Fiche pays — Afrique et océan Indien
Assurance expatrié et assurance santé en Namibie

En 5 lignes
Depuis le 1er avril 2025, la Namibie a instauré une obligation de visa pour les ressortissants français, qui n'en avaient auparavant pas besoin : il s'obtient en e-visa sur le portail officiel eservices.mhaiss.gov.na ou à l'arrivée dans les principaux aéroports et postes frontière, pour 1 600 NAD (environ 82 €), valable 30 jours à entrées multiples, et n'autorise aucune activité professionnelle, même bénévole. France Diplomatie qualifie d'obligatoire la souscription d'une assurance voyage couvrant frais médicaux, chirurgie, hospitalisation et évacuation sanitaire, l'ambassade ne prenant en charge aucun frais. Aucune convention de sécurité sociale entre la France et la Namibie n'a été identifiée : le CLEISS ne recense que 16 pays et territoires africains conventionnés, et la Namibie n'y figure pas. Le système de santé namibien est jugé globalement satisfaisant par France Diplomatie, avec un secteur privé recommandé par rapport au secteur public et concentré à Windhoek : le Windhoek Central Hospital sert de référence publique, tandis que Mediclinic Windhoek et Rhino Park Private Hospital dominent l'offre privée. Il n'existe pas de régime national d'assurance maladie obligatoire généralisé : le PSEMAS de l'État est réservé aux fonctionnaires, et les salariés du secteur privé dépendent de fonds de prévoyance médicale volontaires (medical aid funds). Sans couverture adaptée, les établissements exigent une preuve de solvabilité ou une provision pouvant atteindre plusieurs milliers d'euros avant toute admission.
Chiffres clés
- 205 Français inscrits au registre consulaire en 2025, contre 223 en 2024, soit une baisse de 8,07 % (registre des Français établis hors de France, MEAE).
- Espérance de vie à la naissance : 67,39 ans en 2023 (Banque mondiale).
- Dépense de santé courante : 9,48 % du PIB en 2023, soit environ 397 USD par habitant (Banque mondiale).
- Visa obligatoire depuis le 1er avril 2025 : 1 600 NAD (environ 82 €) à l'arrivée ou en e-visa, valable 30 jours à entrées multiples.
Système de santé local
Le secteur privé namibien, qui concentrerait selon des sources spécialisées en santé pour expatriés environ 80 % des professionnels de santé du pays, est nettement plus développé que le secteur public et principalement implanté à Windhoek. Côté public, le Windhoek Central Hospital, fondé en 1984 et fort d’environ 855 lits, constitue le plus grand hôpital du pays et intègre le plus ancien service de santé mentale de Namibie (en activité depuis 1903, 200 lits) ; le Katutura State Hospital, également public et situé à Windhoek, complète l’offre de la capitale. Côté privé, Mediclinic Windhoek, rattaché au groupe international Mediclinic International, propose un plateau technique complet (chirurgie, cardiologie, oncologie, orthopédie, maternité), et Rhino Park Private Hospital, en activité depuis plus de 30 ans, offre chirurgie générale et spécialisée, médecine interne, imagerie médicale et santé de la femme. Il n’existe pas, en Namibie, de régime national d’assurance maladie obligatoire généralisé comparable au NHIMA zambien : le Public Service Employees Medical Aid Scheme (PSEMAS), financé et subventionné par l’État namibien et administré par Methealth Namibia depuis 2010, est réservé aux fonctionnaires et à leurs ayants droit. Un National Medical Benefit Fund, porté par la Social Security Commission (SSC) — qui gère par ailleurs les congés maternité et maladie, les prestations de décès et le Fonds d’indemnisation des travailleurs —, a été créé sur le papier mais ne serait toujours pas opérationnel selon des sources de presse namibiennes récentes. Les salariés du secteur formel privé dépendent donc de fonds de prévoyance médicale volontaires (« medical aid funds »), le plus souvent souscrits via l’employeur, régis par le Medical Aid Funds Act n° 23 de 1995 et supervisés par la Namibia Financial Institutions Supervisory Authority (NAMFISA) et la Namibian Association of Medical Aid Funds (NAMAF) ; le Namibia Health Plan (NHP), fonds ouvert créé en 1997, et Bankmed comptent parmi les plus utilisés.
France Diplomatie qualifie la situation sanitaire namibienne de globalement satisfaisante, avec de nombreux établissements notamment à Windhoek, des médecins généralement bien formés, et recommande de privilégier les établissements privés aux établissements publics ; un système de pharmacies de garde existe dans les grandes villes. Le site indique un coût de consultation moyen d’environ 500 NAD, et précise que les hôpitaux exigent une preuve de solvabilité avant toute admission, pouvant représenter plusieurs milliers d’euros d’avance ; une assurance voyage complète couvrant frais médicaux, chirurgie, hospitalisation et évacuation sanitaire est qualifiée d’obligatoire, l’ambassade ne prenant en charge aucun frais. Parmi les risques sanitaires signalés : paludisme dans les régions du nord et du nord-est (Kavango, Zambèze/Caprivi, Omusati, Oshana), avec un risque réduit en saison sèche, dengue, zika et chikungunya (transmission par moustiques), choléra dans les zones densément peuplées et peu assainies, fièvre typhoïde liée à une eau contaminée, et rage, pour laquelle la vaccination est recommandée pour les enfants et les séjours prolongés en zone rurale au nord. Selon des sources spécialisées en assurance santé pour expatriés, les cas les plus graves, lorsque le plateau technique namibien s’avère insuffisant, sont parfois transférés par évacuation aérienne vers l’Afrique du Sud — un point à vérifier au cas par cas auprès de l’assureur ou de l’assistance avant le départ.
Obligations légales et de visa
- Visa obligatoire depuis le 1er avril 2025 pour tout ressortissant français — la Namibie n’exigeait auparavant aucun visa pour les Français. Il peut être demandé en amont en e-visa sur le portail officiel eservices.mhaiss.gov.na (délai de traitement indicatif d’environ 7 jours ouvrés), ou obtenu à l’arrivée (« visa on arrival ») aux aéroports de Windhoek (Hosea Kutako) et de Walvis Bay, ainsi qu’à plusieurs postes frontière terrestres (Trans-Kalahari, Ariamsvlei, Noordoewer, Orangemund, Oshikango, Mohembo, Impalila Island, Katima Mulilo, Ngoma). Tarif : 1 600 NAD (environ 82 €), pour un séjour de 30 jours à entrées multiples. Ce visa n’autorise aucune activité professionnelle, même bénévole.
- Passeport valide au moins 6 mois après la date de fin de séjour et comportant au moins 3 pages vierges exigé.
- Séjour long ou activité professionnelle, y compris un stage non rémunéré : un visa de travail distinct doit être obtenu avant le départ auprès des autorités namibiennes, sa validité initiale ne pouvant excéder 3 mois selon France Diplomatie ; aucun visa ou permis dédié aux télétravailleurs (« digital nomad ») n’a été identifié à ce jour.
- France Diplomatie qualifie d’obligatoire la souscription d’une assurance voyage couvrant frais médicaux, chirurgie, hospitalisation et évacuation sanitaire, les établissements namibiens exigeant par ailleurs une preuve de solvabilité avant toute admission et l’ambassade ne prenant en charge aucun frais.
- Fièvre jaune : une attestation de vaccination est exigée pour tout voyageur arrivant d’un pays où la maladie est endémique (ou ayant transité par un tel pays).
- Paludisme : risque de transmission dans les régions du nord et du nord-est (Kavango, Zambèze/Caprivi, Omusati, Oshana), atténué en saison sèche ; une prophylaxie antipaludéenne adaptée est recommandée avant le départ pour un séjour dans ces zones.
- Mineurs : extrait de naissance et, selon les accompagnateurs, autorisation parentale, traduits en anglais par un traducteur assermenté, exigés à l’entrée sur le territoire.
Coût de quelques actes médicaux
Ordres de grandeur relevés auprès de sources spécialisées, pas des grilles tarifaires officielles.
| Acte | Secteur public | Secteur privé |
|---|---|---|
| Consultation généraliste (secteur privé, Windhoek) | — | environ 500 NAD selon France Diplomatie (ordre de grandeur, non contractuel) |
| Consultation spécialiste (secteur privé) | — | tarif variable selon spécialité et établissement, non communiqué publiquement |
| Nuit d'hospitalisation, clinique privée (Mediclinic Windhoek, Rhino Park Private Hospital) | — | tarif variable selon établissement et type de chambre, non communiqué publiquement ; preuve de solvabilité ou provision de plusieurs milliers d'euros exigée à l'admission selon France Diplomatie |
| Hospitalisation, secteur public (Windhoek Central Hospital) | tarif non communiqué publiquement | — |
| Cotisation fonds de prévoyance médicale privé (medical aid fund, secteur formel, à titre indicatif) | montant variable selon le fonds et le régime souscrit, non communiqué publiquement (couverture volontaire, pas de taux national fixé par la loi) | — |
| Visa touristique (30 jours, entrées multiples) | 1 600 NAD (environ 82 €), à l'arrivée ou en e-visa | — |
| Évacuation sanitaire (avion médicalisé) | — | tarif non communiqué publiquement (devis selon prestataire ; cas graves parfois transférés vers l'Afrique du Sud selon sources spécialisées) |
Accords de sécurité sociale avec la France
Aucune convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et la Namibie n’a été identifiée. Le CLEISS recense seulement 16 pays et territoires africains ayant conclu un accord de ce type avec la France (Algérie, Bénin, Cameroun, Cap-Vert, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Mayotte, Niger, Sénégal, Togo, Tunisie) — la Namibie n’y figure pas. En l’absence de tout accord, aucune coordination n’existe pour la maladie, la maternité, la vieillesse ou les prestations familiales entre les deux régimes.
- Aucun formulaire de maintien de droits français n’est applicable en Namibie.
- L’affiliation à la CFE ou la souscription d’une assurance privée internationale sont les seules voies de couverture reconnues par un système français, quel que soit le profil.
- Le PSEMAS, réservé aux fonctionnaires namibiens, et une éventuelle adhésion à un fonds de prévoyance médicale privé (medical aid fund) via un employeur namibien donnent accès au réseau de soins local mais ne constituent ni une couverture reconnue en France, ni un substitut à un rapatriement sanitaire.
- Les démarches administratives des résidents français en Namibie relèvent, selon les cas, de l’ambassade de France à Windhoek et du consulat général de France à Johannesburg (Afrique du Sud), seul compétent pour la plupart des actes consulaires — à vérifier au cas par cas selon la démarche concernée.
Quelle assurance selon mon profil
Matrice générale — ne recommande aucun produit ni assureur précis.
| Profil | Contrainte réglementaire | Points d’attention |
|---|---|---|
| Touriste (séjour court) | Visa obligatoire depuis le 1er avril 2025 (1 600 NAD, 30 jours, entrées multiples), à l'arrivée ou en e-visa ; aucune obligation légale d'assurance santé identifiée en dehors de la recommandation de France Diplomatie | Assurance voyage avec évacuation sanitaire qualifiée d'obligatoire par France Diplomatie : les établissements exigent une preuve de solvabilité avant toute admission et l'ambassade ne prend en charge aucun frais |
| Étudiant | Permis de séjour étudiant requis pour un cursus long ; aucune obligation légale d'assurance maladie spécifique identifiée au-delà des exigences propres à l'établissement d'accueil | Vérifier les exigences de l'université ou du programme d'échange avant le départ ; ni le PSEMAS ni les medical aid funds ne sont conçus pour ce profil |
| Salarié détaché / expatrié | Visa de travail à obtenir avant le départ (validité initiale limitée à 3 mois selon France Diplomatie) ; pas de cotisation santé obligatoire de type NHIMA, mais adhésion fréquente à un fonds de prévoyance médicale privé (medical aid fund) portée par l'employeur | Absence de convention bilatérale santé : couverture privée internationale ou CFE recommandée dans tous les cas, la couverture locale ne dispensant pas de la preuve de solvabilité exigée par les établissements |
| Retraité | Aucune couverture maladie via une convention bilatérale, faute d'accord ; ni le PSEMAS (réservé aux fonctionnaires namibiens) ni le National Medical Benefit Fund (non opérationnel) ne sont accessibles | CFE ou assurance privée internationale indispensable, avec rapatriement sanitaire inclus, compte tenu du recours possible à l'Afrique du Sud pour les cas les plus graves |
Hôpitaux et réseau de soins
- Windhoek — Windhoek Central Hospital : plus grand hôpital public du pays, environ 855 lits, fondé en 1984, référence nationale et service de santé mentale le plus ancien de Namibie (depuis 1903).
- Windhoek — Katutura State Hospital : second hôpital public de référence de la capitale.
- Windhoek — Mediclinic Windhoek : établissement privé du groupe international Mediclinic International, plateau technique complet (chirurgie, cardiologie, oncologie, orthopédie, maternité).
- Windhoek — Rhino Park Private Hospital : établissement privé en activité depuis plus de 30 ans, chirurgie générale et spécialisée, médecine interne, imagerie médicale, santé de la femme.
- Côte : des consultations urgentes sont également possibles à Swakopmund selon France Diplomatie, pour les séjours sur le littoral namibien.
- Cas graves : selon des sources spécialisées, parfois transférés vers l'Afrique du Sud faute de plateau technique suffisant sur place, à vérifier au cas par cas avec l'assureur ou l'assistance.
Démarches
- Avant le départ, quel que soit le motif : demander l’e-visa sur eservices.mhaiss.gov.na (démarche recommandée, environ 7 jours ouvrés de délai) plutôt que d’attendre le visa à l’arrivée, et souscrire une assurance ou un contrat d’assistance couvrant hospitalisation et rapatriement, en l’absence de toute coordination franco-namibienne.
- Prévoir le règlement du visa (1 600 NAD, environ 82 €) et anticiper la preuve de solvabilité ou la provision en devises que les établissements de santé namibiens peuvent exiger à l’admission.
- Avant le départ : consultation médicale/centre de vaccination pour évaluer le besoin de vaccination fièvre jaune (selon provenance et transit), hépatite A et B, fièvre typhoïde, rage, et la prophylaxie antipaludéenne pour un séjour dans le nord ou le nord-est du pays.
- Pour un séjour long ou une activité professionnelle, y compris un stage non rémunéré : obtenir un visa de travail avant le départ auprès des autorités namibiennes compétentes.
- Salarié en emploi formel : vérifier auprès de l’employeur l’adhésion à un fonds de prévoyance médicale (medical aid fund, par exemple Namibia Health Plan ou Bankmed), en complément — jamais en remplacement — d’une couverture reconnue en France.
- Affiliation volontaire à la CFE recommandée en l’absence de toute coordination maladie.
- Dans les 6 mois suivant l’arrivée : inscription au registre des Français établis hors de France, auprès de l’ambassade de France à Windhoek.
Questions fréquentes
Faut-il un visa pour se rendre en Namibie en tant que Français ?
Oui, depuis le 1er avril 2025 : la Namibie n'exigeait auparavant aucun visa pour les Français. Il s'obtient en e-visa sur le portail officiel eservices.mhaiss.gov.na ou à l'arrivée dans les principaux aéroports et postes frontière, pour 1 600 NAD (environ 82 €), valable 30 jours à entrées multiples. Le passeport doit rester valide au moins 6 mois après la fin du séjour, avec au moins 3 pages vierges.
Existe-t-il un régime national d'assurance maladie obligatoire en Namibie ?
Non, pas de façon généralisée. Le PSEMAS, financé par l'État, est réservé aux fonctionnaires namibiens. Un National Medical Benefit Fund porté par la Social Security Commission a été créé sur le papier mais ne serait toujours pas opérationnel selon des sources de presse namibiennes récentes. Les salariés du secteur privé dépendent de fonds de prévoyance médicale volontaires (medical aid funds) souscrits via l'employeur.
La sécurité sociale française coordonne-t-elle la santé avec la Namibie ?
Non : aucune convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et la Namibie n'a été identifiée. Le CLEISS ne recense que 16 pays et territoires africains conventionnés, et la Namibie n'y figure pas. Aucune coordination maladie n'existe donc entre les deux régimes.
Où se faire soigner en cas de besoin sérieux à Windhoek ?
Mediclinic Windhoek et Rhino Park Private Hospital sont les établissements privés les plus utilisés, avec un plateau technique jugé complet. Le Windhoek Central Hospital est l'hôpital public de référence nationale. Selon des sources spécialisées, les cas les plus graves sont parfois transférés par évacuation aérienne vers l'Afrique du Sud, faute de plateau technique suffisant sur place.
Le visa namibien autorise-t-il de travailler pendant le séjour ?
Non. France Diplomatie précise que le visa de court séjour n'autorise aucune activité professionnelle, même bénévole. Pour un séjour long ou une activité rémunérée, y compris un stage non rémunéré, un visa de travail distinct doit être obtenu avant le départ auprès des autorités namibiennes.
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Rédaction Expavy
Sources
- France Diplomatie — Namibie, Entrée et séjour
- France Diplomatie — Namibie, Santé
- France Diplomatie — Registre des Français établis hors de France (carte-registre)
- CLEISS — Fiches pays (liste des pays conventionnés, Namibie absente)
- Banque mondiale — Espérance de vie à la naissance, Namibie
- Banque mondiale — Dépense de santé courante (% du PIB), Namibie
- Banque mondiale — Dépense de santé courante par habitant (US$), Namibie
- Ministry of Home Affairs, Immigration, Safety and Security — portail eVisa officiel
- Embassy of Namibia in Paris — Visa Fees and Exemptions
- TourMag — Voyage en Namibie : nouvelles formalités d'entrée au 1er avril 2025
- L'Écho touristique — La Namibie impose un visa aux Français
- Wikipedia — Windhoek Central Hospital
- Wikipedia — Katutura State Hospital
- Mediclinic Windhoek — site officiel (Mediclinic International)
- Rhino Park Private Hospital — site officiel
- Namibia Health Plan (NHP) — À propos
- P4H Network — Reforming the Public Service Medical Aid Scheme (PSEMAS) in Namibia
- The Brief — Social security revises maternity, sick leave, death benefits
- Expat Financial — Namibia Healthcare System & Insurance Options for Expats
- La France en Namibie — Ambassade de France à Windhoek