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Irlande · Système de santé

Système de santé irlandais : HSE, médecin généraliste, medical card, urgences et assurance santé

L’essentiel

Le système de santé irlandais est financé par l’impôt et géré par le Health Service Executive (HSE) : tout résident habituel, c’est-à-dire toute personne qui vit en Irlande depuis un an ou compte y rester au moins un an, accède aux hôpitaux publics, dont les frais journaliers sont supprimés depuis le 17 avril 2023. Le médecin généraliste (GP) reste payant, environ 45 à 65 € la consultation, sauf pour les titulaires d’une medical card ou d’une GP visit card, accordée d’office aux enfants de moins de 8 ans et aux plus de 70 ans. Un passage aux urgences sans lettre du généraliste coûte 100 €, et le Drugs Payment Scheme plafonne les médicaments à 80 € par mois et par famille. L’assurance santé privée, facultative et encadrée par la Health Insurance Authority, couvre 46 % de la population fin 2025. En cas d’urgence vitale, le 112 ou le 999 déclenchent une ambulance gratuite.

  • Hospitalisation publique : frais journaliers supprimés depuis le 17 avril 2023 ; patient privé en hôpital public : 800 à 1 000 € par nuit en chambre individuelle selon la catégorie de l’hôpital (Citizens Information).
  • Urgences sans lettre d’un généraliste : 100 € ; unité de soins des blessures : 75 € ; gratuité avec une medical card ou une lettre du généraliste (Citizens Information).
  • Généraliste sans carte : environ 45 à 65 € la consultation ; gratuité avec une GP visit card, accordée d’office aux moins de 8 ans et aux plus de 70 ans (Citizens Information).
  • Drugs Payment Scheme : 80 € maximum par mois pour une personne ou une famille ; medical card : 1,50 € par article dans la limite de 15 € par mois (Citizens Information).
  • Assurance santé privée : 2,55 millions de personnes assurées fin 2025, soit 46 % de la population ; prime moyenne pondérée d’un adulte de 1 902 € à la fin du quatrième trimestre 2025 (Health Insurance Authority).
  • Listes d’attente publiques fin août 2026 : 114 921 patients attendent une hospitalisation ou un acte en hôpital de jour, et 687 839 une première consultation externe (NTPF).

Un système public géré par le HSE et fondé sur la résidence habituelle

Le ministère de la Santé fixe la politique du secteur et le Health Service Executive (HSE) en assure la gestion opérationnelle et financière, dans les hôpitaux comme dans les services de proximité (CLEISS). L’accès aux services publics dépend de la résidence habituelle (« ordinary residence ») : une personne qui vit en Irlande depuis au moins un an, ou qui compte y vivre au moins un an, relève du HSE, quelle que soit sa nationalité (Citizens Information). Pour l’établir, le HSE peut demander un justificatif de domicile, un relevé bancaire ou une facture récente, datant de moins de 12 mois.

La résidence habituelle ouvre deux niveaux d’éligibilité : la catégorie 1, pour les titulaires d’une medical card, qui accèdent gratuitement au généraliste, aux services hospitaliers publics, à des soins dentaires, optiques et auditifs ciblés, aux services de maternité et à des médicaments moyennant une participation par article ; la catégorie 2, pour les résidents sans medical card, qui accèdent aux hôpitaux publics gratuitement ou à tarif réduit et paient le généraliste et les médicaments (Citizens Information). Le droit aux soins repose sur la résidence et les revenus, non sur le PRSI. La page remboursement des soins en Irlande précise la situation de chaque profil : salarié, détaché, retraité, étudiant.

Médecin généraliste (GP) : tarifs, medical card et GP visit card

Le généraliste est la porte d’entrée du système : il assure le suivi, prescrit, et oriente vers un spécialiste ; un premier rendez-vous avec un consultant hospitalier suppose une orientation du GP. L’inscription chez un GP est libre, sans numéro PPS à présenter ; si un cabinet n’accepte plus de nouveaux patients, un autre cabinet de la zone prend le relais (Citizens Information).

Les généralistes relèvent en grande partie du secteur privé, à honoraires libres : une consultation coûte d’environ 45 € jusqu’à 65 € dans certaines zones urbaines (Citizens Information). Deux cartes délivrées par le HSE ouvrent la gratuité :

  • Medical card : soins de généraliste, hôpital public et certains soins associés, accordée selon un plafond de revenu hebdomadaire net : 184 € pour une personne seule qui vit seule (moins de 66 ans), 164 € si elle vit avec sa famille, 266,50 € pour un couple, avec des majorations par enfant à charge (Citizens Information). Elle est accordée sans test de ressources aux personnes dont les droits relèvent des règlements européens, par exemple un retraité titulaire d’un S1 (voir la page sur les remboursements).
  • GP visit card : consultations gratuites chez un généraliste participant, plafonds de revenu hebdomadaire net de 418 € pour une personne seule qui vit seule, 373 € si elle vit avec sa famille et 607 € pour un couple. Elle est accordée d’office, sans test de ressources, aux enfants de moins de 8 ans, aux plus de 70 ans et aux bénéficiaires de l’allocation ou de la prestation d’aidant (Citizens Information).

Le HSE peut aussi accorder une medical card discrétionnaire lorsque des frais médicaux importants pèsent sur le budget, même au-delà des plafonds. Le service de garde des généralistes, gratuit pour les titulaires d’une medical card ou d’une GP visit card et payant pour les autres, fonctionne le soir et le week-end sur rendez-vous (Citizens Information).

Hôpital public : hospitalisation, urgences et unités de soins des blessures

Les frais journaliers et les frais de jour d’hospitalisation des patients publics ont été supprimés le 17 avril 2023 : un patient public hospitalisé dans un hôpital public bénéficie du séjour sans frais. Un patient orienté par son généraliste vers une consultation externe, des examens (radiographies, analyses) ou la kinésithérapie hospitalière accède à ces services gratuitement en tant que patient public (Citizens Information).

  • Urgences (emergency department) : 100 € pour un passage sans lettre d’un généraliste, dû à la première visite pour un même épisode. La gratuité s’applique avec une lettre du GP et pour les titulaires d’une medical card, les enfants de moins de 6 semaines, les personnes qui relèvent des règlements européens de coordination, les femmes en suivi de maternité, les patients admis en hospitalisation, certaines maladies infectieuses prescrites et certaines affections de l’enfant (Citizens Information).
  • Unités de soins des blessures (injury units) : 75 € pour les blessures non vitales (fractures, entorses, luxations, plaies, brûlures légères), gratuit avec une medical card ou une lettre du GP.
  • Patient privé en hôpital public : 800 € (hôpitaux de la catégorie « sixth schedule ») à 1 000 € (« fifth schedule ») par nuit en chambre individuelle, 659 à 813 € en chambre à plusieurs lits, 329 à 407 € pour un séjour de jour, selon des tarifs en vigueur depuis janvier 2014. Les honoraires des consultants s’ajoutent (Citizens Information).
  • Non-résident : une personne de passage sans droit aux services publics règle le coût complet du lit et des consultants.

Les files d’attente des soins programmés méritent attention. Fin août 2026, le National Treatment Purchase Fund (NTPF) recense 114 921 patients en attente d’une hospitalisation ou d’un acte en hôpital de jour, 42 726 en attente d’une endoscopie digestive et 687 839 en attente d’une première consultation externe : une raison pour laquelle une partie des résidents complète le système public par une assurance privée.

Médicaments : medical card, Drugs Payment Scheme et allègement fiscal

Les médicaments prescrits sont payants dans le système public, avec trois régimes selon la situation :

  • Titulaire d’une medical card : 1,50 € par article délivré, dans la limite de 15 € par mois pour une personne ou une famille ; pour les plus de 70 ans, 1 € par article et 10 € par mois. Certains traitements sont exonérés, comme ceux du Long Term Illness Scheme pour la pathologie concernée (Citizens Information).
  • Drugs Payment Scheme (DPS) : pour les résidents habituels sans medical card, le reste à charge mensuel pour les médicaments et certains appareils approuvés est plafonné à 80 € pour la personne, son conjoint ou partenaire et ses enfants à charge, sans condition de ressources. Un justificatif de résidence et les numéros PPS de la famille sont demandés. Utiliser une seule pharmacie par mois évite de dépasser le plafond ; en cas de dépassement dans plusieurs pharmacies, un remboursement se demande (Citizens Information).
  • Traitement hormonal de la ménopause : gratuit en pharmacie participante pour les personnes inscrites au DPS depuis le 1er juin 2025 (Citizens Information).

Les participations aux ordonnances ouvrent droit à l’allègement fiscal pour frais médicaux (Citizens Information). La page budgétiser sa santé en expatriation aide à chiffrer ce poste.

Assurance santé privée : un marché régulé par la Health Insurance Authority

L’assurance santé privée est facultative et très répandue : fin 2025, 2,55 millions de personnes disposent d’une assurance hospitalisation, soit 46 % de la population, et ce nombre progresse de 1,2 % sur un an. Le marché est encadré par la Health Insurance Authority (HIA), qui publie les statistiques et un comparateur de plans gratuit. Les assureurs « open market » acceptent toute personne qui souhaite souscrire (loi de 1994 sur l’assurance santé). La prime moyenne pondérée d’un adulte passe de 1 827 € fin du premier trimestre 2025 à 1 902 € fin du quatrième trimestre, et le prix moyen des plans individuels a progressé de 10,6 % en 2025 ; 92 % des assurés ont un plan « avancé » (hôpitaux publics et privés), 8 % un plan à couverture principalement publique (HIA).

  • Tarification communautaire : le prix d’un plan ne dépend ni de l’âge, ni de l’état de santé, ni du passé de sinistres (HIA).
  • Lifetime community rating : un adulte de 35 ans ou plus qui souscrit pour la première fois paie 2 % de majoration par année passée après 34 ans sans assurance, pendant dix ans au plus, avec un plafond de 70 %. Souscrire dans les neuf mois suivant son installation en Irlande évite cette majoration (HIA).
  • Délais de carence : au plus 26 semaines pour une maladie survenue après l’adhésion, 5 ans pour une affection préexistante, 52 semaines pour la maternité, et un délai nul pour les accidents (HIA).

Un contrat privé donne accès au secteur privé de soins et à des délais plus courts ; il se cumule avec une medical card. Le comparateur gratuit de la HIA et la page assurance santé expatrié présentent les critères de choix, et Expavy aide à comparer les contrats internationaux au 1er euro.

Dentiste, optique, maternité : ce que finance le système public

Les titulaires d’une medical card accèdent à des soins dentaires, optiques et auditifs ciblés, et les services de maternité et de soins aux nourrissons sont gratuits pour les résidents habituels (Citizens Information). Pour les adultes sans medical card, dentiste et opticien relèvent du secteur privé, à tarifs libres. Le détail figure dans la section par poste de la page remboursement des soins en Irlande.

Urgences : 112, 999 et filières de soins

  • 112 ou 999 : numéros d’appel gratuits pour une ambulance. Le National Ambulance Service et la brigade des pompiers de Dublin assurent le transport gratuitement ; une ambulance privée ou aérienne est facturée (Citizens Information).
  • Urgences hospitalières : ouvertes 24 heures sur 24 dans la plupart des hôpitaux publics, avec une prise en charge classée selon la gravité médicale.
  • Garde de médecine générale : sur rendez-vous, après une évaluation téléphonique par une infirmière.

Pour un séjour temporaire, la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) donne accès aux soins publics, hors secteur privé.

Coûts et prise en charge par poste de soins en Irlande

PosteMontant ou règleGratuité ou condition
Généraliste sans carteEnviron 45 à 65 € la consultationGratuit avec medical card ou GP visit card
Hospitalisation publiqueFrais journaliers supprimés le 17/04/2023Patient public, résident habituel
Patient privé en hôpital public800 à 1 000 € par nuit (chambre individuelle)Tarifs en vigueur depuis janvier 2014
Urgences sans lettre du généraliste100 €Gratuit avec lettre du GP, medical card, règlements européens
Unité de soins des blessures75 €Gratuit avec lettre du GP ou medical card
Ambulance publiqueGratuiteAppel au 112 ou au 999
Médicaments avec medical card1,50 € par article, 15 € par mois au plus1 € par article et 10 € par mois pour les plus de 70 ans
Médicaments sans medical card80 € par mois au plus (DPS)Sans condition de ressources
Suivi de maternité publicGratuit (Maternity and Infant Care Scheme)Résident habituel

Sources : Citizens Information, Health Insurance Authority, consultés le 02/10/2026. Les montants évoluent ; le HSE confirme les tarifs en vigueur.

Questions fréquentes

Comment fonctionne le système de santé irlandais ?

Il est financé par l’impôt et géré par le HSE. Toute personne qui vit en Irlande depuis un an ou compte y rester au moins un an est résidente habituelle et accède aux hôpitaux publics ; le généraliste et les médicaments restent payants, sauf avec une medical card ou une GP visit card (Citizens Information).

Combien coûte un médecin généraliste en Irlande ?

Les honoraires sont libres : environ 45 € jusqu’à 65 € dans certaines zones urbaines pour une consultation. La visite est gratuite avec une medical card ou une GP visit card, accordée d’office aux enfants de moins de 8 ans et aux plus de 70 ans (Citizens Information).

Qu’est-ce que la medical card en Irlande et qui peut l’obtenir ?

C’est une carte du HSE qui ouvre la gratuité du généraliste, de l’hôpital public et de services ciblés, avec une participation de 1,50 € par article de médicament. Elle est accordée sous plafond de revenus ou sans test de ressources aux personnes qui relèvent des règlements européens, comme un retraité titulaire d’un S1 (Citizens Information).

Combien coûtent les urgences sans lettre du médecin généraliste ?

Un passage aux urgences sans lettre du généraliste coûte 100 €, 75 € en unité de soins des blessures. La gratuité s’applique avec une lettre du GP, une medical card, ou pour les personnes qui relèvent des règlements européens de coordination (Citizens Information).

L’hospitalisation publique est-elle payante en Irlande ?

Les frais journaliers et de jour des patients publics sont supprimés depuis le 17 avril 2023. Un patient privé en hôpital public règle 800 à 1 000 € par nuit en chambre individuelle, selon la catégorie de l’hôpital, plus les honoraires des consultants (Citizens Information).

Qu’est-ce que le Drugs Payment Scheme ?

Un dispositif du HSE qui plafonne à 80 € par mois le coût des médicaments et de certains appareils pour une personne ou une famille sans medical card. L’inscription est ouverte aux résidents habituels, sans condition de ressources (Citizens Information).

L’assurance santé privée est-elle obligatoire en Irlande ?

L’assurance santé privée est facultative, mais 46 % de la population en dispose fin 2025. Les adultes de 35 ans ou plus qui souscrivent plus de neuf mois après leur installation paient une majoration de 2 % par année (Health Insurance Authority).

Quel numéro appeler en cas d’urgence en Irlande ?

Le 112 ou le 999, gratuits depuis tout téléphone, pour une ambulance, les pompiers ou la police. Le transport par le National Ambulance Service est gratuit (Citizens Information).

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