Bahreïn · Système de santé
Le système de santé à Bahreïn : ministère de la Santé, centres de santé, assurance des résidents et urgences
L’essentiel
Le système de santé de Bahreïn est piloté par le Conseil suprême de la santé, l'Autorité nationale de régulation de la santé (NHRA) et le ministère de la Santé, qui gère 26 centres de santé et une clinique répartis sur quatre gouvernorats ainsi que le complexe médical de Salmaniya. La loi sur l'assurance santé, promulguée le 30 mai 2018, rend l'assurance obligatoire pour les résidents étrangers : l'employeur paie les primes de ses salariés non bahreïnis, et le permis de résidence ou de travail suppose une couverture. Les urgences se joignent au 999. France Diplomatie juge les infrastructures sanitaires satisfaisantes, avec règlement immédiat des frais et une assurance impérative.
- 26 centres de santé et 1 clinique pour les soins primaires, répartis sur 4 gouvernorats, dont 9 centres ouverts 24 h sur 24 selon la liste du ministère de la Santé.
- 7 BHD (environ 16,50 €) : tarif d'une consultation de médecin dans un centre de santé public pour un patient non bahreïni non fonctionnaire et non inscrit au dispositif de soins primaires.
- 999 : numéro de l'ambulance, de la défense civile et du secours police ; 199 pour les accidents de la route.
- 30 mai 2018 : date de promulgation de la loi n° 23 sur l'assurance santé, qui s'applique aux citoyens, aux résidents et aux visiteurs, par phases.
- 3 ans, renouvelables une fois : durée du détachement hors convention qui maintient l'affiliation au régime français (CLEISS).
- À partir de 87 € par mois : cotisation d'entrée de MondExpat à la CFE pour les 30 ans et plus, sans questionnaire de santé.
Organisation du système : trois autorités, secteur public et secteur privé
Le portail national décrit un système géré par le Conseil suprême de la santé, l’Autorité nationale de régulation de la santé (NHRA) et le ministère de la Santé. La politique « Healthcare for All », poursuivie depuis les années 1990, offre des services gratuits ou subventionnés aux citoyens et aux résidents. Le Conseil suprême définit la stratégie et le financement, le ministère assure la santé publique et les centres de santé, et la NHRA régule les prestataires publics et privés : elle délivre les licences médicales, surveille le prix et la qualité des médicaments, instruit les plaintes de patients et approuve la recherche clinique.
- Soins primaires : le ministère indique que le royaume assure ses soins primaires par 26 centres de santé et une clinique répartis sur quatre gouvernorats (Muharraq, Capitale, Nord et Sud). Tous les citoyens et résidents sont inscrits dans le centre de leur zone de résidence et orientés vers le secondaire par un système de référence ; le programme « Choose Your Doctor » permet de choisir son médecin de famille.
- Hôpitaux et centres spécialisés : la liste du ministère comprend le complexe médical de Salmaniya, des hôpitaux de maternité, un hôpital psychiatrique et le centre médical communautaire Ebrahim Khalil Kanoo.
- Secteur privé : les prestataires privés sont autorisés et régulés par la NHRA ; leur rôle grandit avec la loi sur l’assurance santé, qui prévoit que les assureurs agréés couvrent les résidents.
- Services en ligne : l’application Sehati permet de prendre rendez-vous, de consulter son dossier médical et de poser une question à un médecin.
La page vivre à Bahreïn présente les villes et les gouvernorats pour choisir un lieu d’installation proche d’un centre de santé.
L'assurance santé obligatoire des résidents : la loi et son application
La loi n° 23 sur l’assurance santé, signée au palais de Riffa le 30 mai 2018, s’applique à tous les citoyens, résidents et visiteurs, à l’exception notamment du personnel militaire et des diplomates étrangers. Son application se fait par phases, selon une décision du Conseil des ministres sur proposition du Conseil suprême de la santé. La foire aux questions du Conseil suprême explique que le programme s’applique d’abord aux résidents, dont l’assurance est fournie par des assureurs privés selon la réglementation, et le portail officiel Sehati annonce le lancement du nouveau système d’assurance, avec des rubriques sur les forfaits, les remboursements et les circulaires.
- Salarié non bahreïni : l’employeur l’inscrit, ainsi que ses ayants droit si le contrat le prévoit, auprès d’un fournisseur d’assurance, et paie les primes ; il ne peut demander aucune contrepartie au salarié. S’il ne fournit pas de couverture valide, il règle lui-même les factures de soins de son salarié.
- Résident non actif, indépendant licencié sans employeur : il paie ses primes et celles de ses ayants droit (conjoint, ascendants et descendants résidents).
- Personne parrainée sans employeur : c’est le parrain qui paie les primes.
- Permis : pour délivrer ou renouveler un permis de résidence ou de travail, l’employeur ou le parrain doit avoir fourni la couverture. La LMRA demande un certificat d’assurance santé pour le permis d’un conjoint.
- Visiteur : la loi prévoit un forfait limité aux urgences et aux accidents, et un visa de visiteur ne peut être délivré ou renouvelé, lorsque cela est exigé, que si la prime a été payée ; le Conseil suprême fixe les modalités.
Le forfait de base des résidents comprend, selon le Conseil suprême, des services de soins primaires, les soins hospitaliers et ambulatoires, l’urgence et les maladies chroniques ; le plafond de couverture est fixé par une décision du Conseil, que les pages consultées ne reproduisent pas. Tout résident peut souscrire des garanties supplémentaires auprès d’un assureur, et la couverture continue, après l’annulation de la résidence, pour la période prévue par la loi. Le détail par statut se lit dans la page remboursement des soins à Bahreïn.
Soins publics : conditions d'accès et tarifs pour un étranger
Le ministère de la Santé publie des listes de prix pour les patients non bahreïnis qui ne sont pas fonctionnaires, ni membres de leur famille, et qui ne sont pas inscrits au dispositif de soins primaires. Dans un centre de santé, une consultation de médecin et une consultation de dentiste coûtent 7 BHD chacune (environ 16,50 €), et une séance d’hygiène dentaire 3 BHD (environ 7 €). Les listes couvrent aussi la physiothérapie, les soins infirmiers, la santé maternelle et infantile, les vaccins d’adultes, la biologie, la radiologie et le bilan médical d’embauche. Les conversions utilisent le cours du jour de la Banque centrale de Bahreïn au 05/10/2026 : 0,423242 dinar pour 1 €.
Les services de soins primaires incluent le diagnostic, les analyses et la radiologie, le suivi des maladies chroniques, les soins maternels et infantiles, les soins dentaires et les urgences, selon la loi. Pour les budgets, voir budgétiser la santé en expatriation.
Urgences, médecin de premier recours et numéros utiles
Le 999 joint l’ambulance, la défense civile et la police. Le portail national liste aussi le 199 pour un accident de la route, le 80007000 pour les rendez-vous de santé en ligne ; le service client du ministère répond au 8000 8100. En cas d’accident, la police intervient systématiquement et le véhicule ne se déplace pas : le Traffic Department (+973 17 688 888) ou le 999 se joignent (France Diplomatie).
- Premier recours : le centre de santé de la zone de résidence ; neuf centres sont ouverts 24 h sur 24 : Bbk et Halat Bu Maher (Muharraq), Jidhafs et Sitra (Capitale), Shaikh Jaber Al Ahmed Alsabah et Mohammad Jassim Kanoo (Nord), Yusuf Abdul Rahman Engineer, Hamad Kanoo et Madinat Khalifa (Sud).
- Hospitalisation : le complexe médical de Salmaniya relève du ministère ; une assurance avec réseau privé ouvre d’autres établissements, avec prise en charge directe selon le contrat.
- Grossesse et enfants : les services de santé de la mère et de l’enfant sont fournis à tous les citoyens et résidents, et chaque hôpital dispose d’une unité mère-enfant (portail national).
Médicaments, pharmacies et produits contrôlés
La NHRA régule le prix et la qualité des médicaments ; le Conseil suprême de la santé exploite un service de disponibilité des médicaments en ligne, et la loi sur l’assurance santé prévoit une liste de médicaments couverts, fixée par décision du Conseil. France Diplomatie recommande de n’emporter que les médicaments strictement nécessaires, dans leur emballage d’origine, avec une ordonnance mentionnant le nom en dénomination commune internationale, de vérifier que chaque produit est autorisé dans le pays et de ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue, en raison du risque de contrefaçons.
La possession et la consommation de stupéfiants sont sévèrement punies, et les bagages peuvent être fouillés à l’arrivée. Pour un traitement au long cours, le médecin traitant et les autorités confirment avant le départ que la molécule est autorisée, puis un relais local est prévu avec un médecin du pays.
Risques sanitaires et vaccinations recommandés
La page santé de France Diplomatie, mise à jour le 15 septembre 2026, rappelle que les vaccins du calendrier français (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole) sont indispensables, et mentionne des vaccins complémentaires selon les conditions et la durée du séjour : hépatite A, fièvre typhoïde, méningite ACWY, rage, hépatite B, mpox en cas d’exposition à risque, et fièvre jaune obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones d’endémie. Une alerte sur la hausse des cas de rougeole a été publiée en mars 2026.
- Coronavirus MERS-CoV : fièvre et infection pulmonaire pouvant être sévère, sans vaccin ; lavage régulier des mains, éviter le contact avec les chameaux et dromadaires et leur viande ou lait, éviter les grands rassemblements.
- Fièvre typhoïde : transmission par l’eau et les aliments contaminés ; hygiène et vaccination.
- Méningites à méningocoques : infection très grave ; vaccination ACWY recommandée avant tout voyage.
Choisir sa couverture : assurance obligatoire, CFE ou assurance internationale
La couverture obligatoire de l’employeur constitue la base. Le détaché conserve le régime français : le CLEISS indique une durée de 3 ans renouvelable une fois, avec un remboursement dans la limite des prestations françaises, sur factures acquittées. L’adhérent de la CFE choisit une offre dont le tarif de départ est de 87 € par mois pour les 30 ans et plus et de 57 € par mois pour les moins de 30 ans, sans questionnaire de santé ; la carence est nulle si l’adhésion intervient dans les trois mois de l’installation, puis de trois mois avant 45 ans et de six mois à partir de 45 ans. L’assurance internationale rembourse les frais réels dans ses plafonds, avec accès au secteur privé.
Les points à vérifier dans un contrat sont le plafond annuel, la zone de couverture, le rapatriement sanitaire, la prise en charge directe et le traitement des antécédents. La page assurance santé expatrié présente ces critères, et le guide remboursements les illustre ; Expavy aide à les confronter à votre situation. Pour un rapatriement, voir rapatriement et assistance.
Questions fréquentes
L'assurance santé est-elle obligatoire pour les résidents étrangers à Bahreïn ?
Oui : la loi n° 23, signée le 30 mai 2018, rend l'assurance obligatoire pour les résidents, avec une application par phases. L'employeur paie les primes de ses salariés non bahreïnis, et l'obtention ou le renouvellement d'un permis de résidence ou de travail suppose que la couverture a été fournie.
Un touriste doit-il souscrire une assurance à Bahreïn ?
La loi prévoit pour les visiteurs un forfait limité aux urgences et aux accidents, avec paiement d'une prime avant la délivrance du visa lorsque cela est exigé ; le Conseil suprême de la santé fixe les modalités. France Diplomatie juge de toute façon impérative une assurance couvrant soins et rapatriement.
Mon employeur peut-il déduire la prime d'assurance de mon salaire ?
Non : la loi prévoit que l'employeur ne peut demander ni paiement ni avantage au salarié en échange de son inscription à l'assurance santé, et qu'il règle lui-même les factures de soins s'il n'a pas fourni de couverture valide.
Combien coûte une consultation dans un centre de santé public pour un étranger ?
Pour un patient non bahreïni qui n'est pas fonctionnaire et n'est pas inscrit au dispositif de soins primaires, le ministère de la Santé affiche 7 BHD (environ 16,50 €) pour une consultation de médecin et 7 BHD pour un dentiste.
Quel numéro appeler en cas d'urgence à Bahreïn ?
Le 999 joint l'ambulance, la défense civile et la police ; le 199 concerne les accidents de la route. L'ambassade de France est joignable au +973 17 298 660.
La Sécurité sociale française couvre-t-elle les soins à Bahreïn ?
Seul le salarié détaché, hors convention, garde son affiliation française pendant 3 ans renouvelables une fois, avec remboursement dans la limite des tarifs français. Les autres statuts passent par l'assurance obligatoire locale, la CFE ou une assurance internationale.
Combien de centres de santé publics compte Bahreïn ?
Le ministère de la Santé indique que les soins primaires sont assurés par 26 centres de santé et une clinique, répartis sur quatre gouvernorats : Muharraq, la Capitale, le Nord et le Sud. Neuf de ces centres sont ouverts 24 h sur 24 selon sa liste.
Les autres guides : Bahreïn
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
