Fiche pays — Afrique et océan Indien
Assurance expatrié et assurance santé au Botswana

En 5 lignes
Les ressortissants français n'ont pas besoin de visa pour se rendre au Botswana : un cachet d'entrée gratuit, accordant jusqu'à 3 mois de séjour à la discrétion de l'agent d'immigration, est délivré à la frontière, tout séjour plus long nécessitant un permis de résidence adossé à un contrat de travail. France Diplomatie qualifie d'impérative la souscription d'un contrat d'assistance ou d'une assurance couvrant frais médicaux, chirurgie, hospitalisation et évacuation sanitaire, précisant que les rapatriements sont la plupart du temps effectués vers les installations hospitalières de Johannesburg, en Afrique du Sud. Aucune convention de sécurité sociale entre la France et le Botswana n'a été identifiée : le CLEISS ne recense que 16 pays et territoires africains conventionnés, et le Botswana n'y figure pas. Le pays dispose d'un système de santé public quasi universel pour ses citoyens (Botswana National Health Service), financé notamment par les recettes diamantaires et fragilisé par une pénurie de médicaments ayant conduit à une déclaration d'urgence sanitaire en août 2025 ; les étrangers y paient une redevance subventionnée plus élevée, tandis que les résidents formels s'orientent le plus souvent vers un fonds de prévoyance médicale privé (Bomaid, Pula Medical Aid Fund, BPOMAS pour les fonctionnaires) donnant accès au secteur privé de Gaborone. Sans couverture adaptée, les établissements privés exigent un règlement avant toute admission et l'ambassade ne prend en charge aucun frais.
Chiffres clés
- 70 Français inscrits au registre consulaire en 2025, contre 79 en 2024, soit une baisse de 11,39 % (registre des Français établis hors de France, MEAE).
- Espérance de vie à la naissance : 69,29 ans en 2024 (Banque mondiale).
- Dépense de santé courante : 6,26 % du PIB en 2023, soit environ 490 USD par habitant (Banque mondiale).
- Visa non obligatoire pour les Français : cachet d'entrée gratuit accordant jusqu'à 3 mois de séjour, délivré à la discrétion de l'agent d'immigration.
Système de santé local
Le Botswana National Health Service (BNHS) exploite la quasi-totalité des établissements de santé du pays — le gouvernement gérerait, selon des sources spécialisées, environ 98 % des structures médicales — et propose des soins publics quasiment gratuits aux citoyens botswanais, financés en grande partie par les recettes de l’industrie diamantaire : une redevance nominale, de l’ordre de 5 à 70 BWP selon le type d’acte, s’applique généralement, les services de santé sexuelle et reproductive et les traitements antirétroviraux restant gratuits. Les étrangers, y compris les résidents expatriés, ont accès au même réseau public mais s’acquittent d’une redevance subventionnée plus élevée, de l’ordre de 70 USD par consultation selon des courtiers spécialisés en assurance santé pour expatriés — un montant à vérifier au cas par cas, aucune grille tarifaire officielle n’ayant été identifiée. Le Princess Marina Hospital, à Gaborone, hôpital public de référence et d’enseignement affilié à la faculté de médecine de l’université du Botswana, est le plus grand centre hospitalier du pays avec environ 530 lits ; le Sir Ketumile Masire Teaching Hospital, second hôpital universitaire public de la capitale ouvert en 2014 (environ 450 lits), complète l’offre de référence nationale. Il n’existe pas de régime national d’assurance maladie obligatoire comparable au NHIMA zambien : les résidents du secteur formel s’orientent le plus souvent vers un fonds de prévoyance médicale privé (« medical aid fund »), généralement souscrit via l’employeur — Bomaid et Pula Medical Aid Fund comptent parmi les plus utilisés dans le secteur privé, le Botswana Public Officers Medical Aid Scheme (BPOMAS) étant réservé aux fonctionnaires. Ces fonds donnent accès au secteur privé, plus développé à Gaborone : Life Gaborone Private Hospital (132 lits, 4 salles d’opération, unité néonatale et unité d’oncologie, groupe sud-africain Life Healthcare) et Bokamoso Private Hospital (235 lits, à Mmopane, à environ 15 km à l’ouest de Gaborone, groupe Lenmed, premier hôpital privé du pays accrédité COHSASA) en sont les deux principaux établissements.
France Diplomatie qualifie d’impérative la souscription d’une assurance ou d’un contrat d’assistance couvrant les frais médicaux, chirurgicaux, l’hospitalisation et le rapatriement sanitaire, et précise : « les rapatriements sont la plupart du temps effectués vers les installations hospitalières de Johannesburg », en Afrique du Sud, l’ambassade ne prenant en charge aucun frais. Le site signale un risque de paludisme endémique dans les districts du nord (Ngamiland, Okavango, Chobe, Boteti, Tutume), intermédiaire dans le centre et l’est, et très faible dans le sud, autour de Gaborone ; d’autres maladies à transmission vectorielle circulent également (dengue, chikungunya, zika, fièvre jaune), ainsi que la fièvre typhoïde, l’hépatite A, la poliomyélite, la rage et la tuberculose. Le système de santé public a par ailleurs traversé, à l’été 2025, un épisode de pénurie de médicaments (traitements contre l’hypertension, le diabète, le cancer, la tuberculose, pansements et fils de suture) suffisamment sérieux pour que le président Duma Boko déclare l’état d’urgence sanitaire le 25 août 2025, une situation attribuée par la presse à la baisse des recettes diamantaires finançant le système de santé et à la réduction de l’aide sanitaire américaine — un épisode qui renforce l’intérêt d’une couverture privée internationale plutôt qu’une dépendance exclusive au secteur public local.
Obligations légales et de visa
- Aucun visa n’est exigé des ressortissants français pour un séjour touristique : un cachet d’entrée gratuit est délivré à la frontière (aéroports internationaux et postes frontière terrestres), accordant généralement jusqu’à 3 mois de séjour, la durée précise restant à la discrétion de l’agent d’immigration selon France Diplomatie.
- Passeport valide au moins 6 mois après la date d’entrée sur le territoire exigé.
- Séjour supérieur à 3 mois : un permis de résidence est obligatoire, sa délivrance étant conditionnée à la présentation d’un contrat de travail (le sien ou celui du conjoint) ; aucun visa ou permis dédié aux télétravailleurs (« digital nomad ») n’a été identifié à ce jour.
- France Diplomatie qualifie d’impérative la souscription d’une assurance ou d’un contrat d’assistance couvrant frais médicaux, chirurgie, hospitalisation et rapatriement sanitaire, les rapatriements étant le plus souvent effectués vers Johannesburg et l’ambassade ne prenant en charge aucun frais.
- Mineurs : copie intégrale et certifiée de l’acte de naissance de l’enfant (ou acte de naissance plurilingue) exigée en plus du passeport ; en cas de voyage avec un seul parent, autorisation de voyage signée par le parent absent requise.
- Paludisme : risque endémique dans les districts du nord (Ngamiland, Okavango, Chobe, Boteti, Tutume), intermédiaire dans le centre et l’est ; une prophylaxie antipaludéenne adaptée est recommandée avant un séjour dans ces zones.
- Aucune obligation de vaccination contre la fièvre jaune n’a été identifiée sur les pages officielles de France Diplomatie consacrées au Botswana ; à vérifier au cas par cas selon le pays de provenance ou de transit, la maladie circulant par ailleurs parmi les risques vectoriels signalés dans le pays.
Coût de quelques actes médicaux
Ordres de grandeur relevés auprès de sources spécialisées, pas des grilles tarifaires officielles.
| Acte | Secteur public | Secteur privé |
|---|---|---|
| Consultation, secteur public (citoyens botswanais) | environ 5 à 70 BWP selon le type d'acte, hors services de santé sexuelle/reproductive et traitements antirétroviraux gratuits | — |
| Consultation, secteur public (résidents étrangers) | redevance subventionnée plus élevée, de l'ordre de 70 USD selon des courtiers spécialisés en assurance santé pour expatriés, non confirmée par une grille tarifaire officielle | — |
| Consultation généraliste (secteur privé, Gaborone) | — | tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement |
| Consultation spécialiste (secteur privé) | — | tarif variable selon spécialité et établissement, non communiqué publiquement |
| Nuit d'hospitalisation, clinique privée (Life Gaborone Private Hospital, Bokamoso Private Hospital) | — | tarif variable selon établissement et type de chambre, non communiqué publiquement |
| Hospitalisation, secteur public (Princess Marina Hospital) | tarif non communiqué publiquement | — |
| Cotisation fonds de prévoyance médicale privé (Bomaid, plan d'entrée de gamme, à titre indicatif) | à partir d'environ 309 BWP/mois selon le site officiel Bomaid, montant variable selon le plan et l'âge de l'assuré | — |
| Cachet d'entrée touristique (jusqu'à 3 mois) | gratuit | — |
| Évacuation sanitaire (avion médicalisé) | — | tarif non communiqué publiquement (devis selon prestataire ; rapatriements le plus souvent effectués vers Johannesburg selon France Diplomatie) |
Accords de sécurité sociale avec la France
Aucune convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et le Botswana n’a été identifiée. Le CLEISS recense seulement 16 pays et territoires africains ayant conclu un accord de ce type avec la France (Algérie, Bénin, Cameroun, Cap-Vert, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Mayotte, Niger, Sénégal, Togo, Tunisie) — le Botswana n’y figure pas. En l’absence de tout accord, aucune coordination n’existe pour la maladie, la maternité, la vieillesse ou les prestations familiales entre les deux régimes.
- Aucun formulaire de maintien de droits français n’est applicable au Botswana.
- L’affiliation à la CFE ou la souscription d’une assurance privée internationale sont les seules voies de couverture reconnues par un système français, quel que soit le profil.
- L’accès au réseau public du BNHS moyennant la redevance subventionnée applicable aux étrangers, ou une éventuelle adhésion à un fonds de prévoyance médicale privé (Bomaid, Pula Medical Aid Fund) via un employeur botswanais, donnent accès au réseau de soins local mais ne constituent ni une couverture reconnue en France, ni un substitut à un rapatriement sanitaire.
- L’ambassade de France à Gaborone ne dispose plus de section consulaire depuis le 1er juin 2016 : les démarches administratives des résidents français au Botswana relèvent du consulat général de France à Johannesburg (Afrique du Sud), avec des permanences consulaires organisées environ tous les trois mois et un consul honoraire basé à Maun.
Quelle assurance selon mon profil
Matrice générale — ne recommande aucun produit ni assureur précis.
| Profil | Contrainte réglementaire | Points d’attention |
|---|---|---|
| Touriste (séjour court) | Aucun visa requis, cachet d'entrée gratuit jusqu'à 3 mois ; aucune obligation légale d'assurance santé identifiée en dehors de la recommandation de France Diplomatie | Assurance voyage avec évacuation sanitaire qualifiée d'impérative par France Diplomatie : les rapatriements sont le plus souvent effectués vers Johannesburg et l'ambassade ne prend en charge aucun frais |
| Étudiant | Permis de résidence requis au-delà de 3 mois, en pratique adossé à un contrat de travail ; aucune obligation légale d'assurance maladie spécifique identifiée au-delà des exigences propres à l'établissement d'accueil | Vérifier les exigences de l'université ou du programme d'échange avant le départ ; le secteur public délivre des soins aux étrangers moyennant une redevance subventionnée, non un accès gratuit |
| Salarié détaché / expatrié | Permis de résidence à obtenir au-delà de 3 mois, conditionné à un contrat de travail ; pas de cotisation santé obligatoire de type NHIMA, mais adhésion fréquente à un fonds de prévoyance médicale privé (Bomaid, Pula) portée par l'employeur | Absence de convention bilatérale santé : couverture privée internationale ou CFE recommandée dans tous les cas, d'autant que le secteur public a connu une pénurie de médicaments documentée à l'été 2025 |
| Retraité | Aucune couverture maladie via une convention bilatérale, faute d'accord ; accès au secteur public possible moyennant une redevance subventionnée pour étrangers, sans substituer une couverture reconnue en France | CFE ou assurance privée internationale indispensable, avec rapatriement sanitaire inclus, compte tenu du recours fréquent à l'Afrique du Sud (Johannesburg) pour les cas les plus graves |
Hôpitaux et réseau de soins
- Gaborone — Princess Marina Hospital : plus grand hôpital public du pays, environ 530 lits, hôpital d'enseignement affilié à la faculté de médecine de l'université du Botswana, référence nationale.
- Gaborone — Sir Ketumile Masire Teaching Hospital : second hôpital universitaire public de la capitale, environ 450 lits, ouvert en 2014, sur le campus de l'université du Botswana.
- Gaborone — Life Gaborone Private Hospital : établissement privé du groupe sud-africain Life Healthcare, 132 lits, 4 salles d'opération, unité néonatale et unité d'oncologie.
- Mmopane (environ 15 km à l'ouest de Gaborone) — Bokamoso Private Hospital : établissement privé du groupe Lenmed, 235 lits, ouvert en 2010, premier hôpital privé du Botswana accrédité COHSASA.
- Cas graves : selon France Diplomatie, les rapatriements sont le plus souvent effectués vers les installations hospitalières de Johannesburg (Afrique du Sud), à vérifier au cas par cas avec l'assureur ou l'assistance.
Démarches
- Avant le départ, quel que soit le motif : souscrire une assurance ou un contrat d’assistance couvrant hospitalisation et rapatriement sanitaire, en l’absence de toute coordination franco-botswanaise ; l’entrée elle-même ne nécessite aucune démarche de visa pour un séjour touristique de moins de 3 mois.
- Pour tout mineur voyageant avec un seul parent : préparer l’acte de naissance certifié et l’autorisation de voyage signée par le parent absent.
- Avant le départ : consultation médicale/centre de vaccination pour évaluer le besoin de vaccination fièvre jaune (selon provenance et transit), hépatite A et B, fièvre typhoïde, rage, et la prophylaxie antipaludéenne pour un séjour dans les districts du nord (Ngamiland, Okavango, Chobe, Boteti, Tutume).
- Pour un séjour de plus de 3 mois ou une activité professionnelle : entamer les démarches de permis de résidence adossé à un contrat de travail, suffisamment à l’avance, auprès des autorités botswanaises compétentes.
- Salarié en emploi formel : vérifier auprès de l’employeur l’adhésion à un fonds de prévoyance médicale privé (Bomaid, Pula Medical Aid Fund, ou BPOMAS pour les fonctionnaires), en complément — jamais en remplacement — d’une couverture reconnue en France.
- Affiliation volontaire à la CFE recommandée en l’absence de toute coordination maladie.
- Dans les 6 mois suivant l’arrivée : inscription au registre des Français établis hors de France ; l’ambassade de France à Gaborone ne disposant plus de section consulaire depuis 2016, les démarches relèvent du consulat général de France à Johannesburg, avec des permanences consulaires organisées environ tous les trois mois et un consul honoraire basé à Maun.
Questions fréquentes
Faut-il un visa pour se rendre au Botswana en tant que Français ?
Non. Un cachet d'entrée gratuit est délivré à la frontière (aéroports internationaux et postes frontière terrestres), accordant généralement jusqu'à 3 mois de séjour, la durée précise restant à la discrétion de l'agent d'immigration. Le passeport doit rester valide au moins 6 mois après la date d'entrée sur le territoire.
Existe-t-il un régime national d'assurance maladie obligatoire au Botswana ?
Le Botswana National Health Service (BNHS) fournit des soins publics quasiment gratuits aux citoyens botswanais, financés notamment par les recettes diamantaires. Les étrangers y ont accès moyennant une redevance subventionnée plus élevée. Il n'existe pas de cotisation obligatoire type NHIMA : les résidents formels s'orientent le plus souvent vers un fonds de prévoyance médicale privé (Bomaid, Pula Medical Aid Fund), généralement souscrit via l'employeur.
La sécurité sociale française coordonne-t-elle la santé avec le Botswana ?
Non : aucune convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et le Botswana n'a été identifiée. Le CLEISS ne recense que 16 pays et territoires africains conventionnés, et le Botswana n'y figure pas. Aucune coordination maladie n'existe donc entre les deux régimes.
Où se faire soigner en cas de besoin sérieux à Gaborone ?
Life Gaborone Private Hospital et Bokamoso Private Hospital sont les deux principaux établissements privés utilisés par les expatriés, avec un plateau technique jugé de bon niveau. Le Princess Marina Hospital est l'hôpital public de référence nationale. France Diplomatie précise que les rapatriements sont la plupart du temps effectués vers les installations hospitalières de Johannesburg, en Afrique du Sud.
Le système de santé public botswanais est-il suffisant pour un résident étranger ?
Le BNHS offre un accès quasi universel aux citoyens et un accès subventionné aux étrangers, mais il a connu à l'été 2025 une pénurie de médicaments suffisamment sérieuse pour que le président Duma Boko déclare l'état d'urgence sanitaire le 25 août 2025. Une couverture privée internationale, incluant l'évacuation sanitaire vers l'Afrique du Sud, reste recommandée plutôt qu'une dépendance exclusive au secteur public local.
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Rédaction Expavy
Sources
- France Diplomatie — Botswana, Entrée et séjour
- France Diplomatie — Botswana, Santé
- France Diplomatie — Registre des Français établis hors de France (carte-registre)
- CLEISS — Fiches pays (liste des pays conventionnés, Botswana absent)
- Banque mondiale — Espérance de vie à la naissance, Botswana
- Banque mondiale — Dépense de santé courante (% du PIB), Botswana
- Banque mondiale — Dépense de santé courante par habitant (US$), Botswana
- Wikipedia — Princess Marina Hospital
- Wikipedia — Sir Ketumile Masire Teaching Hospital
- Life Healthcare — Life Gaborone Private Hospital
- Lenmed — Bokamoso Private Hospital, Gaborone
- Bomaid — site officiel (fonds de prévoyance médicale)
- BPOMAS — Botswana Public Officers Medical Aid Scheme, site officiel
- William Russell — Health Insurance for Expats in Botswana
- TimesLIVE — Botswana declares public health emergency as clinics run out of medicine
- Wikipedia — 2025 Botswana medical crisis
- Wikipédia — Ambassade de France au Botswana (section consulaire, Johannesburg, consul honoraire à Maun)