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Malaisie · Travailler et économie

Travailler en Malaisie : Employment Pass, salaire minimum, impôt et cotisations

L’essentiel

Un Français salarié en Malaisie travaille avec un Employment Pass demandé par son employeur : depuis le 1er juin 2026, le salaire mensuel de base minimal est de 5 000 MYR pour la catégorie III, de 10 000 MYR pour la catégorie II et de 20 000 MYR pour la catégorie I. Le télétravail au service d'employeurs ou de clients étrangers relève du DE Rantau Nomad Pass, avec un revenu annuel minimal de 24 000 USD pour les profils numériques et de 60 000 USD pour les autres. Le salaire minimum est de 1 700 MYR par mois, l'impôt sur le revenu s'applique selon un barème de 0 % à 30 % dès 182 jours de présence, et les cotisations EPF et PERKESO s'ajoutent pour les salariés étrangers. La France et la Malaisie ont conclu une convention fiscale ; leurs régimes de sécurité sociale restent indépendants.

  • 20 000 MYR (environ 4 362 €) : salaire mensuel de base minimal de la catégorie I de l'Employment Pass ; 10 000 MYR pour la catégorie II et 5 000 MYR pour la catégorie III depuis le 1er juin 2026 (Département de l'immigration).
  • 1 700 MYR (environ 371 €) par mois, soit 8,72 MYR de l'heure : salaire minimum de base (ministère des Ressources humaines).
  • 182 jours : durée de présence à partir de laquelle un particulier est résident fiscal malaisien ; un non-résident est imposé à 30 % sans allègements (HASiL).
  • 2 % + 2 % : cotisation EPF obligatoire des salariés étrangers et de leurs employeurs depuis les salaires d'octobre 2025 (EPF).
  • 24 000 USD (environ 21 381 €) : revenu annuel minimal d'un profil numérique pour le DE Rantau Nomad Pass, contre 60 000 USD pour un profil non technique (MDEC).
  • 3 167 MYR (environ 691 €) : salaire mensuel médian du secteur formel en décembre 2025, en hausse de 4,0 % sur un an (DOSM).

Repères économiques : Malaisie

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+5,2 %
Inflation
1,4 %
Taux de chômage
3,8 %
PIB par habitant
13 125 $
Population
36,0 millions
Change
1 € = 4,585 MYR
ringgit, cours BCE du jour

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit au travail et permis : l'Employment Pass d'un salarié français

Un Français obtient le droit de travailler en Malaisie avec un Employment Pass, dont la demande est déposée par l’employeur. L’entreprise s’enregistre une fois auprès de l’Expatriate Services Division, rattachée au Département de l’immigration, puis dépose le dossier de l’expatrié en ligne. Le parcours comprend l’autorisation du Département du travail de Malaisie péninsulaire au titre de la section 60K de l’Employment Act 1955, une annonce sur la plateforme MYFutureJobs lorsqu’elle s’applique, et une lettre de soutien de l’autorité de tutelle pour les secteurs réglementés (Département de l’immigration).

  • Durée du pass : un visa à entrées multiples de 1 à 60 mois, selon le contrat de travail et l’approbation du comité des expatriés ; un contrat de travail signé et un salaire mensuel fixe versé par l’employeur malaisien sont requis.
  • Carte i-KAD : elle est délivrée aux titulaires d’un Employment Pass ; pour une première entrée, l’endossement du pass et la carte se font à l’arrivée aux terminaux 1 et 2 de l’aéroport de Kuala Lumpur.
  • Proches : le conjoint et les enfants de moins de 18 ans demandent un Dependant Pass ; les parents, les beaux-parents, les enfants de 18 à 25 ans et le conjoint de fait relèvent du Long-Term Social Visit Pass (Département de l’immigration).
  • Contrat et installation : voir le guide travailler à l’étranger et la page vivre en Malaisie pour les formalités d’arrivée.

Niveaux de salaire : les trois catégories d'Employment Pass

La politique salariale révisée s’applique à toutes les demandes, nouvelles ou en renouvellement, reçues à partir du 1er juin 2026. Le seuil se mesure sur le salaire de base mensuel, imposable en Malaisie : les primes, les indemnités et la rémunération versée hors de Malaisie n’entrent pas dans le calcul (Département de l’immigration).

  • Catégorie I : 20 000 MYR et plus (environ 4 362 €), contre 10 000 MYR et plus auparavant.
  • Catégorie II : de 10 000 à 19 999 MYR (environ 2 181 € à 4 362 €), contre 5 000 à 9 999 MYR auparavant.
  • Catégorie III : de 5 000 à 9 999 MYR (environ 1 091 € à 2 181 €), contre 3 000 à 4 999 MYR auparavant. Les demandes de cette catégorie déposées à partir du 1er juin 2026 ouvrent le droit de faire venir des proches.
  • Durée d’emploi maximale : jusqu’à 10 ans pour les catégories I et II, jusqu’à 5 ans pour la catégorie III, avec un plan de succession obligatoire pour les catégories II et III à compter du 1er janvier 2027.
  • Passes en cours : ils restent valables jusqu’à leur expiration ; un renouvellement déposé à partir du 1er juin 2026 suit les nouveaux seuils.

Cette politique vise à réserver les passes à des rôles à forte valeur ajoutée et à favoriser la formation des salariés locaux (Département de l’immigration). Les montants en euros suivent le cours de référence de la BCE du 02/10/2026 (1 € = 4,5849 MYR).

DE Rantau, indépendants et télétravail

Le DE Rantau Nomad Pass est un Professional Visit Pass qui autorise le télétravail depuis la Malaisie pour des employeurs ou des clients situés à l’étranger. Il s’adresse aux salariés à distance d’une entreprise non enregistrée en Malaisie et aux freelances, y compris ceux qui servent aussi des clients malaisiens (MDEC).

  • Revenu : 24 000 USD par an pour les profils du numérique (environ 21 381 €), 60 000 USD pour les autres fonctions (environ 53 452 €), prouvés par contrat, fiches de paie ou factures et relevés bancaires des trois derniers mois ; le contrat doit avoir débuté au moins trois mois avant la demande.
  • Durée : de 3 à 12 mois, renouvelable une fois pour 12 mois, soit 24 mois au maximum ; le pass est valable en Malaisie péninsulaire et à Labuan, et un séjour à Sabah ou à Sarawak se fait avec un statut touristique.
  • Coûts : 1 080 MYR par demandeur (environ 236 €) et 540 MYR par proche (environ 118 €), non remboursables ; à l’endossement s’ajoutent 90 MYR par trimestre ou 360 MYR par an (environ 79 €) de frais de pass.
  • Conditions : traitement en 6 à 8 semaines ; contrat d’assurance santé valable en Malaisie pendant toute la durée du pass et numéro fiscal exigés pour l’endossement ; le conjoint ne peut pas travailler avec ce pass, et un visa touristique ne se convertit pas en DE Rantau.
  • Fiscalité : après 182 jours, les revenus deviennent imposables comme ceux d’un résident ; pour les freelances, une retenue de 10 % (ou le taux conventionnel) peut s’appliquer sur les revenus de source malaisienne pendant les 182 premiers jours (MDEC).

Pour toute autre activité indépendante sur place, l’autorisation d’immigration se vérifie auprès du Département de l’immigration avant de commencer : voir le guide visas des nomades numériques et la page assurance nomade digital.

Salaire minimum, contrat et conditions de travail

Le Minimum Wages Order 2024 fixe le salaire minimum à 1 700 MYR par mois (environ 371 €), soit 8,72 MYR de l’heure (environ 1,90 €). Il s’applique à tous les salariés, hors employés de maison, depuis le 1er février 2025 chez les employeurs de cinq salariés ou plus et dans les activités professionnelles, et depuis le 1er août 2025 chez les autres employeurs (arrêté P.U. (A) 376, ministère des Ressources humaines). Le montant en vigueur se vérifie sur le portail du Conseil consultatif national des salaires.

  • Cotisations calculées sur le minimum : pour l’EPF, la cotisation d’un salarié étranger (hors employés de maison) se calcule sur au moins le salaire minimum en vigueur (EPF).
  • Salaire mensuel et contrat : un salaire fixe et un contrat de travail signé sont les bases d’un Employment Pass ; le pass est délivré pour 1 à 60 mois selon le contrat.
  • Niveaux de salaire : le salaire médian du secteur formel est de 3 167 MYR en décembre 2025 (environ 691 €), avec 4 391 MYR à Kuala Lumpur (environ 958 €), 3 500 MYR à Pulau Pinang (environ 763 €) et 3 400 MYR à Selangor (environ 742 €) ; il atteint 7 900 MYR dans les mines et 2 564 MYR dans l’agriculture (DOSM).

Un employeur étranger ou un salarié qui négocie son contrat vérifie aussi la couverture santé prévue : le guide détaché ou expatriéaide à comparer les statuts.

Impôt sur le revenu et convention fiscale franco-malaisienne

Un particulier est résident fiscal malaisien pour une année lorsqu’il séjourne en Malaisie 182 jours ou plus dans l’année (section 7 de l’Income Tax Act, selon le MDEC). Le résident est imposé selon un barème progressif et bénéficie d’allègements ; le non-résident est imposé à 30 % sans allègement. Selon la page d’introduction de HASiL, les revenus de source étrangère reçus en Malaisie sont exonérés.

  • Barème résident publié par HASiL pour les années d’imposition 2023 à 2025 : 0 % jusqu’à 5 000 MYR, 1 % jusqu’à 20 000, 3 % jusqu’à 35 000, 6 % jusqu’à 50 000, 11 % jusqu’à 70 000, 19 % jusqu’à 100 000, 25 % jusqu’à 400 000, 26 % jusqu’à 600 000, 28 % jusqu’à 2 000 000 et 30 % au-delà. Un revenu imposable de 60 000 MYR (environ 13 087 €) donne 2 600 MYR d’impôt (environ 567 €) ; 120 000 MYR (environ 26 173 €) donnent 14 400 MYR (environ 3 141 €).
  • Seuil d’imposition : un salarié seul est concerné au-delà de 37 333 MYR de revenu annuel d’emploi (environ 8 143 €), l’employeur opérant la retenue mensuelle (MTD).
  • Démarches : le numéro fiscal et la déclaration passent par le portail MyTax ; avant un départ définitif, l’employeur informe HASiL au moins 30 jours à l’avance et retient les sommes dues jusqu’à réception de la lettre d’autorisation fiscale de départ.
  • Convention France-Malaisie : signée le 24 avril 1975, elle a été modifiée par les avenants du 31 janvier 1991 et du 12 novembre 2009 ; elle répartit le droit d’imposer les revenus entre les deux États et prévoit l’élimination de la double imposition (article 23) : la France exonère en principe les revenus imposables en Malaisie, avec un crédit d’impôt pour certains revenus (dividendes, intérêts, redevances notamment) (impots.gouv.fr).
  • Résidence : en cas de double résidence, l’article 4 retient successivement le foyer d’habitation permanent, le centre des intérêts personnels et économiques, le séjour habituel puis la nationalité.

Le service des impôts des particuliers non-résidents renseigne sur la situation personnelle ; la page retraite en Malaisie traite des pensions.

Cotisations sociales : EPF, PERKESO et protection du salarié

Les salariés étrangers titulaires d’un passeport et d’un permis de travail valides, hors employés de maison, cotisent à l’EPF, la caisse de retraite par capitalisation, depuis les salaires d’octobre 2025, avec 2 % à la charge du salarié et 2 % à la charge de l’employeur, jusqu’à 75 ans (EPF). Les résidents permanents cotisent déjà au taux des Malaisiens. Les membres étrangers bénéficient du dividende annuel et d’un retrait à leur départ du pays.

  • Accidents du travail : à la charge de l’employeur (1,25 %), depuis le 1er janvier 2019 (PERKESO).
  • Invalidité : 0,5 % pour l’employeur et 0,5 % pour le salarié, depuis le 1er juillet 2024 (PERKESO).
  • Protection 24 heures sur 24, Lindung 24 Jam : accidents survenus hors du temps de travail, depuis le 1er juin 2026, avec une cotisation du salarié de 0,75 % en première phase (PERKESO).

Ces régimes couvrent les accidents et l’invalidité. La maladie courante et l’hospitalisation non liée à un accident relèvent d’une assurance santé, souvent prévue par l’employeur. Le CLEISS ne recense aucune convention de sécurité sociale entre la France et la Malaisie : les cotisations EPF et PERKESO ne se totalisent donc pas avec les régimes français. Les salariés détachés par un employeur français relèvent de règles propres. Voir la page remboursement des soins en Malaisie et le glossaire du détaché.

L'économie malaisienne : secteurs, monnaie et perspectives

Le marché du travail formel compte 7,08 millions de salariés en décembre 2025 (DOSM). Les secteurs se distinguent par leurs niveaux de rémunération : les mines et carrières, qui regroupent 0,5 % des salariés formels, offrent le salaire médian le plus élevé (7 900 MYR, environ 1 723 €), tandis que l’agriculture, avec 1,8 % des salariés formels, affiche 2 564 MYR (environ 559 €).

  • Monnaie : le ringgit malaisien (MYR) ; le cours de référence de la BCE est de 4,5849 MYR pour 1 € le 02/10/2026, après 4,6147 la veille, un taux qui évolue chaque jour et pèse sur le pouvoir d’achat d’un salaire versé en euros.
  • Politique d’immigration de travail : le relèvement des seuils de l’Employment Pass et le plan de succession de 2027 orientent les emplois d’expatriés vers des postes qualifiés et la transmission de compétences aux équipes locales.
  • Salaires locaux : le médian est le plus haut à Kuala Lumpur, devant Pulau Pinang et Selangor, ce qui guide le choix d’une ville d’emploi.

Avant d’accepter une offre, un candidat compare le salaire de base au seuil de sa catégorie, la couverture santé et les avantages ; la page système de santé malaisien aide à chiffrer les soins. Expavy propose un diagnostic gratuit pour comparer les assurances adaptées à un contrat local ou détaché.

Employment Pass : catégories, seuils de salaire et durées

CatégorieSalaire mensuel de base minimalDurée d'emploi maximaleProches
I20 000 MYR et plus (environ 4 362 €)Jusqu'à 10 ansDependant Pass ou Long-Term Social Visit Pass
II10 000 à 19 999 MYR (environ 2 181 € à 4 362 €)Jusqu'à 10 ans, avec plan de succession dès le 1er janvier 2027Dependant Pass ou Long-Term Social Visit Pass
III5 000 à 9 999 MYR (environ 1 091 € à 2 181 €)Jusqu'à 5 ans, avec plan de succession dès le 1er janvier 2027Possible pour les demandes déposées à partir du 1er juin 2026

Source : Revised Expatriate Salary Booklet, Département de l'immigration, applicable aux demandes à partir du 1er juin 2026. Conversions au cours de référence de la BCE du 02/10/2026 (1 € = 4,5849 MYR).

Questions fréquentes

Quel salaire faut-il pour obtenir un Employment Pass en Malaisie ?

Depuis le 1er juin 2026, le salaire mensuel de base minimal est de 5 000 MYR pour la catégorie III, de 10 000 MYR pour la catégorie II et de 20 000 MYR pour la catégorie I. Primes, indemnités et rémunérations versées hors de Malaisie ne comptent pas dans le seuil.

Un Français peut-il télétravailler depuis la Malaisie ?

Oui, avec le DE Rantau Nomad Pass, un Professional Visit Pass de 3 à 12 mois renouvelable une fois, pour un revenu annuel de 24 000 USD (profils du numérique) ou de 60 000 USD (autres fonctions). Il est valable en Malaisie péninsulaire et à Labuan.

Quel est le salaire minimum en Malaisie ?

Le salaire minimum est de 1 700 MYR par mois (environ 371 €), soit 8,72 MYR de l'heure, en salaire de base hors indemnités. Il s'applique depuis le 1er février 2025, et depuis le 1er août 2025 pour les employeurs de moins de cinq salariés.

À partir de quand est-on résident fiscal en Malaisie ?

À partir de 182 jours de présence dans l'année civile, selon la section 7 de l'Income Tax Act. Le résident est imposé de 0 % à 30 % selon le barème ; le non-résident est imposé à 30 % sans allègements.

Existe-t-il une convention fiscale entre la France et la Malaisie ?

Oui : la convention du 24 avril 1975, modifiée par les avenants de 1991 et de 2009, évite les doubles impositions. Elle ne coordonne pas la sécurité sociale, qui relève d'un accord distinct.

Les salariés étrangers cotisent-ils à l'EPF et à PERKESO ?

Oui. L'EPF est obligatoire depuis les salaires d'octobre 2025, à 2 % pour le salarié et 2 % pour l'employeur. PERKESO couvre les accidents du travail, l'invalidité et, depuis le 1er juin 2026, les accidents hors travail.

Que doit faire l'employeur pour embaucher un Français ?

Il s'enregistre auprès de l'Expatriate Services Division, obtient l'autorisation du Département du travail au titre de la section 60K de l'Employment Act, puis dépose la demande d'Employment Pass, avec une lettre de soutien dans les secteurs réglementés.

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