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Île Maurice · Travailler et économie
Travailler à l'île Maurice : Occupation Permit, Work Permit, salaires, impôt sur le revenu et économie
L’essentiel
Un Français ne peut exercer une activité à Maurice qu'avec un permis : l'Occupation Permit délivré par l'Economic Development Board (catégories Professional, Investor et Self-Employed) ou un Work Permit du ministère du Travail. Le Professional exige un salaire de base d'au moins 50 000 Rs par mois (environ 942 €), l'Investor 100 000 USD d'investissement et le Self-Employed 50 000 USD dans les services. Le salaire minimum national est de 17 745 Rs par mois depuis le 1er janvier 2026, et l'impôt sur le revenu suit un barème de 0 %, 10 %, 20 % puis 35 % au-delà de 12 millions de roupies. L'économie, tirée par le tourisme et les services financiers, a progressé de 3,2 % en 2025.
- 50 000 Rs par mois (environ 942 €) : salaire de base minimal pour l'Occupation Permit Professional, toutes activités confondues.
- 100 000 USD (environ 88 500 €) pour l'Investor ; 50 000 USD (environ 44 200 €) pour le Self-Employed, réservé aux services.
- 17 745 Rs par mois (environ 334 €) : salaire minimum national depuis le 1er janvier 2026, contre 17 110 Rs auparavant.
- Barème de l'impôt sur le revenu : 0 % jusqu'à 500 000 Rs, 10 % jusqu'à 1 million, 20 % jusqu'à 12 millions, 35 % au-delà (année de revenus 2026-2027).
- CSG : 1,5 % du salarié et 3 % de l'employeur jusqu'à 50 000 Rs par mois, 3 % et 6 % au-delà ; NSF : 1 % et 2,5 % du salaire de base.
- 743,2 milliards de Rs de PIB en 2025 (environ 14,0 milliards d'euros) ; 1 436 250 touristes en 2025 ; secteur global business : 8,3 % du PIB en 2023.
Repères économiques : Île Maurice
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +3,2 %
- Inflation
- 3,7 %
- Taux de chômage
- 5,6 %
- PIB par habitant
- 12 991 $
- Population
- 1,2 millions
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Travailler à l'île Maurice quand on est français : le principe du permis
La loi mauricienne sur la restriction de l’emploi des non-citoyens pose une règle simple : un étranger ne peut exercer une activité rémunérée ou être employé à Maurice que si un permis valide couvre son emploi. L’employeur qui engage un étranger sans permis est soumis à la même exigence, et l’infraction est punie d’une amende de 100 000 à 500 000 Rs et d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement (Non-Citizens (Employment Restriction) Act). La loi dispense de permis du ministère les titulaires d’un Occupation Permit, certains titulaires d’un permis de résidence, les titulaires d’un permis de résidence permanente et les membres du programme de la diaspora mauricienne, pendant la durée de leur permis.
Pour un Français, cela fixe l’ordre des démarches : le tampon d’entrée délivré à l’aéroport, valable moins de trois mois, exclut toute activité commerciale ou professionnelle, et le permis se demande avant le départ auprès de l’immigration (France Diplomatie). L’ensemble des demandes d’Occupation Permit passe par la National E-Licensing System de l’Economic Development Board (EDB). Les voies de séjour sont comparées dans le guide vivre à l’île Maurice, et la fiche Île Maurice récapitule les obligations d’assurance selon le statut.
Occupation Permit Professional : salaire minimal, durée et démarches
Le Professional est un étranger employé à Maurice en vertu d’un contrat de travail et enregistré comme tel auprès de l’EDB. Le critère est un salaire mensuel de base d’au moins 50 000 Rs (environ 942 €, cours indicatif de la Bank of Mauritius du 01/10/2026 : 53,06 Rs pour 1 €), tous secteurs confondus. Un professionnel titulaire d’un permis actif délivré sous l’ancien seuil de 30 000 Rs bénéficie d’un renouvellement selon ce critère. Le permis est accordé pour la durée du contrat ou pour dix ans, la période la plus courte l’emportant ; un permis de courte durée de neuf mois au plus, prolongeable une fois de trois mois, existe aussi. Un Young Professional Occupation Permit complète l’offre pour les jeunes professionnels.
- Qui dépose : l’employeur, via un administrateur ou un représentant des ressources humaines, sur la plateforme de l’EDB ; il signe la déclaration et l’engagement, et accompagne le salarié au rendez-vous.
- Le contrat doit mentionner le nom du salarié tel qu’au passeport, l’entreprise, l’intitulé et la description du poste, la durée et le salaire de base mensuel.
- Les frais : redevance de permis de 300 USD pour une durée de neuf mois au plus, 400 USD jusqu’à deux ans, 500 USD de deux à trois ans, 800 USD de trois à cinq ans et 1 000 USD de cinq à dix ans, plus 50 USD de frais de dossier non remboursables depuis le 1er décembre 2025 (EDB).
- La famille : conjoint, partenaire, parents et enfants célibataires demandent un permis de résidence de même durée auprès du Passport and Immigration Office.
- Les examens médicaux : un certificat de moins de six mois est exigé, avec trois examens réalisés à Maurice (hépatite B, VIH, radiographie pulmonaire) ; l’EDB renvoie aussi à des laboratoires agréés.
Après cinq années consécutives à 400 000 Rs de salaire de base mensuel (environ 7 540 €), le professionnel peut viser un permis de résidence permanente de vingt ans. Le changement d’employeur suit une procédure dédiée, avec une lettre d’annulation de l’employeur précédent.
Investor et Self-Employed : seuils d'investissement et de chiffre d'affaires
L’Investor contrôle une entreprise dont la gestion est assurée par des non-citoyens et enregistrée auprès de l’EDB. Deux options existent : l’investissement initial de 100 000 USD (environ 88 500 €), transféré depuis l’étranger dans les 60 jours suivant la délivrance du permis, avec un chiffre d’affaires d’au moins 5 millions de roupies dès la troisième année et de 8 millions de roupies par an pour le renouvellement à partir de la cinquième année ; ou la voie des start-up innovantes, ouverte aux porteurs d’un projet innovant déposé à l’EDB ou accueillis par un incubateur accrédité. Le permis court jusqu’à dix ans, renouvelable.
Le Self-Employed est inscrit au registre des entreprises ou exerce comme société unipersonnelle, dans les services uniquement. Il justifie d’un investissement de 50 000 USD (environ 44 200 €) transféré dans les 60 jours, de trois lettres d’intention dont deux de clients locaux potentiels, puis d’un revenu d’activité d’au moins 2 millions de roupies dès la troisième année et de 3 millions de roupies par an pour le renouvellement à partir de la cinquième année. Il peut employer un salarié administratif local. Les activités réglementées demandent l’accord de l’organisme de tutelle avant le dépôt.
Dans les deux cas, la redevance de permis est de 1 000 USD à l’approbation, les dossiers sont déposés sans frais sur la plateforme avant approbation puis complétés de justificatifs (extrait de naissance, plan d’affaires, relevés bancaires du pays d’origine), et une demande de résidence permanente est envisageable après cinq ans avec un chiffre d’affaires annuel de 15 millions de roupies (Investor) ou un revenu annuel de 3 millions de roupies (Self-Employed), sur cinq années consécutives. Les freelances et télétravailleurs qui conservent leurs clients à l’étranger relèvent plutôt du Premium Visa, présenté dans le guide vivre à l’île Maurice et dans la page assurance nomade numérique.
Work Permit du ministère du Travail et emploi des conjoints
Le permis de travail est délivré par le ministre chargé de l’emploi, à la personne et au nom d’un employeur précisé ; il n’est donc pas transférable d’un employeur à l’autre (Non-Citizens (Employment Restriction) Act). Le titulaire se déplace avec un permis de résidence adapté, demandé avant l’arrivée, et les personnes entrées avec le tampon de court séjour ne peuvent pas prendre d’emploi (France Diplomatie). Tout emploi qui ne relève pas d’un Occupation Permit passe par ce permis ; l’employeur reste le demandeur et le garant du respect des conditions inscrites au permis.
Pour le conjoint d’un titulaire d’Occupation Permit, le permis de résidence en tant que personne à charge ne vaut pas autorisation de travailler : une activité demande son propre permis. Les retraités titulaires du permis de résidence peuvent investir sans en tirer de salaire, et peuvent demander un Work Permit ou un Occupation Permit pour travailler dans certains secteurs (EDB). Le Premium Visa interdit l’entrée sur le marché du travail mauricien.
Salaire minimum national, impôt sur le revenu, CSG et NSF
Salaire minimum : le salaire minimum national mensuel passe de 17 110 Rs à 17 745 Rs depuis le 1er janvier 2026, soit une hausse de 635 Rs (ministère du Travail, régulations de 2026). Il équivaut à environ 334 €.
Impôt sur le revenu : pour l’année de revenus qui court du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027, les particuliers sont imposés à 0 % sur les premiers 500 000 Rs (environ 9 420 €), 10 % sur les 500 000 Rs suivants, 20 % sur les 11 millions de roupies suivants et 35 % sur le surplus (Mauritius Revenue Authority, notes de la déclaration des salariés). À titre d’illustration, un revenu imposable de 1,2 million de roupies (environ 22 600 €) donne 50 000 Rs sur la tranche à 10 % et 40 000 Rs sur la tranche à 20 %, soit 90 000 Rs avant déductions. Les notes officielles de la déclaration prévoient des déductions pour personnes à charge et une déduction de la prime d’assurance médicale jusqu’à 25 000 Rs pour le contribuable. L’année fiscale va du 1er juillet au 30 juin, et l’employeur retient l’impôt à la source (PAYE) mois après mois.
CSG (Contribution Sociale Généralisée) : pour un salarié du secteur privé gagnant jusqu’à 50 000 Rs par mois, 1,5 % est retenu sur le salaire et 3 % est à la charge de l’employeur ; au-delà de 50 000 Rs, les taux sont de 3 % et de 6 %. Un travailleur indépendant verse 150 Rs par mois jusqu’à 10 000 Rs de revenu net, puis 1,5 % de 90 % du revenu net jusqu’à 50 000 Rs et 3 % de 90 % du revenu net au-delà. NSF (National Savings Fund) : 1 % à la charge du salarié et 2,5 % à celle de l’employeur, calculés sur le salaire de base.
Ces cotisations alimentent la retraite et l’épargne mauriciennes, non l’assurance maladie : la santé d’un salarié français relève d’un contrat d’entreprise, d’un maintien du régime français ou de la CFE, détaillés dans le guide remboursements des soins à Maurice. Le statut de détaché ou d’expatrié détermine la protection sociale.
L'économie mauricienne : tourisme, services financiers, global business et roupie
Le produit intérieur brut atteint 743,2 milliards de roupies en 2025 (environ 14,0 milliards d’euros), en hausse de 3,2 % après 4,9 % en 2024 ; Statistics Mauritius retient une prévision de croissance de 3,0 % pour 2026 dans son scénario central, assortie d’un scénario plus prudent à 2,3 %. Les activités financières et d’assurance sont le premier contributeur à la croissance de la valeur ajoutée en 2025, avec 0,6 point, devant le commerce, l’agriculture, l’hébergement-restauration et les transports. L’inflation a atteint 3,7 % en 2025 et 4,9 % sur un an en août 2026, et le chômage 5,5 % au deuxième trimestre 2026 (Statistics Mauritius).
- Tourisme : 1 436 250 arrivées en 2025, soit 3,9 % de plus qu’en 2024 ; la France est le premier marché avec 337 502 touristes (23,5 %), suivie de La Réunion avec 145 029 (10,1 %) (Statistics Mauritius). L’hébergement-restauration emploie les Français en saison comme en cadres.
- Services financiers et global business : le secteur global business contribue à hauteur de 8,3 % du PIB en 2023 et emploie directement 5 630 personnes dans les sociétés de gestion au 31 décembre 2023 (Financial Services Commission). Maurice est sortie de la liste de surveillance renforcée du Groupe d’action financière le 21 octobre 2021 (Bank of Mauritius).
- Monnaie et taux : la roupie s’échange à 53,06 Rs pour 1 € et 46,94 Rs pour 1 USD (cours indicatifs d’achat de billets de la Bank of Mauritius au 01/10/2026), et le taux directeur est fixé à 4,75 % (décision du 12 août 2026).
Pour un salarié français, ces secteurs dessinent les offres : hôtellerie, finance, services aux entreprises. Expavy aide à comparer les couvertures santé proposées par l’employeur à celles du marché.
Les permis de travail mauriciens comparés
| Permis | Seuil ou critère | Durée | Qui dépose et frais |
|---|---|---|---|
| Occupation Permit Professional | Salaire de base d'au moins 50 000 Rs par mois (environ 942 €) | Durée du contrat ou 10 ans au plus ; courte durée 9 mois + 3 mois | L'employeur ; 300 à 1 000 USD selon la durée, plus 50 USD de dossier |
| Occupation Permit Investor | 100 000 USD ; chiffre d'affaires de 5 millions de Rs dès l'année 3, 8 millions de Rs pour le renouvellement | Jusqu'à 10 ans, renouvelable | L'investisseur ; 1 000 USD à l'approbation, plus 50 USD de dossier |
| Occupation Permit Self-Employed | 50 000 USD, services uniquement ; revenu de 2 millions de Rs dès l'année 3, 3 millions de Rs au renouvellement | Jusqu'à 10 ans, renouvelable | Le travailleur indépendant ; 1 000 USD à l'approbation, plus 50 USD de dossier |
| Work Permit (ministère du Travail) | Permis lié à un employeur et un poste précis | Selon le permis, non transférable | L'employeur ; redevance annuelle par travailleur |
| Premium Visa | Revenus de source étrangère ; 1 500 USD par mois et par adulte | Plus de 6 mois à 1 an, renouvelable | Le demandeur ; gratuit ; travail local interdit |
Sources : Economic Development Board (guide d'application et pages Occupation Permit), Passport and Immigration Office, ministère du Travail. Conversions au cours indicatif de la Bank of Mauritius du 01/10/2026. Les seuils évoluent : vérifier sur residency.mu avant toute demande.
Questions fréquentes
Quel salaire minimal faut-il pour un Occupation Permit à Maurice ?
Le permis Professional exige un salaire de base d'au moins 50 000 Rs par mois (environ 942 €), tous secteurs confondus. Les titulaires d'un ancien permis délivré à partir de 30 000 Rs bénéficient d'un renouvellement selon ce critère. L'employeur dépose la demande sur la plateforme de l'EDB.
Combien faut-il investir pour un permis Investor ou Self-Employed ?
L'Investor demande 100 000 USD (environ 88 500 €) transférés sous 60 jours, avec 5 millions de roupies de chiffre d'affaires dès la troisième année. Le Self-Employed demande 50 000 USD (environ 44 200 €) dans les services, avec 2 millions de roupies de revenu dès la troisième année.
Un Français peut-il travailler à Maurice avec un visa touristique ?
Non : le tampon d'entrée exclut toute activité commerciale ou professionnelle, et l'employeur comme le salarié s'exposent à des amendes de 100 000 à 500 000 Rs. Le permis se demande avant le départ, par l'employeur pour l'Occupation Permit Professional.
Quel est le salaire minimum à Maurice ?
17 745 Rs par mois depuis le 1er janvier 2026, soit 635 Rs de plus qu'auparavant (environ 334 €). Les salaires du secteur du tourisme, de la finance et des services aux entreprises se négocient bien au-dessus de ce plancher.
Quels sont les taux de l'impôt sur le revenu à Maurice ?
Pour l'année de revenus du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027 : 0 % jusqu'à 500 000 Rs, 10 % de 500 000 à 1 million, 20 % de 1 à 12 millions et 35 % au-delà. L'employeur retient l'impôt à la source (PAYE) chaque mois.
Que sont la CSG et le NSF mauriciens ?
La CSG est une contribution sociale retenue sur le salaire (1,5 % jusqu'à 50 000 Rs par mois, 3 % au-delà) avec une part employeur de 3 % ou 6 %. Le NSF est un fonds d'épargne : 1 % du salarié et 2,5 % de l'employeur sur le salaire de base.
L'économie mauricienne offre-t-elle des emplois aux Français ?
Le tourisme, les services financiers et le global business sont les principaux secteurs : 337 502 touristes français en 2025, et le global business pèse 8,3 % du PIB en 2023. L'anglais et le français servent de langues de travail.
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