Aller au contenu principal
Expavy

Retraite à l'étranger

Prendre sa retraite en Arménie : séjour, soins, fiscalité et vie quotidienne

L’essentiel

Un retraité français séjourne en Arménie sans visa moins de six mois ; pour s'installer plus longtemps, il demande une carte de séjour au Service des migrations et de la citoyenneté (carte temporaire d'un an au plus, carte permanente de cinq ans), car France Diplomatie ne décrit pas de visa retraité et exige au-delà de six mois la preuve d'un emploi sur place. Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France et l'Arménie : le formulaire S1 ne s'applique pas, et la CFE (offre SeniorExpat, tarif sur devis) ou une assurance internationale assure la couverture. La convention fiscale franco-arménienne, modifiée par des avenants en 2003-2004 et 2006, détermine l'imposition des pensions. Erevan, Gyumri et Vanadzor sont les principales villes.

  • Séjour sans visa de moins de 6 mois sur toute période de 12 mois ; au-delà, carte de séjour demandée au Service des migrations (France Diplomatie).
  • Carte de séjour temporaire : un an au plus, renouvelable ; carte permanente : 5 ans ; passeport spécial : 10 ans (Service des migrations et de la citoyenneté).
  • CFE : offre SeniorExpat pour les retraités expatriés, cotisation selon le pays et l'âge (cfe.fr).
  • Convention fiscale modifiée par l'avenant entré en vigueur le 07/12/2006, avec une version consolidée tenant compte de la convention multilatérale (impots.gouv.fr).
  • Environ 80 % du territoire en zone de risque sismique ; hiver de novembre à mars avec pneus neige recommandés (France Diplomatie).
  • Plus de 700 Français inscrits au registre consulaire (France Diplomatie).

Service en cours de lancement : un conseiller étudie votre demande et vous recontacte pour préciser vos besoins.

Repères chiffrés : Arménie

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+7,2 %
Inflation
3,3 %
Taux de chômage
12,9 %
PIB par habitant
9 474 $
Population
3,1 millions
Espérance de vie
78,3 ans
Dépense de santé (% du PIB)
9,3 %
Médecins pour 1 000 hab.
3,36
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
4,2

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Séjour et titre de séjour pour un retraité

France Diplomatie indique que les Français peuvent séjourner en Arménie moins de six mois sans visa, avec un passeport valable pour la durée du séjour et, pour un voyage d’affaires, au moins trois mois après la date de retour prévue. Pour les séjours de plus de six mois, la fiche Entrée / séjour exige la preuve d’un emploi en Arménie, soumise au service des passeports étrangers du ministère de l’Intérieur : cette exigence ne vise pas expressément les retraités, dont la situation se précise auprès de l’ambassade d’Arménie à Paris et du Service des migrations avant de s’installer.

Le Service des migrations et de la citoyenneté délivre sur rendez-vous, au 14 rue Tairov à Erevan, la carte de séjour temporaire (un an au plus, avec possibilité de prolongation), la carte de séjour permanente (cinq ans, renouvelable) et le passeport spécial de résidence spéciale (dix ans). La page de demande de statut du Service liste les motifs admis : l’ascendance arménienne, l’activité d’entreprise, le lien familial étroit avec un ressortissant arménien ou un étranger titulaire d’un statut, et les études ; aucun motif propre aux retraités n’y figure. Un retraité d’origine arménienne peut s’appuyer sur le motif d’ascendance, avec un acte de baptême validé, un acte étranger apostillé ou les pièces d’identité d’un parent, d’un grand-parent ou d’un frère ou d’une sœur ; un retraité marié à un ressortissant arménien s’appuie sur le lien familial (trois ans de résidence exigés pour le statut permanent). Dans les autres cas, il faut demander au Service le motif adapté, avec les justificatifs de ressources et de logement. Les formalités d’installation sont présentées dans vivre en Arménie.

Soins de santé du retraité : pas de formulaire S1, pas de convention

Le formulaire S1, valable dans l’Union européenne et l’Espace économique européen, ne s’applique pas en Arménie, et le pays ne figure pas dans la liste des accords du CLEISS. Le CLEISS précise que, hors accord, aucune prise en charge sur place n’est prévue et que le retraité doit se couvrir par une assurance adaptée au coût réel des soins. L’assurance maladie universelle arménienne, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, se déploie par étapes ; son accès pour un retraité étranger se confirme auprès du ministère de la Santé et du Fonds d’assurance maladie.

La CFE propose l’offre SeniorExpat (cfe.fr), dont la cotisation dépend du pays et de l’âge, pour les retraités expatriés : la carence est nulle si l’adhésion intervient dans les trois mois qui suivent le départ, puis de trois mois avant 45 ans et de six mois ensuite. Une assurance santé internationale ouvre l’accès direct aux hôpitaux privés, importants dans le système arménien, avec évacuation et rapatriement. France Diplomatie rappelle que ces frais ne peuvent pas être pris en charge par l’ambassade. Voir remboursements des soins en Arménie, assurance maladie du retraité à l’étranger et assurance retraite à l’étranger.

Fiscalité de la pension française

La liste des conventions d’impots.gouv.fr indique pour l’Arménie une convention relative aux impôts sur le revenu et sur la fortune, modifiée par un avenant sous forme d’échange de lettres daté des 5 février 2003 et 3 février 2004 et par un avenant entré en vigueur le 7 décembre 2006, avec une version consolidée tenant compte de la convention multilatérale. Ces textes désignent l’État compétent pour imposer les pensions de source française ; le résumé consulté ne reproduit pas les articles concernés, et le retraité les lit ou les fait lire par un conseiller avant de choisir sa résidence fiscale. Le critère de résidence fiscale française (foyer, séjour principal, activité, centre des intérêts économiques) se vérifie sur impots.gouv.fr : un départ en Arménie ne la supprime pas automatiquement.

Le CLEISS rappelle qu’un retraité qui n’est plus fiscalement résident en France ne supporte plus de CSG, de CRDS ni de CASA sur ses pensions ; une cotisation d’assurance maladie peut subsister s’il conserve des droits français, par exemple pendant des séjours en France. Les règles d’imposition locales d’un résident arménien se confirment auprès du Comité des recettes de l’État (src.am) : aucun taux n’est repris ici sans lecture du texte officiel.

Coût de la vie, monnaie et vie quotidienne

La monnaie est le dram arménien. Les fiches de France Diplomatie ne donnent pas de niveau de loyers ni de prix courants : le comparatif s’appuie sur des devis locaux et sur le Service économique de l’ambassade de France en Géorgie, qui couvre l’Arménie. La douane est stricte, avec un formulaire à remplir à l’arrivée et à conserver jusqu’au départ, et des restrictions sur l’importation de bijoux, de devises et de marchandises. Les communications sont de bonne qualité : réseau mobile très performant, coûts faibles et 4G sur tout le territoire.

France Diplomatie indique une espérance de vie d’environ 79 ans, une population d’environ 3 millions d’habitants et une superficie de 29 800 km² ; les coordonnées de l’ambassade de France (8 rue Grigor Loussavoritch, Erevan, +374 60 65 19 50) figurent sur chaque fiche. La fiche Informations utiles rappelle quelques usages locaux : discrétion et tenue modeste, en particulier dans les lieux de culte, et prudence avec la photographie, interdite en zone frontalière. L’usage de drones exige une autorisation des autorités sur tout le territoire.

Les transports se préparent : le réseau de bus est vieillissant, la route est dangereuse (virages, mauvais état, piétons et animaux) et la liaison ferroviaire avec Tbilissi dure environ douze heures. Le permis de conduire français suffit pour circuler, avec une tolérance nulle pour l’alcool au volant ; l’hiver, de novembre à mars, impose des pneus neige. Les frontières avec la Turquie et l’Azerbaïdjan sont fermées, et seules celles avec la Géorgie et l’Iran sont ouvertes.

Villes prisées, sécurité et risques

Erevan, la capitale, rassemble l’ambassade de France, le lycée français, l’Institut français d’Arménie (créé en janvier 2022) et l’Université franco-arménienne ; Gyumri et Vanadzor sont les autres grandes villes citées par France Diplomatie. La communauté française compte plusieurs centaines de personnes inscrites au registre consulaire.

France Diplomatie déconseille formellement les zones frontalières avec l’Azerbaïdjan, déconseille la province de Syunik sauf raison impérative et place le reste du pays en vigilance renforcée. Les risques naturels concernent surtout les séismes (environ 80 % du territoire en zone sismique) et la montagne, où les sentiers sont rarement balisés ; la centrale de Metsamor se trouve à environ 30 km d’Erevan. Un retraité actif en randonnée recourt à un guide local agréé et vérifie sa couverture d’évacuation.

Avant le départ : check-list du retraité

  • Informer la caisse de retraite, la CPAM et les caisses complémentaires du changement de résidence.
  • Étudier la CFE (SeniorExpat) ou une assurance internationale dans les trois mois suivant le départ pour éviter la carence.
  • Contacter l’ambassade d’Arménie à Paris et le Service des migrations pour le titre de séjour adapté à une installation de plus de six mois.
  • Lire la convention fiscale et ses avenants, puis déterminer sa résidence fiscale avant le départ.
  • Préparer les médicaments : strict nécessaire, emballage d’origine, ordonnance en dénomination commune internationale, vérification de la liste des stupéfiants.
  • S’inscrire sur Fil d’Ariane et auprès de l’ambassade de France à Erevan.

Pour comparer les contrats, voir assurance santé expatrié et système de santé arménien.

Retraite en Arménie : les repères à retenir

ThèmeRepèreSource
Séjour sans visaMoins de 6 mois ; au-delà, titre de séjour et preuve d'emploi demandée par France DiplomatieFrance Diplomatie
Titres de séjourTemporaire : un an au plus ; permanent : 5 ans ; passeport spécial : 10 ansService des migrations et de la citoyenneté
SantéPas de S1 ni de convention ; CFE SeniorExpat ou assurance internationaleCLEISS, cfe.fr
FiscalitéConvention modifiée par avenants (2003-2004, 2006) et version consolidéeimpots.gouv.fr
SécuritéVigilance renforcée ; zones frontalières avec l'Azerbaïdjan formellement déconseilléesFrance Diplomatie

Sources : France Diplomatie, Service des migrations et de la citoyenneté d'Arménie, CLEISS, cfe.fr, impots.gouv.fr. Les conditions se confirment auprès des administrations.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa retraité pour l'Arménie ?

France Diplomatie et le Service des migrations ne décrivent pas de visa retraité. Un Français séjourne sans visa moins de six mois, puis demande une carte de séjour dont le motif se précise auprès du Service des migrations.

Le formulaire S1 fonctionne-t-il en Arménie ?

Non, le S1 est réservé à l'Union européenne et à l'Espace économique européen, et aucune convention de sécurité sociale ne lie la France et l'Arménie. Le retraité choisit la CFE ou une assurance internationale.

Combien coûte la CFE pour un retraité ?

La cotisation de l'offre SeniorExpat dépend du pays et de l'âge ; les montants sont publiés sur cfe.fr. La carence est nulle si l'adhésion a lieu dans les trois mois de l'installation.

Quelle fiscalité pour une pension française en Arménie ?

La convention franco-arménienne, modifiée par des avenants, détermine l'État qui impose les pensions ; le texte consolidé se consulte sur impots.gouv.fr avant de fixer sa résidence fiscale.

La CSG est-elle prélevée sur ma pension si je vis en Arménie ?

Pour un retraité qui n'est plus fiscalement résident en France, le CLEISS indique qu'aucune CSG, CRDS ni CASA n'est prélevée ; une cotisation maladie peut subsister s'il conserve des droits français.

Quelles villes choisir pour s'installer ?

Erevan, la capitale, concentre l'ambassade, le lycée français et l'Université franco-arménienne ; Gyumri et Vanadzor sont les autres grandes villes citées par France Diplomatie.

Les autres guides : Arménie