de sécurité sociale ou fiscale avec la France dans les listes du Cleiss et d’impots.gouv.fr. Un projet d’installation se prépare avec la checklist des 90 premiers jours et la fiche assurance expatrié au Honduras.

Les villes et zones de vigilance

Tegucigalpa, la capitale, abrite l’ambassade de France (Colonia Altos Lomas del Guijarro Sur, +504 2235 7275) ; San Pedro Sula et La Ceiba sont les deux autres villes principales citées par France Diplomatie. La fiche sécurité du ministère classe en zone déconseillée sauf raison impérative les départements de Francisco Morazán (aire périurbaine et centre de Tegucigalpa) et de Cortés (San Pedro Sula et Puerto Cortés), le département d’Atlántida avec La Ceiba, le Bajo Aguán, le département d’Olancho, notamment l’axe Juticalpa–Catacamas, et les départements de Yoro, Santa Bárbara et Ocotepeque.

Les zones de vigilance renforcée, compatibles avec le tourisme sous réserve de précautions, sont les îles de la Baie, notamment Roatán, desservie quotidiennement par des vols réguliers et charters, le département de Valle et l’île du Tigre dans le golfe de Fonseca, et le département de Copán, avec le site maya de Copán près de la frontière guatémaltèque. Ces classements évoluent : ils se consultent sur la fiche officielle avant chaque déplacement.

Coût de la vie, salaires de référence et logement

Un accord tripartite fixe le salaire minimum (accord du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, avec un tableau du salaire minimum et du bon éducatif) ; les montants figurent dans des documents PDF du ministère qui n’ont pas pu être lus lors de la rédaction de cette page, et aucun chiffre n’est donc donné ici. Ils se lisent sur le site de la Secrétairerie du Travail et de la Sécurité sociale (Dirección General de Salarios).

Pour un budget d’installation, la méthode consiste à partir du loyer réel de la zone visée, de la couverture santé, de la sécurité du logement et des déplacements. France Diplomatie indique que l’euro peut être changé en monnaie locale dans la majorité des banques et que de nombreuses agences Western Union permettent les transferts d’urgence. Le guide pour budgétiser la santé à l’étranger aide à chiffrer le poste santé, central dans un pays où les hôpitaux publics sont jugés médiocres.

Entrée, séjour et formalités d'installation

Les ressortissants français ont besoin d’un passeport valable au moins six mois à la date d’entrée et remplissent en ligne la déclaration de valeur auprès de la douane hondurienne. Lors d’un voyage depuis ou vers un pays de l’accord C4 (Honduras, Guatemala, Nicaragua et Salvador), il faut présenter son passeport et remplir le formulaire de migration aux postes frontières. La durée totale d’un séjour continu sans visa dans ces quatre pays ne peut pas dépasser 90 jours ; une prolongation jusqu’à 90 jours est possible auprès de la Direction générale de l’immigration, et, au-delà, une amende est appliquée avec une prolongation unique de 30 jours pour 20 dollars. La taxe d’aéroport, d’environ 35 dollars, est incluse dans le prix du billet.

La fiche d’entrée et séjour de France Diplomatie ne traite pas des titres de séjour. Les résidences (temporaire, permanente, par contrat de travail, de rentier ou de pensionné) relèvent de l’Institut national de migration, dont le site n’était pas accessible lors de la consultation : les conditions, les justificatifs et les frais se confirment directement auprès de l’institut ou du consulat du Honduras avant toute démarche. Côté français, les démarches consulaires relèvent de la section consulaire de l’ambassade de France au Guatemala (+502 2421 7370), compétente aussi pour le Honduras.

Scolarité et établissements français

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger publie des offres d’emploi pour un établissement de Tegucigalpa. Le nom exact de l’établissement, son homologation, ses frais de scolarité et ses places n’ont pas pu être vérifiés sur une page officielle : ils se demandent à l’ambassade de France à Tegucigalpa ou sur le site de l’AEFE. Les familles qui scolarisent leurs enfants dans le système hondurien travaillent en espagnol.

Les enfants d’un résident ont besoin de leur propre couverture santé : voir assurance famille expatriée. France Diplomatie recommande de toujours accompagner les enfants.

Représentation française et démarches consulaires

L’ambassade de France au Honduras est située à Tegucigalpa, Colonia Altos Lomas del Guijarro Sur (+504 2235 7275 ; aux heures de bureau, le +504 3148 6632). Elle dispose de moyens limités pour aider les Français en cas de crise, et c’est la section consulaire de l’ambassade de France au Guatemala (5A Avenida 8-59, zone 14, +502 2421 7370) qui est compétente pour les démarches consulaires. En cas de perte ou de vol de passeport, un laissez-passer d’urgence peut être délivré, uniquement pour rentrer en France.

France Diplomatie recommande de vérifier ses contrats d’assurance et de disposer de ressources financières pour les frais d’hospitalisation ou d’évacuation, de connaître les procédures d’opposition des cartes bancaires et de s’inscrire sur Ariane. Le guide du rapatriement sanitaire détaille les démarches.

Sécurité et conseils de France Diplomatie

France Diplomatie rappelle que le taux d’homicides a fortement baissé et que le pays reste parmi les plus exposés à la criminalité. Elle décrit des gangs liés au trafic de stupéfiants et aux extorsions, parfois avec enlèvement, indique que des étrangers peuvent être ciblés et que la délinquance augmente avant Noël et Pâques. Les conseils en cas d’agression sont de garder une petite somme facilement accessible, de ne pas résister, de quitter les lieux et de se mettre à l’abri, puis d’appeler la police (911), de signaler l’agression à l’ambassade et de porter plainte.

Pour se déplacer, la fiche conseille de privilégier un vol d’arrivée de jour, de préférer l’avion pour les trajets interurbains, de déconseiller les bus (la compagnie Viana est citée pour Tegucigalpa, San Pedro Sula et La Ceiba), de prendre les taxis aux stations d’hôtels ou de centres commerciaux avec un prix négocié, car il n’y a pas de compteur, de ne pas conduire de nuit et de limiter les déplacements à pied, déconseillés même de jour à Tegucigalpa, San Pedro Sula et La Ceiba. Elle conseille aussi de limiter les liquidités, de retirer de l’argent dans une banque ou un centre commercial et de rester discret. Pour la navigation, des attaques contre des plaisanciers ont eu lieu sur la côte caraïbe en 2017 : il faut se renseigner auprès des autorités portuaires avant de naviguer.

Risques naturels, conduite et vie quotidienne

La saison des pluies, de mai à juin et de septembre à novembre, provoque des crues, des glissements de terrain et des dégradations de routes ; entre septembre et novembre, il est conseillé de suivre les cyclones via le National Hurricane Center et la commission nationale hondurienne des contingences (COPECO). Le risque sismique est jugé modéré, le dernier séisme ressenti à Tegucigalpa remontant à 2009.

Le réseau routier principal est de qualité moyenne à médiocre, et les routes secondaires sont souvent en terre ; la conduite de nuit est fortement déconseillée. En cas d’accident, il ne faut pas déplacer le véhicule, il faut appeler la police de la circulation au 911 et attendre son arrivée. La vente et la consommation de stupéfiants, cannabis compris, sont interdites et passibles d’emprisonnement. Une assurance couvrant soins, hospitalisation et rapatriement est indispensable ; voir le comparatif assurance santé expatrié. Expavy aide à confronter ces options à votre situation.

Questions fréquentes

Un Français a-t-il besoin d'un visa pour séjourner au Honduras ?

France Diplomatie ne détaille pas d'exigence de visa et mentionne l'accord C4 : le séjour continu sans visa dans le Honduras, le Guatemala, le Nicaragua et le Salvador ne peut pas dépasser 90 jours. Un titre de séjour se demande auprès de l'Institut national de migration.

Que se passe-t-il en cas de dépassement des 90 jours ?

Une amende est appliquée, avec la possibilité d'une prolongation unique de 30 jours pour 20 dollars, d'après France Diplomatie. Une prolongation jusqu'à 90 jours est aussi possible auprès de la Direction générale de l'immigration.

Quelles zones sont déconseillées par France Diplomatie ?

Une grande partie du territoire est déconseillée sauf raison impérative, dont les départements de Francisco Morazán et de Cortés, Atlántida avec La Ceiba, le Bajo Aguán et Olancho. Les îles de la Baie, Valle et Copán sont en vigilance renforcée.

Roatán est-elle accessible aux touristes ?

France Diplomatie classe les îles de la Baie, notamment Roatán, en vigilance renforcée, compatible avec le tourisme sous réserve de précautions. L'île est desservie quotidiennement par des vols réguliers et charters.

Quel numéro d'urgence appeler ?

Le 911 pour la police et pour la police de la circulation. Les coordonnées de l'ambassade de France à Tegucigalpa sont le +504 2235 7275, et en dehors des heures de bureau celles de l'ambassade au Guatemala.

Où s'adresser pour les démarches consulaires ?

À la section consulaire de l'ambassade de France au Guatemala, compétente aussi pour le Honduras. L'ambassade à Tegucigalpa dispose de moyens limités en cas de crise.

Quelle monnaie utilise-t-on au Honduras ?

Le lempira. L'euro peut être changé dans la majorité des banques, et de nombreuses agences Western Union permettent des transferts d'urgence. Le change figure dans le bloc des repères économiques.

Les autres guides : Honduras