Aller au contenu principal
Expavy

Finlande · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite en Finlande : séjour, fiscalité de la pension, formulaire S1 et coût de la vie

L’essentiel

Un retraité français s'installe en Finlande sans visa : le séjour est libre pendant trois mois, puis l'enregistrement du droit de séjour auprès du Migri (53 €) suppose des ressources suffisantes, l'aide sociale ne devant pas être le principal moyen d'existence. Selon la convention fiscale du 11 septembre 1970, la pension française d'un retraité qui réside en Finlande n'est imposable que dans cet État, sauf la pension publique d'un ancien fonctionnaire, imposable en France ; une nouvelle convention, signée le 4 avril 2023, modifiera ce partage dès son application. Avec le formulaire S1 demandé à sa caisse de retraite et remis à la Kela, le retraité reçoit un certificat de droit aux soins qui donne accès aux soins publics au tarif des usagers. Le Migri ne publie pas de seuil chiffré de ressources, qui se confirme auprès de lui.

  • 3 mois de séjour libre, puis enregistrement du droit de séjour : 53 €, certificat valable jusqu'à nouvel ordre, séjour permanent après 5 ans de résidence légale continue (Migri).
  • 3 ans de résidence : durée requise, périodes de travail dans l'UE ou l'EEE comprises, pour accéder aux pensions nationales et aux allocations d'invalidité de la Kela (Kela).
  • 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire : cotisation maladie prélevée sur la retraite française d'un retraité dont la résidence fiscale est hors de France (CLEISS).
  • 5,85 % : impôt additionnel finlandais en 2026 sur la part d'une pension qui dépasse 60 000 € (Vero).
  • 10 à 30 € le m² : fourchette des loyers en Finlande ; environ un cinquième du revenu net des ménages va au logement (InfoFinland, mars 2025).
  • 24,5 % : taux d'imposition d'une pension de 40 000 € dans l'exemple publié par le Vero pour 2026 (résident d'Helsinki de 17 à 64 ans), à confirmer pour chaque situation.

Repères économiques : Finlande

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+0,2 %
Inflation
0,3 %
Taux de chômage
9,5 %
PIB par habitant
56 149 $
Population
5,6 millions
Monnaie
Euro
pas de frais de change

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour du retraité : aucun visa, un enregistrement après trois mois

Un citoyen de l’Union européenne séjourne en Finlande jusqu’à trois mois avec une carte d’identité ou un passeport en cours de validité. Au-delà, le Migri enregistre son droit de séjour. Pour un retraité, le motif retenu est celui des ressources suffisantes : il doit disposer de fonds suffisants pour lui-même et sa famille, l’aide sociale ne devant pas être son principal moyen d’existence. Les justificatifs sont des preuves de revenus réguliers comme des pensions ou des loyers, des documents sur un bien immobilier ou des relevés bancaires (Migri).

  • Démarche : la demande se dépose depuis la Finlande, une fois le séjour permanent entamé, pour 53 € en ligne ou sur papier ; le certificat est valable jusqu’à nouvel ordre et le séjour permanent s’acquiert après cinq ans (Migri). InfoFinland précise que la demande se dépose dans les trois mois suivant l’arrivée.
  • Assurance maladie : Your Europe indique qu’une personne sans activité justifie de ressources suffisantes et d’une assurance maladie complète ; le formulaire S1 répond à cette exigence pour un retraité d’un régime français.
  • Montant de référence : les pages officielles consultées ne fixent pas de somme précise de ressources. Le seuil se confirme auprès du Migri avant l’installation.

Le numéro d’identité personnel et la commune de résidence s’obtiennent ensuite au DVV pour un séjour prévu d’au moins un an ; la page vivre en Finlande détaille ces formalités.

Fiscalité de la pension française : les conventions franco-finlandaises

Un résident de Finlande est imposable sur ses revenus de toutes provenances, y compris une pension de source étrangère, sous réserve des conventions fiscales qui répartissent le droit d’imposer (Vero).

  • Convention du 11 septembre 1970 (en vigueur depuis le 1er mars 1972) : les pensions et rémunérations similaires versées à un résident au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans l’État de résidence (article 18). Une pension du régime général ou une retraite complémentaire d’un retraité installé en Finlande est donc imposée en Finlande. Les rémunérations et pensions versées par un État, une collectivité ou un établissement public au titre de fonctions publiques sont imposables dans cet État, la France pour un ancien fonctionnaire français (article 19). La double imposition est évitée par l’exonération des revenus imposables dans l’autre État, avec prise en compte du revenu global pour fixer le taux (article 23).
  • Nouvelle convention du 4 avril 2023 : elle prévoit que les pensions payées à un résident ne sont imposables que dans l’État de résidence, sauf si elles sont payées en application de la législation de sécurité sociale de l’autre État, si les cotisations correspondantes y étaient déductibles ou si les cotisations patronales n’y constituaient pas un revenu imposable : ces pensions restent alors imposables aussi dans l’État de la source, qui accorde une déduction de l’impôt supporté dans l’État de résidence, dans la limite de son propre impôt (articles 17 et 21). Une pension du régime général français pourrait donc être imposée dans les deux pays, avec élimination de la double imposition.
  • Application dans le temps : la nouvelle convention ne s’applique qu’aux revenus des années qui suivent celle de son entrée en vigueur, et son article 29 protège le retraité résident à la date de signature qui percevait déjà une pension imposable seulement dans son État de résidence, tant qu’il y reste résident sans interruption. L’état d’avancement de la procédure se vérifie sur impots.gouv.fr.
  • Barème finlandais : en 2026, le Vero donne en exemple, pour un résident d’Helsinki de 17 à 64 ans membre de l’Église luthérienne, un taux d’imposition de 24,5 % sur une pension de 40 000 €, et ajoute un impôt de 5,85 % sur la part de pension qui dépasse 60 000 €. La contribution maladie sur les pensions est de 1,49 %. Le taux individuel se confirme auprès du Vero.
  • Prélèvements français : pour un retraité dont la résidence fiscale est hors de France, la CSG et la CRDS ne s’appliquent pas ; une cotisation maladie de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la complémentaire est prélevée sur les retraites du régime général, et de 7,1 % sur celles des indépendants (CLEISS).

Le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille le versement des pensions hors de France. Un conseil individuel permet de vérifier les déclarations à déposer dans chaque pays.

Soins des retraités : le formulaire S1 et la Kela

Le retraité qui perçoit seulement une pension française, réside en Finlande de façon permanente ou plus de six mois par an et n’y exerce aucune activité demande le S1 à sa caisse de retraite avant le départ (CLEISS). Il le dépose à la Kela et signale son déménagement aux autorités françaises. Une fois le S1 enregistré, la Kela rend une décision sur le droit aux soins et délivre le certificat de droit aux soins en Finlande : en le présentant, le patient ne paie que le tarif des usagers dans le système public, et il est remboursé pour une partie des soins privés, des médicaments et des frais de transport médical (Kela).

  • Participation : 30,20 € au plus par consultation en centre de santé et 815 € par année civile au maximum pour l’ensemble des soins publics couverts en 2026 ; le détail figure dans la page remboursements des soins en Finlande.
  • Pensions nationales : le retraité arrivé de l’étranger n’accède aux pensions nationales et aux allocations d’invalidité de la Kela qu’après trois ans de résidence, les périodes de travail dans l’UE ou l’EEE étant prises en compte (Kela).
  • Séjour temporaire : une personne qui séjourne seulement quelques semaines utilise la CEAM, qui suffit pour un séjour temporaire (Kela).

Pour compléter ce dispositif avec une couverture au premier euro ou un accès aux prestataires privés, Expavy aide à comparer les options ; voir aussi le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page assurance retraite à l’étranger.

Coût de la vie et logement du retraité

InfoFinland (mars 2025) indique des loyers de 10 à 30 € le m² et un prix moyen d’un logement en propriété de 2 300 € le m², plus élevé dans les grandes villes ; le niveau des prix de la consommation privée dépasse d’environ 26 % la moyenne de l’Union européenne. Au deuxième trimestre 2026, les loyers des logements non subventionnés ont reculé de 0,3 % sur un an dans le Grand Helsinki et progressé de 0,4 % ailleurs dans le pays (Statistics Finland).

  • Monnaie : la Finlande utilise l’euro, ce qui supprime le risque de change pour une pension française versée en euros.
  • Budget santé : les participations sont plafonnées, mais les soins privés, le dentaire privé et l’optique restent à la charge du patient pour l’essentiel ; le guide budgétiser sa santé en expatriation aide à chiffrer ce poste.

Villes, régions et climat pour une retraite en Finlande

Le choix du lieu dépend du climat, de la proximité des services de santé et du budget logement. Le Grand Helsinki offre le plus large accès aux services, avec un marché locatif plus tendu ; les villes régionales comme Tampere, Turku ou Oulu proposent des services étendus à un autre rythme. Les hausses de loyers les plus fortes du deuxième trimestre 2026 ont été relevées à Rovaniemi (+2,0 %), Vaasa (+1,3 %) et Joensuu (+1,1 %) (Statistics Finland).

Les écarts de température entre le sud et le nord, très marqués en hiver, sont présentés dans la page vivre en Finlande. Passer au moins un hiver sur place avant de s’engager dans un bail long et vérifier la distance aux centres de santé aident à décider, surtout dans le nord.

Si vous avez aussi travaillé en Finlande : la retraite finlandaise

Les périodes travaillées en Finlande donnent droit à une retraite liée à l’activité, financée par des cotisations dont les taux sont présentés dans la page travailler en Finlande. Le Centre finlandais des pensions (ETK) renseigne sur la demande. Les périodes accomplies en France et en Finlande se cumulent pour l’ouverture des droits : le guide trimestres travaillés à l’étranger explique le principe de la totalisation.

Démarches avant le départ et retour éventuel en France

  • Demander le S1 à sa caisse de retraite avant le départ, et vérifier la situation de chaque membre de la famille.
  • Informer ses caisses de retraite du changement d’adresse et du compte bancaire de versement de la pension.
  • Enregistrer son droit de séjour auprès du Migri, dans les trois mois suivant l’arrivée.
  • Déclarer son déménagement au DVV pour obtenir le numéro d’identité et la commune de résidence.
  • Remettre le S1 à la Kela et obtenir le certificat de droit aux soins.
  • S’inscrire au registre des Français établis hors de France de l’ambassade de France à Helsinki.
  • Préparer la déclaration de revenus en Finlande, où la pension française est imposable selon la convention de 1970.

En cas de retour en France, l’assuré dépose le formulaire S1106 de demande d’ouverture des droits auprès de sa caisse d’assurance maladie : la page retour en France détaille les démarches.

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour prendre sa retraite en Finlande ?

Non. Un Français entre avec une pièce d'identité ou un passeport et séjourne trois mois librement. Au-delà, il enregistre son droit de séjour auprès du Migri (53 €) en justifiant de ressources suffisantes ; le séjour permanent s'acquiert après cinq ans.

Quels revenus faut-il justifier pour s'installer en Finlande à la retraite ?

Le Migri exige des fonds suffisants pour soi et sa famille, l'aide sociale ne devant pas être le principal moyen d'existence, avec des justificatifs comme les pensions, les loyers perçus ou des relevés bancaires. La page officielle consultée ne fixe pas de montant, à confirmer auprès du Migri.

La pension française est-elle imposée en Finlande ou en France ?

Selon la convention de 1970, la pension du régime général ou complémentaire d'un retraité installé en Finlande est imposable dans cet État de résidence, et la pension publique d'un ancien fonctionnaire en France. Une nouvelle convention, signée le 4 avril 2023, doit modifier ce partage pour les pensions de sécurité sociale dès son application.

Comment fonctionne le formulaire S1 en Finlande ?

Le retraité le demande à sa caisse de retraite avant le départ, puis le dépose à la Kela, qui délivre un certificat de droit aux soins. Il ne paie alors que le tarif des usagers dans le système public et est remboursé pour une partie des soins privés et des médicaments.

Quelle cotisation maladie est prélevée sur la retraite française ?

Pour un retraité dont la résidence fiscale est hors de France, la CSG et la CRDS ne s'appliquent pas ; une cotisation maladie de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la complémentaire est prélevée sur les retraites du régime général.

Quand un retraité arrivé de l'étranger touche-t-il une pension nationale finlandaise ?

La Kela exige trois ans de résidence en Finlande pour les pensions nationales et les allocations d'invalidité, les périodes de travail dans l'UE ou l'EEE étant comptées.

Quel est le coût de la vie pour un retraité en Finlande ?

Selon InfoFinland (mars 2025), les loyers vont de 10 à 30 € le m², un logement absorbe environ un cinquième du revenu net et le niveau des prix dépasse d'environ 26 % la moyenne de l'Union européenne. L'euro est la monnaie du pays.

Les autres guides : Finlande