Aller au contenu principal
Santé internationaleExpavy

Fiche pays — Afrique du Nord et Moyen-Orient

Assurance expatrié et assurance santé en Oman

Ruelle résidentielle calme d'un quartier traditionnel du vieux Mascate, façades basses en pierre claire et moucharabiehs de style architectural omanais

En 5 lignes

En Oman, l'assurance santé des salariés étrangers du secteur privé et de leurs ayants droit repose sur le régime national obligatoire « Dhamani » (police d'assurance maladie unifiée), créé par la Capital Market Authority — devenue depuis la Financial Services Authority (FSA) — via les décisions n° 34/2019, 78/2019 et 98/2019, et dont l'entrée en application est présentée depuis janvier 2023 comme effective pour la plupart des sources professionnelles. Sa mise en œuvre technique reste toutefois progressive : la plateforme électronique e-Dhamani n'a été officiellement lancée que le 1er octobre 2024, avec environ 86 % des acteurs intégrés à cette date (33 hôpitaux, 9 assureurs, 3 gestionnaires tiers), les cliniques et pharmacies privées de moins de 5 succursales devant rejoindre la plateforme avant le 31 décembre 2025 — aucune source publique consultée ne confirme formellement, à la date de vérification, que cette intégration complète du réseau de soins est achevée. L'employeur doit financer la couverture de base de chaque salarié étranger, de son conjoint et de ses enfants de moins de 21 ans (plafond annuel de 4 500 OMR, dont 3 000 OMR pour l'hospitalisation et 500 OMR pour l'ambulatoire) ; les travailleurs domestiques relèvent d'un plafond distinct de 4 000 OMR. Un touriste français entrant avec le visa gratuit de moins de 14 jours ou l'e-visa (20 à 21 OMR pour 30 jours) n'est soumis à aucune obligation légale omanaise d'assurance santé identifiée dans les sources officielles, mais France Diplomatie recommande une assurance voyage complète. Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France à Oman.

Source : France Diplomatie — Oman, Santé

Chiffres clés

  • 670 Français inscrits au registre consulaire en 2025 (639 en 2024, soit +4,85 %).
  • Espérance de vie à la naissance : 80,2 ans en 2024.
  • Dépense de santé courante : 3,49 % du PIB en 2023, soit environ 732 $ US par habitant.
  • Plafond annuel du régime Dhamani (salariés du secteur privé) : 4 500 OMR, dont 3 000 OMR pour l'hospitalisation et 1 000 OMR pour le rapatriement.

Système de santé local

Le système omanais repose sur un secteur public piloté par le ministère de la Santé, avec un hôpital public de référence par wilaya (sous-préfecture) et un réseau hospitalier de premier plan concentré à Mascate — au premier rang duquel le Royal Hospital, principal centre de référence et d’urgence du pays, et le Sultan Qaboos University Hospital, centre hospitalo-universitaire de référence tertiaire. Les soins publics gratuits ou fortement subventionnés restent en pratique réservés aux citoyens omanais ; un secteur privé dense, largement utilisé par les expatriés, complète l’offre à Mascate et dans les principales villes.

Un résident étranger n’a en principe accès aux structures publiques qu’en cas d’urgence vitale ou lorsque le traitement requis n’est pas disponible dans le secteur privé, moyennant un tarif non-omanais de l’ordre de 5 à 10 OMR par consultation selon les établissements du ministère de la Santé. La plupart des expatriés se tournent donc vers le réseau privé (consultation généraliste de l’ordre de 15 à 30 OMR), couvert selon leur statut par la couverture Dhamani fournie par l’employeur ou par une assurance internationale souscrite à titre individuel.

Obligations légales et de visa

Base légale : la Capital Market Authority (CMA, devenue depuis la Financial Services Authority, FSA) a instauré la police d’assurance maladie unifiée « Dhamani » par la décision n° 34/2019 (24 mars 2019), précisée par les règles d’assurance maladie de la décision n° 78/2019 (2 octobre 2019) puis étendue aux travailleurs domestiques par la décision n° 98/2019 (décembre 2019) ; les décrets sultaniens n° 44 et 45 de 2021 ont ensuite reclassifié l’assurance maladie comme branche d’activité indépendante. Le déploiement, annoncé par phases selon la taille des entreprises depuis 2019-2020, est présenté par plusieurs sources professionnelles comme effectif depuis janvier 2023 pour l’obligation elle-même ; sa mise en œuvre technique via la plateforme e-Dhamani (lancement officiel le 1er octobre 2024, intégration des cliniques et pharmacies privées visée pour fin 2025) reste, selon les dernières sources disponibles, en cours de finalisation.

  • Salariés étrangers du secteur privé (toutes nationalités) et leurs ayants droit (conjoint, enfants de moins de 21 ans) : l’employeur doit les inscrire auprès d’un assureur agréé et financer la prime, pour une couverture plafonnée à 4 500 OMR par an (dont 3 000 OMR pour l’hospitalisation, 500 OMR pour l’ambulatoire et jusqu’à 1 000 OMR pour le rapatriement du corps en cas de décès), à l’exclusion des conditions préexistantes et, selon les sources consultées, de la maternité.
  • Travailleurs domestiques employés par un foyer omanais ou étranger : couverture obligatoire depuis fin 2019, avec un plafond annuel distinct de 4 000 OMR à la charge de l’employeur.
  • Étudiants étrangers : une assurance santé est généralement exigée pour la délivrance du visa étudiant, organisée via l’université ou l’établissement d’accueil plutôt que par le régime Dhamani lui-même.
  • Retraités, indépendants, investisseurs (visa d’investisseur, « Golden Visa » relancé en août 2025, résidence liée à un bien immobilier) : sans employeur-sponsor pour organiser Dhamani, ces profils doivent souscrire eux-mêmes une assurance santé privée équivalente.
  • Visiteurs en visa à l’arrivée ou e-visa (cas courant d’un séjour touristique français) : aucune obligation légale omanaise d’assurance santé n’a été identifiée dans les sources officielles consultées pour cette catégorie précise ; France Diplomatie recommande néanmoins de « vérifier que l’on est bien assuré » avant le départ, sans que cela constitue une condition d’entrée imposée par les autorités omanaises.

Coût de quelques actes médicaux

Ordres de grandeur relevés auprès de sources spécialisées, pas des grilles tarifaires officielles.

Coût de quelques actes médicaux en Oman, secteur public et privé
ActeSecteur publicSecteur privé
Consultation généraliste (secteur public, tarif non-omanais)5 à 10 OMR selon établissement du ministère de la Santé15 à 30 OMR selon établissement
Consultation spécialiste—tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement
Passage aux urgencesaccès limité aux expatriés (urgence vitale ou soins indisponibles en privé)tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement
Nuit d'hospitalisation—tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement
Imagerie (IRM / scanner)—tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement
Urgence grave avec réanimation, patient non assuré—10 000 à 20 000 OMR selon la gravité et l'établissement

Accords de sécurité sociale avec la France

Il n’existe pas de convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et Oman : le pays ne figure pas dans la liste des accords en vigueur publiée par le CLEISS, à l’instar des autres monarchies du Golfe.

  • Aucune coordination ni totalisation des périodes d’affiliation pour la retraite.
  • Aucun remboursement de soins par l’Assurance Maladie française, sauf affiliation volontaire à la CFE.
  • La couverture Dhamani dépend du statut de résidence et de l’employeur, pas de la nationalité française.

Quelle assurance selon mon profil

Matrice générale — ne recommande aucun produit ni assureur précis.

Quelle assurance selon le profil, pour Oman
ProfilContrainte réglementairePoints d’attention
PVTNon applicable (aucun accord PVT France-Oman)Relève d'un visa de travail ou de visiteur classique, avec les obligations correspondantes
ÉtudiantAssurance exigée pour le visa étudiant, organisée via l'université ou l'établissement d'accueilVérifier que la police couvre toute la durée du séjour et l'accès pratique au réseau hospitalier privé
Salarié secteur privé / contrat localEmployeur légalement tenu d'inscrire et de financer la couverture Dhamani (plafond 4 500 OMR/an)Plafond modeste, maternité et conditions préexistantes souvent exclues — complémentaire à envisager
Retraité, indépendant ou investisseur (Golden Visa)Aucun régime légal automatique : assurance privée équivalente à souscrire soi-mêmeCondition de délivrance/renouvellement du titre de séjour ; coûts hospitaliers privés élevés à budgéter
Famille (ayants droit)Employeur tenu de couvrir le conjoint et les enfants de moins de 21 ans du salarié DhamaniEnfant de 21 ans ou plus non éligible : couverture séparée à prévoir

Hôpitaux et réseau de soins

  • Royal Hospital — Mascate, principal hôpital public de référence et centre d'urgence du pays, sous tutelle du ministère de la Santé.
  • Sultan Qaboos University Hospital — Mascate, centre hospitalo-universitaire de référence tertiaire, notamment pour la pédiatrie spécialisée.
  • Muscat Private Hospital — Mascate (Bausher), premier hôpital privé du pays accrédité JCI (depuis 2012), largement utilisé par la patientèle expatriée.

Démarches

  • Avant le départ : souscrire une assurance couvrant soins médicaux, hospitalisation et rapatriement, recommandée par France Diplomatie ; les frais sont réglés sur place et jamais pris en charge par l’ambassade.
  • Vérifier son passeport : validité supérieure de six mois à la date d’entrée.
  • Pour un court séjour : visa gratuit à l’arrivée (tampon sur le passeport) pour un séjour inférieur à 14 jours, ou e-visa via evisa.rop.gov.om (20 OMR en ligne, 21 OMR à l’aéroport pour 30 jours) au-delà.
  • Pour un salarié du secteur privé : vérifier avec l’employeur l’inscription au régime Dhamani dès l’embauche, ainsi que la couverture effective du conjoint et des enfants de moins de 21 ans.
  • Pour un résident sans employeur-sponsor (retraité, indépendant, Golden Visa, résidence immobilière) : souscrire soi-même une couverture équivalente avant la demande ou le renouvellement du permis de résidence.
  • Dans les 6 mois : inscription au registre des Français établis hors de France (gratuite, recommandée).

Questions fréquentes

Le régime Dhamani est-il pleinement opérationnel en Oman en 2026 ?

L'obligation elle-même est présentée comme effective depuis janvier 2023 par plusieurs sources professionnelles, mais sa mise en œuvre technique reste progressive : la plateforme e-Dhamani n'a été officiellement lancée qu'en octobre 2024, et l'intégration des cliniques et pharmacies privées était encore visée pour fin 2025. Aucune source publique consultée ne confirme formellement que cette intégration du réseau de soins est aujourd'hui achevée.

Un touriste français en court séjour doit-il souscrire une assurance pour entrer en Oman ?

Aucune obligation légale omanaise d'assurance santé n'a été identifiée pour un visiteur en visa gratuit à l'arrivée ou en e-visa. France Diplomatie recommande néanmoins de vérifier que l'on est bien assuré avant le départ, les frais médicaux étant réglés sur place et jamais pris en charge par l'ambassade.

Qui paie la cotisation Dhamani pour un salarié étranger ?

L'employeur, qui doit inscrire le salarié ainsi que son conjoint et ses enfants de moins de 21 ans auprès d'un assureur agréé et financer la prime correspondant à une couverture plafonnée à 4 500 OMR par an.

La Sécurité sociale française continue-t-elle à me couvrir en Oman ?

Non. En l'absence de convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et Oman, il n'y a ni remboursement automatique ni maintien de droits par l'Assurance Maladie française ; une affiliation volontaire à la CFE reste possible.

Le plafond de la couverture Dhamani suffit-il pour un expatrié résidant en Oman ?

Pas nécessairement. Le plafond annuel de 4 500 OMR (dont 3 000 OMR pour l'hospitalisation) exclut en pratique les conditions préexistantes et, selon les sources consultées, la maternité — d'où le recours fréquent des expatriés à une assurance internationale complémentaire pour le secteur privé de Mascate.

Vous partez vous installer à destination de Oman ? Obtenir un devis